vendredi 14 juin 2013

L’Union africaine 50 années après, les réussites, les échecs et quel avenir ?


Crée le 25 Mai 1963 à Addis-Abeba suite à l’adoption de sa charte par 32 Etats, l’Organisation de l’Unité de l’Unité africaine deviendra Union Africaine en 2002 lors du sommet de Durban en Afrique du Sud en application à la déclaration de Syrte en Libye.  Au départ les pères fondateurs s’étaient fixés comme objectifs : la promotion de l’unité et la solidarité des Etats africains, parler d’une même voix et éradiquer le colonialisme. C’est ainsi, après l’opposition entre partisans du fédéralisme et partisans d’une Afrique des Etats, L’OUA devint un outil de coopération et d’intégration entre les Etats. De l’OUA à l’UA une nouvelle vision de l’Afrique naitra avec de nouveaux acteurs sur la scène politique et forcement avec de nouveaux objectifs. L’Union Africaine aura comme nouveaux objectifs : la promotion de la démocratie, la protection des droits de l’Homme, et le développement à travers l’Afrique. Cependant quelles sont les réussites de l’Union Africaine après 50 ans d’existence, quels sont ses échecs ? Et quel est l’avenir de cette institution panafricaine ?

Quelles sont les réussites de l’Union Africaine après 50 années d’existence ? 

"L’Afrique doit s’unir ou périr" disait l’un des pères fondateurs en la personne de Nkrumah. C’est ainsi que le rêve panafricain commença avec beaucoup d’espoir pour les populations africaines encore sous le joug coloniale. La première réussite a été d’abord celle de la création de cette organisation qui a pu réunir autour d’elle la majorité des Etats africains pour un même idéal l’Union. Ensuite L’Organisation panafricaine contribua à la libération des autres pays encore sous tutelle du colonialisme d’où l’affirmation d’une nouvelle Afrique indépendante et unie. L’Union Africaine dispose aujourd’hui des institutions politiques (la Commission, le Parlement panafricain, et le conseil de sécurité et de paix), des institutions judiciaires (cour africaine de justice, cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, la commission africaine des droits de l’Homme et des peuples et la commission de l’union africaine sur le droit international) et des institutions économiques et financières (Banque Centrale africaine, Banque africaine d’investissement et le fond monétaire africain). La création de toutes ces institutions constituent pour l’Afrique un grand pas vers la réalisation des objectifs que les pères fondateurs se sont fixé au départ même leur mise en place reste encore bloqué pour certaines considérations politiques internes et externes à l’Afrique. L’Union Africaine réussit également à assurer la paix et l’ordre constitutionnel dans certains pays à travers son conseil de sécurité et de paix. Ce fut le cas au Soudan et au Comores.  C’est vrai qu’après 50 années d’existence le bilan aurait du être beaucoup plus important mais compte tenu de certaines difficultés auxquelles l’organisation panafricaine fait face elle ne peut que connaitre des ratés.

Apres 50 ans quels ont été les échecs de l’organisation panafricaine ?

Beaucoup d’intellectuels africains sont unanimement d’accord sur le fait que l’Union Africaine reste un syndicat des chefs d’Etats dans la mesure où les populations africaines ne sont pas associées au processus d’intégration. Malgré les différentes institutions politiques, judiciaires, économiques et financières, dans leur pratique les Etats n’arrivent pas à travailler avec ces institutions leur préférant les institutions internationales comme l’ONU, FMI, Banque Mondial…
Pendant longtemps l’Union Africaine n’a pas pu instaurer une dynamique permettant aux Etats d’avoir une vision commune de l’avenir de l’Afrique. Chaque Etat s’est renfermé sur lui-même ou à la limite s’est intégré dans des organisations sous régionales comme la CDEAO, la CEMAC, l’UEMOA,… qui ont considérablement effacé l’image de l’Union Africaine. L’Union Africaine est resté comme un syndicat des Etats d’Etats qui se réunissent à Addis-Abeba pour ne jamais de s’unir, et pour ne jamais relever ensemble les grands défis auxquels l’Afrique est confronté. Guerre civile, religieuses, ethniques, identitaire, famine, insécurité, chômage, pauvreté, manque d’eaux potables et de couverture sanitaire,…l’Afrique est malade de tous ces maux, mais les dirigeants africains restent incapables face à cela. L’Union Africaine regarde d’un regard complice l’Afrique sombrer dans le gouffre avec chaque jour de milliers de victimes innocentes. La guerre au Congo, le génocide Rwandais, la guerre en Somalie, en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Cote d’Ivoire, aucune solution  ou prise de position concrète de l’Union Africaine violant ainsi le principe de solidarité entre Etat énoncer par les pères fondateurs à la création de l’OUA. Nkrumah avait bien raison lorsqu’il disait que l’Afrique doit s’unir ou périr car aujourd’hui le mal de l’Afrique c’est ce manque d’union, sinon comment comprendre qu’après 50 ans de panafricanisme, l’Afrique n’arrive toujours pas à régler ses conflits elle-même, comment comprendre que l’Afrique n’arrive plus à garantir l’autosuffisance alimentaire de ses populations et en fin comment comprendre que le visa coute encore 50 000fcf. Tout est ainsi mis en œuvre pour bloquer cette union politique, économique et administrative de l’Afrique. L’Union Africaine doit pouvoir se libérer du colonialisme, de l’impérialisme et du capitalisme pour en fin atteindre ses objectifs.

Quel avenir pour cette institution panafricaine ?

L’Avenir de l’Afrique réside incontestablement dans le panafricanisme et l’avenir de l’Union africaine et du panafricanisme réside dans le choix des hommes et femmes pour présider les destinés de cette organisation. Même si l’organisation se dote des meilleurs textes au monde tant qu’elle n’aura pas à sa tête des hommes et femmes capables, des hommes et des femmes  libres d’esprit et soucieux du devenir de l’Afrique, rien ne changera dans la marche actuelle des choses. Dans journal africain disait : ‘’il a fallu la détermination de plusieurs grands leaders pour que le panafricanisme prenne une forme institutionnelle, mais l’accouchement s’est fait dans la douleur’’. Sans l’engagement des pères fondateurs l’Union Africaine n’aurait peut-être jamais vu le jour, c’est pourquoi il faut encore l’engagement de tous les africains pour aller vers cet idéal qui fera de l’Afrique un contient enfin libre. L’avenir du panafricanisme est radieux et nous restons optimistes qu’aujourd’hui ou demain ce rêve de Nkrumah se réalisera un jour car l’Afrique peut au moins compter sur une jeunesse de plus en plus nombreuse sur les traces des pères fondateurs. Seulement pour arriver à cet idéal les populations africaines doivent être les acteurs principaux de cette longue marche car les chefs d’Etats africains se sont montré incapables de mettre en place une vraie intégration africaine, ou le malien se sentira chez lui au Sénégal, ou le sénégalais se sentira chez lui au Niger, ou le nigérien se sentira chez lui en Lybie, ou le Libyen se sentira chez lui au Congo, et ainsi de suite. En fin une nouvelle Afrique doit s’affirmer avec une nouvelle génération qui servira non pas les intérêts des puissances impérialistes mais les intérêts de nos pays, le panafricanisme doit s’enseigner dans nos écoles pour que les générations futures comprennent l’importance de cette marche dans laquelle réside l’avenir de l’Afrique.

dimanche 26 mai 2013

Apres la Libye, le Mali, est-ce désormais le tour du Niger ?

C’était le jeudi 23 Mai au environ de 5h du matin que le Niger est rentré dans l’histoire de la politique international avec ses premiers attentats qui ont malheureusement fait une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Selon les informations données sur place l’ampleur des dégâts est énorme. A Arlit visiblement la cible était la SOMAIR une filiale du groupe français AREVA qui exploite l’uranium du Niger depuis 40 ans, dans la même ville d’après certaines source il y aurait eu une victime et plusieurs blessés. Le drame est survenu à Agadez  situé à une centaine de KM d’Arlit. Là-bas c’est une compagnie militaire, la deuxième au Niger qui a été la cible des terroristes en faisant 19 morts, plusieurs blessés et une prise d’otage par un kamikaze qui n’a pas pu sauter sa charge. A Arlit comme à Agadez c’est la psychose totale, les populations sont encore sous le choc car il faut le dire ces régions ont connu des rebellions armées mais jamais des attentats suicides comme en Afghanistan, en Somalie ou en Irak.

Ainsi après une ferme condamnation et une présentation des condoléances à l’ensemble du peuple nigérien en général et particulièrement aux familles des victimes tombées sur le champ de l’honneur, on est en droit de se poser un certains nombres de questions par rapport à ces évènements malheureux. Cependant d’où viennent ces terroristes ? Pourquoi le Niger comme cible ? Comment sont-ils arriver à déjouer tous les systèmes de sécurité mis en place par les autorités nigériennes et les puissances françaises et américaines présentes au Nord depuis des mois ? A présent les nigériens doivent nourrir les nigériens ou lutter contre le terrorisme, Comment mettre à toutes ces politiques politiciennes?…tant de questions que nous tenterons d’analyser.

D'ou viennent ces djihadistes?
Pour rappel il faut souligner que cette crise dans la bande Sahélo-saharienne a véritablement débuté avec la chute du régime de Kadhafi. Les puissances impérialistes sous le regard de beaucoup de pays africains ont armé et soutenu des terroristes pour chasser le guide libyen du pouvoir. Apres sa chute beaucoup de groupes terroristes ont eu accès aux dépôts d’armes  et ce sont refugier dans certains pays voisins de le Lybie. C’est ainsi que le Mali va accueillir sur ses terres plusieurs groupes armés dont celui du MNLA qui a été à l’origine de l’embrasement de la crise au Mali. Mais ce qu’on oublie c’est que ces hommes armés en quittant la Lybie ont certainement transité par le Niger car le Mali ne fait pas frontière avec la Lybie et pendant ce transite il pouvait se passer beaucoup de choses (c’était dans cette période qu’un arabe nigérien du nom de Abta Hamedine avait été pris avec une importante quantité d’explosifs et qui malheureusement après un court séjour en prison a été libéré). Face au délaissement du nord par les autorités maliennes les terroristes vont se conforté jusqu’à être maitre de toutes les régions du nord. Menace sur menace les autorités maliennes resterons incapables de maitre fin à cette aventure djihadiste qui était mal accueilli par les maliens à qui il était désormais imposé la charia islamique. Cependant permettez-nous de faire économie de la crise politique à Bamako, les multiples appels à l’aide des autorités maliennes seront entendu par les français qui interviendront avec l’opération SERVAL pour stopper l’avancer des islamistes du MUJAO vers les régions du sud. Plus tard la CEDEAO et le Tchad réagirons aussi avec l’envoie de la MISMA au côté de l’armée française et malienne pour combattre les islamistes.  Ayant été mis en difficulté avec les frappes intenses de l’armée française et la face à la bravoure de  l’armée tchadienne dans les massifs de Ifoghas les islamistes du MUJAO et d’AQMI vont fuir le nord du Mali et pour aller où ? Certainement au nord du Niger qui se trouve être aussi une vaste région difficile à contrôler et propice pour leur activité terroriste. Il faut sur ce point souligner qu’également l’on apprenait que les responsables du MUJAO étaient à Wagadougou pour négocier leur départ du nord du Mali, tous ceci pour dire que ces djihadistes viennent de la Libye en transitant par le Niger puis en s’installant au Mali et en fin reviennent au Niger.

Pourquoi le Niger comme nouvelle cible ?
Il faut ici souligner que depuis la chute du régime de Kadhafi beaucoup de spécialiste étaient convenu sur le fait que la première victime de cette guerre injuste en Libye allait être le Niger qui partage une grande frontière avec la Libye et de fortes relations notamment avec le lien que Kadhafi a pu tisser avec les Touaregs. Mais fort heureusement le Niger sera épargné car il faut le dire les autorités avaient nigériennes avaient pris toutes les dispositions nécessaires pour désarmer tous ceux qui revenaient de la Libye. C’est ainsi avec la crise libyenne, la crise malienne et le Boko Haram au Nigeria le Niger va se retrouver au centre de 3 grandes crises sans être véritablement menacé pendant deux ans jusqu’à la date du 23 Mai 2013 avec les deux attentats simultané du MUJAO. Ces deux attentats au Niger ne sont pas le fruit d’un hasard car le Niger paye d’abord sa participation au Mali dans la guerre contre les djihadistes du MUJAO et d’AQMI, mais aussi le zèle avec lequel le président de la République et son ministre des affaires étrangères ont insisté sur une solution militaire que négociée dans la crise malienne. Ces deux hommes ont été les principaux ambassadeurs de cette crise malienne avec souvent des mots dur à l’égard des islamistes, cependant on peut dire aujourd’hui que les islamistes se sont vengé face aux comportements des autorités nigériennes. Sur ce point en fin le Niger pars qu’ils ont été chassé du Mali.

Comment sont-ils arriver à déjouer tous les systèmes de sécurité mis en place par les autorités nigériennes et les puissances françaises et américaines présentes au Nord depuis des mois ?
Cette opération des terroristes il faut le dire a été minutieusement préparé avec un professionnalisme inégalable,  pars que comment comprendre que malgré les milliards de nos francs investi par les autorités nigériennes pour prévenir la contagion du Niger, malgré le nombre des forces de défense et de sécurité en présence dans cette région, malgré ensuite la présence militaire des américains et des français qui font quotidiennement des patrouilles avec les drones et malgré leur technologie de guerre,….ces Djihadistes ont pu frapper fort les intérêts français et nigériens. Permettez-nous d’interpréter les choses telles qu’elles peuvent être analysé par les citoyens. D’abord et si MUJAO ou AQMI, ou tout ce que vous voulez étaient en réalité à la solde de certaines puissances impérialistes ? Ainsi cette opération kamikaze a pu se réalisé certainement pars qu’elle était voulu par certaines puissances impérialistes. Il faut retenir que la bande Sahélo-saharienne est considéré aujourd’hui par beaucoup de spécialiste comme étant la zone la plus riche au monde, ce qui aiguise l’appétit de beaucoup d’acteurs internationaux qui veulent avoir un contrôle sur toute les richesses de cette bande(or, uranium, pétrole, phosphore,….). De ce point de vue il faut déstabiliser toute cette bande   pour pouvoir pour que les Etats concerné sollicitent l’aide des puissances impérialistes qui sont en réalité les pyromanes et les pompiers à la foi. Dans le nord du Niger il y a depuis un certain temps une présence militaire américaine et française avec une forte surveillance et c’est cela que nous ne comprenons pas comment ces djihadistes ont pu déjouer la vigilance américaine et française ? Et si c’était l’œuvre de ses puissances pour stopper l’exploitation du gâteau jaune ou pour avoir le repoussement de l’exploitation de la deuxième mine d’uranium au monde’(Imourarene) pour raison d’insécurité, l’avenir nous en dira plus.

Les nigériens doivent-ils nourrir les nigériens ou combattre le terrorisme ?
Nous posons cette question pars que le Niger est un pays particulier. Dernier pays sur le plan de l’indice du développement humain(IDH), le Niger est l’un des pays les plus pauvres au monde qui est encore à la recherche de l’autosuffisance alimentaire, à la recherche d’une bonne couverture sanitaire et une éducation de qualité pour ses populations, le Niger est également un pays en quête d’une stabilité politique et économique car ce pays a dans le passé connu plusieurs rebellions armées, plusieurs coup d’Etats militaires et constitutionnels. Très rapidement avec l’arrivée de nouvelles autorités après les élections de 2010, la priorité du président Issouffou était de garantir l’autosuffisance alimentaire des nigériens avec son programme 3N(les nigériens nourrissent les nigériens)  et la sécurité des nigériens, voilà pourquoi des milliards avaient été investi. Mais aujourd’hui le drame pour ce pays c’est qu’avec cette nouvelle guerre contre le terrorisme internationale le Niger doit investir beaucoup plus dans la sécurité au lieu d’investir dans la satisfaction alimentaire de ses populations. C’est vraiment de nouveaux défis pour le Niger car comment ce pays pauvre luttera contre le terrorisme que même les américains n’ont pas pu vaincre malgré leur dollar et leur technologie.

Comment mettre fin à toutes ces politiques politiciennes ?
Seul le Niger ne pas arriver à bout de ces hommes sans foi ni loi qui combattent au nom de fausses convictions. Le mal du terrorisme est un mal qui frappe désormais tous les intérêts africains, ce n’est plus une affaire des maliens, ou des nigériennes, ou même des algériens,…tous les pays africains, nous disons bien tous les pays africains doivent conjugués leur effort pour trouver des solutions africaines face à tous les conflits religieux, identitaires, ethniques, politiques,…qui minent l’émergence de l’Afrique. C’est aujourd’hui plus que jamais nécessaire pour tous les Etats africains de revenir sur les valeurs panafricaines pour que règne la solidarité entre Etats, pour que le mal d’un pays africain soit le mal de tous les autres pays, pour que nos populations se sentent chez elles partout où elles seraient en Afrique. Permettez-nous de citer Kouame Nkrumah qui disait que ‘’L’Afrique doit s’unir ou périr’’. Permettez-nous de dire également que le Mali tout comme le Niger ont besoin impérativement du soutien de tous les autres pays africains, il faut que nos Etats apprennent à gérer leurs difficultés entre eux sans l’aide des puissances impérialistes qui ont toujours été en réalité des pyromanes et pompiers sur le continent africain.

mardi 30 avril 2013

Diffa, un nouveau défi pour les autorités du Niger

        Apres Zinder, Niamey, Gaya, les autorités de la 7eme République doivent à nouveau faire face à un mécontentement des populations nigériennes avec la réaction des jeunes de Diffa face aux politiques politiciennes des autorités et des partenaires du Niger. Que s’est-il passé à Diffa ?pourquoi une telle réaction des jeunes ?le déplacement du premier ministre Birgi mettra –t-il fin à cette crise ? Tant de questions qui se posent aujourd’hui.

En effet Diffa est située au sud-est du Niger, près de la frontière du Nigéria à 1150 KM de Niamey la capitale du Niger. Diffa est certes coupée du reste du pays mais sa particularité c’est que cette région est riche en pétrole. Avec le début de l’exploitation du pétrole par les compagnies chinoises, le régime de Tandja Mamadou décida de raffiner ce pétrole à Zinder une ville située au Sud du Niger, voilà le premier péché des autorités qui sera à l’origine des premières frustrations. Comment produire le pétrole dans une région et allez le raffiner dans une autre  sans que cela n’affecte la cohésion sociale ?la question est posée à Tandja Mamadou. Cette injustice à l’égard des populations de Diffa n’avait pas suffi il fallut encore mettre de côté les jeunes de la région dans l’offre des emplois. Pour les postes de gardiens, ingénieurs, manageurs, …il faut aller à Niamey ou ailleurs pour recruter comme si Diffa ne dispose pas de cadre ou jeunes compétents aptes à assumer ces responsabilités. Toutes ces injustices justifient aujourd’hui la réaction des jeunes de Diffa qui doivent en toute logique être les premiers à en profiter de l’exploitation de ce pétrole.

Au-delà de Diffa toutes les autres régions dans lesquelles des ressources naturelles sont produites doivent bénéficier en premier des avantages liés à leur exploitation. C’est une bombe à retardement pour les autorités de la 7em République si rien n’est fait pour solutionner à jamais ces injustices. Aujourd’hui les nigériens comprendrons pourquoi à l’époque les Touaregs de la région d’Agadez avaient pris les armes contre l’Etat c’était la même injustice qu’on faisait subir aux populations de cette région qui est celle qui apporte le plus à l’économie du Niger avec sa production en uranium, du reste aujourd’hui encore cette injustice existe même  certains esprits malins cachent cet état de fait pour défendre leurs intérêts égoïstes. C’est vrai que le Niger est un et indivisible, c’est vrai également que le Niger est une Nation, c’est vrai en fin que les ressources naturelles du Niger appartiennent à tous les nigériens, mais il faut également prendre en compte le droit des autochtones et mettre les régions dans lesquelles les ressources naturelles sont exploitées dans leur droit avant de songer à l’intérêt général car ces populations  vivent le plus souvent dans des environnements pollués avec la radiations, elles perdent leur espace pour l’agriculture et l’élevage,…et le mal c’est que même quand on parle de l’intérêt général ,il profite à une petite minorité ,c’est quelques hommes politiques qui ont toujours profités de l’exploitation des ressources naturelles au Niger.

La méthode utilisé par les autorités pour calmer les jeunes a jusqu’à la portée ses fruits. Cette méthode consiste à envoyer le premier ministre Birgi Raffini pour négocier avec les sages des régions, c’était pareil lors des évènements de Zinder. C’est vrai que le premier ministre incarne la sagesse, la diplomatie, voilà pourquoi le président l’a toujours mandaté pour régler ce genre de problèmes, mais la question qui se pose jusqu’à quand le premier ministre pourra-t-il calmer  les populations nigériennes ?




lundi 22 avril 2013

L’Afrique est riche, mais pourquoi les africains sont pauvres ?

Avec environ plus d’un milliard d’habitants, l’Afrique est officiellement considéré par tous les indicateurs comme étant le continent le plus pauvre du monde. Mais paradoxalement l’Afrique reste le continent le plus riche au monde en termes de ressources naturelles. Pourquoi disons-nous que l’Afrique est riche mais les africains sont pauvres ?quelles sont les causes de cette pauvreté ?et comment mettre fin à cette pauvreté ?

En 30 ans en Afrique le nombre de pauvres a été multiplié par 2, l’indice de développement humain(IDH) de la plus part des pays africains est inférieur à 0,5 et 0,4 pour les pays du Sahel pendant que la moyenne mondiale est à 0,7 voire 0,9 pour les pays industrialisés. Dans des pays comme le Mali ou le Niger 90% de la population vivent avec moins de 1£ par jour. Tous ces chiffres confirment que les africains sont pauvres. Par exemple au Niger 90% des femmes et 80% des hommes adultes sont analphabètes, dans toute l’Afrique subsaharienne près de la moitié  de la population n’a pas accès à l’eau potable et une personne sur trois souffre de la faim chronique. En  fin dans la plus part des pays africains le nombre de médecins pour 10 000 habitants est inférieur à 1. Dans certaines régions d’Afrique on parle même d’extrême pauvreté ce qui remet en cause toutes les politiques de lutte contre la pauvreté mises en place par les Etats et les institutions internationales comme la Banque mondiale ou le fond monétaire international. Toute fois les africains sont pauvres mais l’Afrique est incontestablement le continent le plus riche au monde en terme de ressources naturelles. En Afrique il y a en grande quantité de l’or, du diamant, de l’uranium, du phosphore, du pétrole, du charbon, du coton, du cacao, du gaz, du coltan,…pour ne citer que ceux-là. L’Afrique est le premier fournisseur des pays européens et asiatiques. Sans les matières  premières africaines beaucoup d’entreprise européennes ou asiatiques ne tournerons pas. A titre illustratif 80% de l’électricité produite en France provient de l’exploitation de l’uranium du Niger faite par le groupe français AREVA. On peut multiplier les exemples de ce genre.

L’Afrique est riche mais les africains sont pauvres, cette pauvreté à plusieurs origines. Il faut d’abord souligner le fait que c’est vrai que l’Afrique est riche à travers ses ressources naturelles mais ces dernières sont exploitées par des compagnies étrangères qui le plus souvent n’apportent pas grand-chose à l’économie nationale. Ces entreprises profitent d’une main d’œuvre abondante et moins chère et une faible pression fiscale pour réaliser de gros chiffres d’affaires au détriment de nos Etats. Et le plus souvent elles ne transforment pas leur produit sur place, produit qui   sera revendu aux africains beaucoup plus chère après transformation à l’extérieur. Ce qui est beaucoup plus triste pour les africains c’est qu’il arrive aux compagnies étrangères de reverser des redevances minières à l’Etat ou aux collectivités territoriales, mais cet argent est détourné par une minorité laissant les populations dans l’insuffisance de nourriture, dans le manque de soin et d’emplois avec  comme danger la pollution de l’environnement dans lequel vivent les populations locales. Ensuite la pauvreté est la règle en Afrique à cause des conflits ethniques et religieux, des guerres civiles, l’instabilité politique qui conduit à des coups d’Etats récurrents,…. Tous ces maux poussent les populations à fuir leur pays pour se réfugier dans des camps le plus souvent dans des conditions très difficiles. Les africains passent beaucoup de temps dans le règlement des différends pendant que d’autres se sont déjà lancé dans une relance de leur économie. En fin à tous ces facteurs déterminent la pauvreté en Afrique il faut ajouter les conditions climatiques qui ne sont pas favorables au continent car 80% des populations africaines vivent de l’agriculture, voilà pourquoi dans certaines régions d’Afrique comme au Sahel il y a une insécurité alimentaire chronique qui fait de millier de morts chaque année.

Pour mettre fin à cette pauvreté on n’a pas besoin d’être grand économiste ou chercheur. D’abord  il faudrait une réelle prise de conscience de tous les africains qui doivent comprendre que l’heure est venu de mettre de côté nos divisions internes, il faut mettre fin à toutes ces guerres civiles, religieuses et ethniques car sans la paix on ne peut songer au développement. Les africains doivent ensuite choisir des dirigeants qui viendront servir le peuple et non se servir. Les africains doivent également mettre en valeur leur ressources naturelles dans un partenariat gagnant-gagnant, nationaliser certaines compagnies étrangères qui doivent forcement être du domaine de l’Etat, les intérêts de nos Etats doivent primer par-dessus tout. Ensuite les africains doivent aller vers une intégration beaucoup plus poussée en donnant par exemple la chance aux idées panafricaines car aujourd’hui dans le contexte actuel de la globalisation et de la mondialisation un Etat ne peut se suffire à lui seul. Il faut que les africains créent un marché africains comme le disait le capitaine Thomas Sankara. L’avenir de l’Afrique passera forcement par le panafricanisme qui reste encore pour l’Afrique un idéal. En fin avec les idées panafricaines qui visent l’union politique, économique et culturelle de l’Afrique, les africains doivent cesser toute coopération non profitable avec des institutions comme le FMI, la Banque mondiale, les nations unies, l’Union Européenne,…il faut donner la chance à une nouvelle coopération sud-sud qui peut bien marcher avec certains pays asiatiques et de l’Amérique Latine.


                                                                                                                   

dimanche 14 avril 2013

Le président iranien Ahmadinejad au Niger, Uranium ou coup de bluff du président Issiffou ?


En matière de politique internationale les Etats n’ont pas d’ami mais des intérêts voilà certes le principe de base qui a guidé les deux chefs d’Etats iranien et nigérien. En effet le président Iranien Ahmadinejad a entamé depuis dimanche 14 Avril une tournée dans trois pays africains (Bénin, Ghana, Niger) pour officiellement signés des accords politiques et économique. Mais l’attention des médias est beaucoup plus attirée dans sa visite au Niger, car le Niger est deuxième producteur d’uranium au monde et le premier en Afrique.
La visite historique du président iranien au Niger n’est sans doute pas un petit coup dur pour les ennemis de l’Iran qui se trouvent être les amis du Niger (France, Etats Unis d’Amérique). Mahmoud Ahmadinejad est-il au Niger pour avoir de l’uranium pour alimenter ses centrales nucléaires ?est-il là pour renforcer ses liens politiques et économiques avec les pays du sud ou pays ?le président Issiffou n’a-t-il pas inviter le président iranien pour mettre la pression à ses principaux partenaires qui tardent à financer son projet de renaissance ?a quoi jouent-ils exactement ces deux chefs d’Etats ?élément de réponse dans les lignes à venir.

Moctar le panafricain

Moctar Le Panafricain vous souhaites la bienvenue sur le blog jeunesse africaine,un blog pan-africaniste pour l'Afrique et par la jeunesse africaine pour être au cœur de l'actualité africaine et internationale.