Les élections du 12 octobre prochain devraient voir sans surprise la réélection du président sortant, Evo Morales Ayma, avec une large avance sur son opposant principal, l'homme d'affaires Samuel Doria Medina, le Capriles bolivien, soutenu par l'élite conservatrice et les Etats-Unis. Pourtant, rien ne prédestinait ce cultivateur de coca à un tel destin...
Depuis 1998 et l’élection d’Hugo Chavez à la tête du
Vénézuéla, l’Amérique Latine a entamé un cycle de révolutions
démocratiques qui ont balayé les derniers vestiges mortifères du
néolibéralisme.
Du Nicaragua à l’Argentine en passant par L’Equateur, des politiques
économiques et sociales ambitieuses ont permis aux classes populaires
de retrouver leur dignité.
Et parmi ces pays, la Bolivie fait office de nation pionnière en
termes de réduction de la pauvreté, de lutte contre l’analphabétisme ou
encore d’indépendance économique.
Les élections du 12 octobre prochain devraient voir sans surprise la
réélection du président sortant, Evo Morales Ayma, avec une large
avance sur son opposant principal, l’homme d’affaires Samuel Doria
Medina, le Capriles bolivien, soutenu par l’élite conservatrice et les
Etats-Unis.
Pourtant, rien ne prédestinait ce cultivateur de coca à un tel destin...
Le peuple bolivien, en grande majorité composé de Métis et
d’Indiens, a vécu depuis son indépendance en 1825 sous la domination
d’une élite blanche corrompue, héritière du colonialisme espagnol. Les
Indiens ont été depuis la colonisation victimes de travail forcé,
d’esclavage, d’oppression et de misère. Seule lumière au tableau, la
Révolution Nationale de 1952 (1) qui a vu la nationalisation des grandes
mines, le décret de la grande réforme agraire et l’approbation du vote
universel.
C’est dans ce contexte historique de division ethnique et de racisme
envers les peuples autochtones que des mouvements indigénistes, de
paysans pauvres, de cocaleros et d’ouvriers virent le jour. Evo
Morales, né en 1959, est un enfant de ces luttes pour la dignité du
peuple bolivien. Syndicaliste et défenseur de la culture de la coca, il
s’est opposé à l’ingérence de la DEA (Drug Enforcement Administration),
l’organe états-unien censé "lutter contre le narcotrafic" en Amérique
Latine mais qui en réalité a tenté à maintes reprises de déstabiliser
des gouvernements qui ne plaisaient pas à la Maison Blanche (comme ce
fut et c’est encore le cas au Venezuela où cette organisation terroriste
travaille conjointement avec les paramilitaires d’extrême droite
colombiens et l’ancien président Alvaro Uribe).
Après un long chemin de lutte où Morales échappa à une tentative
d’assassinat orchestré par la DEA ainsi que son exclusion du Parlement
ainsi que celle de son parti le Movimiento al Socialismo (MAS) en 2002,
il remporte finalement l’élection présidentielle dès le premier tour le
18 décembre 2005 avec une large avance : 53,7% des voix. C’est la
première fois qu’un mouvement remportait l’élection dès le premier tour
sans avoir à constituer d’alliances au Parlement.
L’élection de ce pauvre paysan cocalero ainsi que d’un ex-guerillero,
le vice-président Alvaro Garcia Linera, sonne comme un coup de tonnerre
dans la société bolivienne. Pour la première fois dans l’histoire du
pays, un Indien arrive à la plus haute fonction de l’Etat. Morales
symbolise désormais l’espoir pour des millions de Boliviens pauvres,
meurtris par des années de néolibéralisme qui n’ont fait qu’aggraver la
misère et répandu la faim et le désespoir.
A l’arrivée au pouvoir de Morales, la situation est criante : la
Bolivie est un des pays les plus pauvres du monde. En Amérique, seul
Haïti connaît une pauvreté plus importante que la Bolivie. En ville, le
pays est ravagé par le chômage et l’indigence tandis que, dans les
campagnes, les gens souffrent de malnutrition. Mais fort de son passé de
lutte syndicale et malgré l’opposition parfois violente de l’élite
économique et des tentatives de déstabilisation de la part de
l’impérialisme états-unien, Morales entame de profondes réformes afin de
combattre les graves problèmes sociaux qui frappent durement le pays.
Juste après son élection, en 2006, il décide de redonner à l’Etat un
rôle majeur dans la refonte de l’économie bolivienne, cette dernière
étant basée essentiellement sur l’exploitation du gaz et du pétrole. Les
multinationales étrangères s’enrichissent pendant que le peuple meurt
de faim. Avant 2006, 82% des bénéfices liés au pétrole et au gaz
allaient dans les poches des transnationales comme BP, SHELL ou encore
TOTAL. L’Etat, lui, ne recevait que 18% de cette manne. La loi de 2006
sur les hydrocarbures inverse ces chiffres ; désormais 82% iront à
l’Etat et 18% aux multinationales. Ces nationalisations courageuses,
largement appuyées par la population à l’exception des classes
supérieures et faisant fi de l’hostilité des multinationales qui
voyaient leur pouvoir économique s’amoindrir, ont permis de lancer de
vastes programmes sociaux avec l’aide des pays frères, membres de
l’ALBA, dont la Bolivie fait partie comme le Venezuela ou encore
Cuba(2). Ce dernier a notamment envoyé des milliers de médecins comme un
peu partout sur la planète. Grâce à l’excellente compétence des
médecins cubains reconnue dans le monde entier, des millions de
personnes ont ainsi pu être soignées. La mission de santé "Milagro",
présente notamment au Venezuela et qui a pour but de soigner les
maladies des yeux, a bénéficié à plus de 600 000 Boliviens.
De plus, entre 2006 et 2014, la pauvrété extrême est passée de 38 à
18% (3). Enfin, en 2008, le pays est devenu la troisième nation
latino-américaine après Cuba et le Venezuela à devenir "territoire libre
d’analphabétisme".
Par ailleurs, grâce à une forte croissance économique (4), l’Etat
bolivien a initié des projets de développement technologique
(5)ambitieux : envoi d’un satellite afin d’accroître la connectivité et
la réception d’internet, constructions d’éoliennes, lancement de la
médecine nucléaire, maisons écologiques... Autant de projets qui ont
pour but de consolider l’indépendance économique et énergétique de la
Bolivie.
Sur le plan international et dans son intention de se libérer de la
tutelle des Etats-Unis, la Bolivie, tout comme Cuba, le Nicaragua ou le
Vénézuela, a développé et intensifié ses relations stratégiques et
commerciales avec la Chine et ce, au grand dam de Washington qui voit
d’un très mauvais oeil l’arrivée du géant chinois dans son "pré carré".
Nationalisations, programmes sociaux, réforme agraire, nouvelles
coopérations internationales, autant de décisions qui ont fait hurler
l’oligarchie nationale et les chancelleries occidentales. Pour les
multinationales étrangères ainsi que pour le gouvernement états-unien,
l’idée que la Bolivie sorte des pays soumis aux diktats de la Banque
Mondiale et du Fonds Monétaire International, refuse de libéraliser son
économie, nationalise le gaz et le pétrole, se rapproche du diable
Chavez, est suffisante pour tenter de déstabiliser le gouvernement
démocratiquement élu.
En 2006, Philip Golberg (6), qui avait dirigé la mission
états-unienne à Pristina au Kosovo, devient ambassadeur des Etats-Unis
en Bolivie. Débutent alors des actions violentes dans les régions de
Santa Cruz, Tarija, Beni et Pando où vit l’élite bolivienne. Cette
dernière, tout en dénonçant l’étatisme, l’autoritarisme et l’indigénisme
du président bolivien, organise des référendums illégaux pour réclamer
l’autonomie de ces régions riches en hydrocarbures.
Des bandes armées sèment le chaos et la terreur, prennent des aéroports
ainsi que des édifices gouvernementaux. En septembre 2008, des
paramilitaires assassinent sauvagement trente-et-un paysans dans le
département de Pando. Ces événements rappellent étrangement les actions
violentes qui avaient précédé les coups d’états au Chili en 1973, au
Venezuela en 2002, au Honduras en 2009 ou encore en Equateur en 2010.
L’objectif de ces violences orchestrées par les Etats-Unis avec la
complicité des oppositions de droite et d’extrême droite nationales est
de créer un climat de guerre civile, où la situation serait
incontrôlable et justifierait donc une "guerre humanitaire" qui
déboucherait ensuite sur un appui financier voire militaire "à ceux qui
défendent la démocratie et les droits de l’homme"... Karl Marx avait
affirmé : "Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la
revivre" Ces tentatives de déstabilisation échouèrent et renforcèrent
l’appui envers le président Morales. L’histoire ne se répéta pas.
De leur côté, les médias occidentaux lorsqu’ils évoquent (très
rarement), le cas de la Bolivie, ne s’intéressent que très peu aux
réussites socio-économiques du pays andin. Non, ils préfèrent se
concentrer sur la posture "populiste" du président bolivien. Il est vrai
que montrer les effets positifs sur la conjoncture économique de la
reprise en main par l’Etat de l’économie, des nationalisations, de
l’augmentation des dépenses publiques consacrées à l’éducation, à la
santé et au logement serait un mauvais message envoyé par les élites
économiques libérales aux millions d’Européens qui souffrent tous les
jours un peu plus des politiques d’austérité et des privatisations à
marche forcée.
Le gouvernement bolivien enmené par son président atypique a, depuis
son élection en 2005, transformé en profondeur la société bolivienne.
Les avancées en termes de réduction de la pauvreté, de gratuité totale
des soins de santé, d’éradication de l’analphabétisme sont remarquables.
Néanmoins, le chemin reste long car, de tous les pays victimes du
colonialisme espagnol et du néocolonialisme états-unien, la Bolivie est
sans doute un de ceux qui en a été le plus sévèrement affecté(7). La
pauvreté y est toujours importante et les inégalités subsistent. Par
ailleurs, les tentatives de déstabilisation du pays par les Etats-Unis
restent fortes, notamment depuis que Morales a décidé de ne plus
coopérer avec ce simulacre de "guerre contre le narcotrafic" qui a
permis aux Etats-Unis d’intervenir de nouveau en Amérique du Sud.
Avant d’être exécuté en 1781, Tupac Katari, qui avait mené une
insurrection indienne contre le colon espagnol, lanca à ces derniers :
"Un jour je reviendrai et nous serons des millions". Il semble
aujourd’hui que Tupac Katari soit revenu et que son ombre plane
au-dessus des millions de Boliviens qui ont repris leur destin en main
et ont lancé leur seconde et définitive indépendance !
mardi 14 octobre 2014
mardi 2 septembre 2014
Qu’ont en commun les guerres en Ukraine, à Gaza, en Irak, en Syrie et en Libye ?
Pour le géopoliticien mexicain Alfredo Jalife-Rahme, la simultanéité des
événements éclaire leur signification : après avoir annoncé la création
d’une alternative au Fonds monétaire international et à la Banque
mondiale, donc au dollar, la Russie doit faire face en même temps à
l’accusation d’avoir détruit le vol de la Malaysian Airlines, à
l’attaque de Gaza par Israël soutenu par les renseignements militaires
US et britanniques, au chaos en Libye et à l’offensive de l’Émirat
islamique au Levant. En outre, sur chacun de ces théâtres d’opération,
les combats tournent autour du contrôle des hydrocarbures, dont le
marché était jusqu’ici exclusivement opéré en dollars.
Les calendriers, les organigrammes, les schémas
d’information et les généalogies sont des plus utiles à l’analyse
géopolitique. Ainsi, deux jours avant que le mystérieux missile ne fasse
exploser en l’air l’avion de la Malaysia Airlines – événement
aussi nébuleux que ce qui s’est passé avec ses deux vols récents – a
pris fin le sixième sommet des BRICS et de certains pays membres de
l’UNASUR, notamment la Colombie et le Pérou [1].
Un jour avant le tir du missile mortel, Obama a augmenté la pression
exercée contre la Russie et ses deux ressources inextricables que sont
les banques et les ressources énergétiques. « Pure coïncidence », le
jour où le mystérieux missile a été tiré en Ukraine, « Nétanyahu, à la
tête d’un État possédant l’arme nucléaire, a donné l’ordre à son armée
d’envahir la bande de Gaza », comme l’a si bien fait remarquer Fidel
Castro dans sa dénonciation du gouvernement putschiste ukrainien qu’il a
accusé d’avoir manié une « forme inédite de provocation » sous la
férule des États-Unis [2].
Que peut bien donc savoir de cette affaire le vieil empêcheur de tourner en rond des Antilles ?
Alors que le mystérieux missile mettait en miettes l’avion de la Malaysia Airlines,
Israël, un État raciste et ségrégationniste, envahissait la bande de
Gaza, contrevenant ainsi aux résolutions de l’ONU et « se mettant à dos
l’opinion publique internationale », comme l’a déclaré l’ex-président
Bill Clinton [3].
Simultanément à la « coïncidence » (dixit Castro) des objectifs
géopolitiques concernant l’Ukraine et la bande de Gaza, les
affrontements de type confessionnel et pour le contrôle des ressources
énergétiques ont pris de l’ampleur dans les trois pays arabes jugés
« défaillants » par les stratèges états-uniens que sont la Libye, la
Syrie et l’Irak, sans parler des guerres au Yémen et en Somalie.
En Libye, pays balkanisé et anéanti en raison de l’intervention
« humanitaire » menée par la Grande-Bretagne et la France sous la
supervision hypocrite des États-Unis, les milices rebelles des brigades
Zintan ont barré, rien que deux jours avant le tir du mystérieux missile
en Ukraine, tous les accès à l’aéroport international de Tripoli (la
capitale), tandis que se sont multipliés les affrontements entre les
clans rivaux à Benghazi d’où provenaient les armes destinées aux
djihadistes de Syrie et d’Irak et où l’ambassadeur des États-Unis a
bizarrement été assassiné.
Au-delà de l’interconnexion des flux d’armes entre la Libye, la Syrie
et l’Irak dans la région d’Al-Qaïda/Al-Nusra et du nouveau califat de
l’Émirat islamique (Daesh) [4],
l’essentiel pour les multinationales du pétrole, du gaz et de l’eau
états-uniennes, britanniques et françaises est de contrôler les matières
premières (gaz et eau douce) de la Libye où la Russie et la Chine se
sont naïvement fait avoir [5].
Quant à l’appropriation du pétrole irakien par le couple
Grande-Bretagne–États-Unis, qui a valu à l’Irak, pays également
balkanisé et anéanti, « une guerre de 30 ans », il serait mortellement
ennuyant de revenir sur cette évidence.
Lors de mon récent séjour à Damas où j’ai été interviewé par Thierry
Meyssan, le président du Réseau Voltaire, celui-ci m’a confié que la
soudaine volte-face de « l’Occident (quoi que l’on entende par là) »
contre Bashar El Assad est due en grande partie – en plus des gisements
de gaz se trouvant sur la côte méditerranéenne – à la pléthore de
gisements de pétrole que possède la Syrie à l’intérieur du pays,
gisements qui sont désormais contrôlés par le « nouveau califat du XXIe
siècle (Daesh) ».
L’interdépendance entre le pétrole et le gaz refait surface à Gaza
cinq ans après l’opération « Plomb durci », dont l’opération « Bordure
protectrice » (sic) en cours a repris la stratégie sans qu’une enquête
ait établi de manière concluante qui sont les responsables de l’horrible
assassinat de trois jeunes israéliens
– comme l’avait prévu, de manière prémonitoire, Tamir Pardo, le chef
« visionnaire » du Mossad [6]
– et qui a servi de prétexte à une énième invasion israélienne de la
bande de Gaza et causé la mort d’un grand nombre d’enfants.
Pour le géographe Manlio Dinucci, du journal italien Il Manifesto [7],
la pléthore de gisements de gaz dont regorge la zone maritime de la
bande de Gaza est l’une des raisons de l’irrédentisme israélien.
Tout comme la pléthore de gisements de gaz de schiste dont regorge la
République autonome de Donetsk, qui cherche à se séparer de l’Ukraine
ou à se fédérer avec elle, est à l’origine de la féroce guerre
psychologique que se livrent les médias pro-UE et prorusses pour rejeter
sur l’adversaire la responsabilité de l’explosion de l’avion de la
Malaysia Airlines. Ne pourrait-il pas s’agir d’une opération montée par
le gouvernement ukrainien pour incriminer les séparatistes à l’aide
« d’enregistrements » qui peuvent très bien avoir été trafiqués pour
pouvoir les accuser de « terrorisme » et ainsi les anéantir ?
Cela fait deux mois que la chaîne Russia Today (RT), de plus
en plus regardée en Amérique latine pour contrer la désinformation des
médias israélo–anglo-saxons —ce qui lui a valu d’être vouée aux gémonies
par le secrétaire d’État John Kerry— souligne l’importance du gaz de
schiste dans la région de Donetsk (la partie orientale de l’Ukraine qui
veut obtenir son indépendance) et se demande si « les intérêts des
pétrolières occidentales ne seraient pas derrière la violence » [8].
En effet, la partie orientale de l’Ukraine, aujourd’hui en pleine
guerre civile, regorge « de charbon et d’une myriade de gisements de gaz
de schiste dans le bassin de Dnieper-Donets ». En février 2013, la
pétrolière britannique Shell a signé avec le gouvernement ukrainien (le
précédent, celui qui a été déposé par un coup d’État néonazi soutenu par
l’UE) un accord de répartition des profits d’une durée de 50 ans pour
la prospection et l’extraction du gaz de schiste dans la région de
Donetsk [9].
D’après la chaîne RT, « les profits que Kiev ne veut pas perdre »
sont tels que le gouvernement ukrainien a entrepris une « campagne
militaire [disproportionnée] contre sa propre population ».
L’année dernière, Chevron a signé un accord similaire (avec le même
gouvernement déposé) d’une valeur de 10 milliards de dollars.
Hunter Biden, le fils du vice-président des États-Unis, vient d’être
nommé au conseil d’administration de Burisma, le plus gros producteur de
gaz privé (supersic) en Ukraine [10],
ce qui « donne une nouvelle perspective à l’exploitation du gaz de
schiste ukrainien » dans la mesure où « il est détenteur de permis qui
couvrent le bassin de Dnieper-Donets ». John Kerry ne demeure pas en
reste en ce qui a trait à la répartition des profits et Devon Archer,
son ancien conseiller et colocataire de son beau-fils, s’est joint en
avril à Burisma, cette entreprise qui suscite la polémique.
Les « permis »
d’aliénation cadastrale pour exploiter le gaz de schiste ukrainien
peuvent-ils servir de « permis de tuer » des innocents ?
La fracturation hydraulique est-elle en train de fracturer
l’Ukraine ? Telle a été une constante de la tragique histoire de
l’exploitation des hydrocarbures par les pétrolières « occidentales » au
XXe siècle.
Force est de constater que les hydrocarbures constituent le
dénominateur commun des guerres en Ukraine, en Irak, en Syrie et en
Libye.
Le début du basculement du monde par Thierry Meyssan
L’agression des Anglo-Saxons contre la Russie prend la forme d’une
guerre financière et économique. Cependant Moscou se prépare aux
hostilités armées en développant l’autarcie de son agriculture et en
multipliant ses alliances. Pour Thierry Meyssan, après la création du
califat au Levant, Washington devrait abattre une nouvelle carte en
septembre à Saint-Petersbourg. La capacité de la Russie à préserver sa
stabilité intérieure déterminera alors la suite des événements.
L’offensive
menée par les Anglos-Saxons (États-Unis, Royaume-Uni et Israël) pour
dominer le monde se poursuit sur deux lignes simultanées : à la fois la
création du « Moyen-Orient élargi » (Greater Middle East) en
attaquant simultanément l’Irak, la Syrie, le Liban et la Palestine, et
la séparation de la Russie de l’Union européenne à travers la crise
qu’ils ont organisée en Ukraine.
Dans cette course de vitesse, il semble que Washington veuille
imposer le dollar comme monnaie unique sur le marché du gaz, la source
d’énergie du XXIe siècle, à la manière dont il l’a imposé sur le marché
du pétrole [1].
Les médias occidentaux ne couvrent presque pas la guerre du Donbass
et leur population ignore l’ampleur des combats, la présence des
militaires US, le nombre des victimes civiles, la vague des réfugiés.
Les médias occidentaux traitent par contre avec retard les événements au
Maghreb et au Levant, mais en les présentant soit comme la résultante
d’un prétendu « printemps arabe » (c’est-à-dire, en pratique, d’une
prise de pouvoir par les Frères musulmans), soit comme l’effet
destructeur d’une civilisation violente en soi. Plus que jamais, il
serait nécessaire de venir en aide à des arabes incapables de vivre
paisiblement en l’absence de colons occidentaux.
La Russie est aujourd’hui la principale puissance capable de conduire
la Résistance à l’impérialisme anglo-saxon. Elle dispose de trois
outils : les BRICS, une alliance de rivaux économiques qui savent ne
pouvoir grandir qu’avec les autres, l’Organisation de coopération de
Shanghai, une alliance stratégique avec la Chine pour stabiliser l’Asie
centrale, et enfin l’Organisation du Traité de sécurité collective, une
alliance militaire d’anciens États soviétiques.

- Les dirigeants des BRICS : Dilma Rousseff (Brésil), Vladimir Poutine (Russie), Narendra Modi (Inde), Xi Jinping (Chine) et Jacob Zuma (Afrique du Sud)
Au sommet de Fortaleza (Brésil), qui s’est tenu du 14 au 16 juillet,
les BRICS ont franchi le pas en annonçant la création d’un Fonds de
réserve monétaire (principalement chinois) et d’une Banque BRICS, comme
alternatives au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale,
donc au système-dollar [2].
Avant même cette annonce, les Anglo-Saxons avaient mis en place leur
réponse : la transformation du réseau terroriste Al-Qaïda en un califat
afin de préparer des troubles parmi toutes les populations musulmanes de
Russie et de Chine [3].
Ils ont poursuivi leur offensive en Syrie et débordé à la fois en Irak
et au Liban. Ils ont par contre échoué à expulser une partie des
Palestiniens vers l’Égypte et à déstabiliser plus profondément encore la
région. Enfin, ils se tiennent à l’écart de l’Iran pour donner au
président Hassan Rohani la chance d’affaiblir le courant
anti-impérialiste des khomeinistes.
Deux jours après l’annonce des BRICS, les États-Unis ont accusé la Russie d’avoir détruit le vol MH17 de Malaysia Airlines
au-dessus du Donbass, tuant 298 personnes. Sur cette base, purement
arbitraire, ils ont imposé aux Européens d’entrer en guerre économique
contre la Russie. Se plaçant comme un tribunal, le Conseil de l’Union
européenne, a jugé et condamné la Russie, sans la moindre preuve et sans
lui donner l’occasion de se défendre. Il a promulgué des « sanctions »
contre son système financier.
Consciente que les dirigeants européens ne travaillent pas pour les
intérêts de leurs peuples, mais pour ceux des Anglo-Saxons, la Russie a
rongé son frein et s’est interdite jusqu’à présent d’entrer en guerre en
Ukraine. Elle soutient en armes et en renseignements les insurgés, et
accueille plus de 500 000 réfugiés, mais s’abstient d’envoyer des
troupes et d’entrer dans l’engrenage. Il est probable qu’elle
n’interviendra pas avant que la grande majorité des Ukrainiens ne se
révolte contre le président Petro Porochenko, quitte à n’entrer dans le
pays qu’après la chute de la République populaire de Donetsk.
Face à la guerre économique, Moscou a choisi de répondre par des
mesures similaires, mais concernant l’agriculture et non pas les
finances. Deux considérations ont guidé ce choix : d’abord, à court
terme, les autres BRICS peuvent pallier aux conséquences des prétendues
« sanctions » ; d’autre part, à moyen et long terme, la Russie se
prépare à la guerre et entend reconstituer complètement son agriculture
pour pouvoir vivre en autarcie.
En outre, les Anglo-Saxons ont prévu de paralyser la Russie de
l’intérieur. D’abord en activant, via l’Émirat islamique (ÉI), des
groupes terroristes au sein de sa population musulmane, puis en
organisant une contestation médiatique lors des élections municipales du
14 septembre. Des sommes d’argent considérables ont été apportées à
tous les candidats de l’opposition dans la trentaine de grandes villes
concernées, tandis qu’au moins 50 000 agitateurs ukrainiens, mêlés aux
réfugiés, sont en train de se regrouper à Saint-Petersbourg. La plupart
d’entre eux ont la double nationalité russe. Il s’agit à l’évidence de
reproduire en province les manifestations qui ont suivi à Moscou les
élections de décembre 2011 —la violence en plus— ; et d’engager le pays
dans un processus de révolution colorée auquel une partie des
fonctionnaires et de la classe dirigeante est favorable.
Pour ce faire, Washington a nommé un nouvel ambassadeur en Russie,
John Tefft, qui avait préparé la « révolution des roses » en Géorgie et
le coup d’État en Ukraine.
Il importera pour le président Vladimir Poutine de pouvoir faire
confiance à son Premier ministre, Dmitry Medvedev, que Washington
espérait recruter pour le renverser.

- Narendra Modi
Considérant l’imminence du danger, Moscou serait parvenu à convaincre
Pékin d’accepter l’adhésion de l’Inde contre celle de l’Iran (mais
aussi celles du Pakistan et de la Mongolie) à l’Organisation de
coopération de Shanghai (OCS). La décision devrait être rendue publique
lors du sommet prévu à Douchambé (Tajikistan) les 12 et 13 septembre.
Elle devrait mettre un terme au conflit qui oppose depuis des siècles
l’Inde et la Chine et les engager dans une coopération militaire. Ce
retournement, s’il est confirmé, terminerait également la lune de miel
entre New Delhi et Washington, qui espérait distancier l’Inde de la
Russie en lui donnant accès notamment à des technologies nucléaires.
L’adhésion de New Dehli est aussi un pari sur la sincérité de son
nouveau Premier ministre, Narendra Modi, alors que pèse sur lui le
soupçon d’avoir encouragé des violences anti-musulmanes, en 2002, au
Gujarat dont il était le ministre-chef.

- Ayatollah Ali Khamenei
En outre, l’adhésion de l’Iran, qui représente une provocation face à
Washington, devrait apporter à l’OCS une connaissance précise des
mouvements jihadistes et des moyens de les contrer. Là encore, si elle
était confirmée, elle réduirait la volonté iranienne de négocier une
pause avec le « Grand Satan » qui l’avait conduit à élire cheik Hassan
Rohani à la présidence. Ce serait un pari sur l’autorité du Guide
suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei.
De fait ces adhésions marqueraient le début du basculement du monde de l’Occident vers l’Orient [4].
Reste que cette évolution doit être protégée militairement. C’est le
rôle de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC),
constituée autour de la Russie, mais dont la Chine ne fait pas partie. À
la différence de l’Otan, cette organisation est une alliance classique,
compatible avec la Charte des Nations unies puisque chaque membre
conserve le choix d’en sortir s’il le veut. C’est donc en s’appuyant sur
cette liberté que Washington a tenté, au cours des derniers mois, d’en
acheter certains membres, notamment l’Arménie. Cependant, la situation
chaotique en Ukraine semble avoir refroidi ceux qui y rêvaient d’une
« protection » états-unienne.
La tension devrait donc s’accroître dans les prochaines semaines.
mardi 19 août 2014
Les vraies raisons de la guerre israélienne contre Gaza
Tel-Aviv, qui se présente toujours en victime, voudrait faire croire que son but est de détruire des tunnels. En réalité, l’objectif politique est de diviser à nouveau les Palestiniens et empêcher la création d’un État.
Vingt-cinq jours de guerre aujourd’hui contre la bande de Gaza. L’armée israélienne ne retient plus ses coups. Plus de 1 330 Palestiniens ont été tués et au moins 7 200 blessés. Des quartiers entiers de Gaza-ville ont été détruits, des villes comme Beit Hanoun ont été réduites à l’état de ruines. Des centaines de milliers de personnes sont obligées de trouver refuge dans les écoles de l’ONU, toutes peu sûres.Si l’on en croit la propagande officielle du gouvernement de Tel-Aviv, tout aurait été déclenché par le rapt puis le meurtre de trois jeunes étudiants d’une colonie de Cisjordanie. Selon Benyamin Netanyahou, le Hamas serait responsable, il faut le détruire. Il savait pourtant depuis le début que la direction de ce mouvement palestinien n’était en rien impliquée dans ces odieux assassinats. Le prétexte était tout trouvé pour une nouvelle guerre, approuvée par les chancelleries occidentales, Washington et Paris en tête, sous prétexte qu’Israël avait le droit de se défendre. Et les Palestiniens le droit de mourir, si l’on comprend bien ! Si l’on en croit Netanyahou, l’opération israélienne viserait à détruire les tunnels qui passent sous la frontière. Comme s’il découvrait cette réalité ! Pourquoi alors mène-t-il cette guerre et pourquoi précisément maintenant ?
Celle-ci n’a pas été déclenchée n’importe quand. Elle survient alors qu’après près d’un an, les « négociations » menées entre Palestiniens et Israéliens sous l’égide des États-Unis (souvent dans le plus grand secret des thèmes traités et des arguments avancés par les deux parties) ont échoué. Elles ont échoué parce qu’Israël a refusé de stopper son processus de colonisation des terres palestiniennes et n’a même pas respecté ses engagements quant à la libération d’un dernier contingent de prisonniers. Comment discuter des frontières du futur État palestinien quand c’est la politique du fait accompli qui prévaut sur le terrain ? Année après année, sous prétexte de constructions dans le cadre du « développement naturel des colonies », celles-ci s’agrandissent et finissent par constituer un continuum que Tel-Aviv considère alors comme des blocs de colonies qu’il conviendrait d’annexer à Israël, réduisant toujours la Palestine, la transformant en un archipel non viable économiquement et politiquement. D’où l’importance de l’arrêt de la colonisation.
Autre argument avancé jusque-là en substance par Israël dans ses « discussions » avec l’Autorité palestinienne (juridiquement c’est l’OLP qui est le signataire de tout accord) : vous ne rayonnez que sur la Cisjordanie, vous ne contrôlez pas Gaza, donc vous n’êtes pas représentatifs. L’annonce de la réunification palestinienne scellée entre toutes les organisations palestiniennes – y compris, donc, le Hamas – a résonné comme un coup de massue dans la tête des dirigeants israéliens. L’argument tombait de lui-même ! Cette division, politiquement mortelle pour le mouvement national palestinien, faisait les beaux jours de Tel-Aviv.
Le calcul cynique de Netanyahou
L’unité retrouvée, un processus s’enclenchait visant à l’intégration des mouvements islamistes au sein de l’OLP. Le Hamas et le Djihad islamique, de facto, reconnaîtraient ainsi les accords passés avec Israël, ce qui est une forme de reconnaissance. De cela, Netanyahou et sa coalition d’extrême droite – où certains partis sont d’ailleurs opposés à la création de l’État palestinien sans que personne parmi les Occidentaux n’y trouve à redire – n’en veulent pas. Le but est de conserver et d’étendre les colonies en Cisjordanie, de poursuivre la captation des terres et des puits palestiniens par la construction du mur de l’apartheid et surtout de contrôler les approvisionnements en eau, via le Jourdain et les nappes phréatiques.
Quoi de mieux qu’une guerre pour attiser les haines, rendre les populations, meurtries, opposées à toute paix avec un tel voisin, diviser à nouveau les organisations politiques et renvoyer la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale aux calendes grecques ? C’est le calcul cynique de Netanyahou. Voilà pourquoi il a déclenché la foudre sur Gaza. Malgré les morts et les destructions, il pourrait néanmoins être mis en échec. Le peuple palestinien n’est pas prêt à se diviser de nouveau.
Source : http://www.humanite.fr
Le sommet Afrique/Etats-Unis : pour le contrôle des ressources africaines
Les 5 et 6 août, la capitale des Etats-Unis, Washington, a été le lieu d’un évènement historique : le premier Sommet de chefs d’Etat d’Afrique et des Etats-Unis.
La démocratie et les droits de l’homme : grands absents du SommetLa démocratie et les droits de l’homme ne seront pas parmi les objectifs du Sommet, en dépit de la propagande habituelle des Etats-Unis. En effet, de nombreux dictateurs patentés et violateurs des droits humains feront partie des chefs d’Etat qui sont invités à Washington. Il serait fastidieux de les citer tous. Mais parmi eux, on comptera Paul Biya du Cameroun, Idriss Deby Itno, du Tchad, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, de Guinée Equatoriale, au pouvoir depuis 1979, après avoir assassiné son propre oncle ! Et que dire alors de Blaise Compaoré du Burkina Faso, assassin de Thomas Sankara et d’autres valeureux fils du pays des hommes intègres ? Voilà un vulgaire assassin, devenu « chef d’Etat », puis dictateur sanguinaire au service de la Françafrique. Après plus de 27 au pouvoir, il veut faire modifier la Constitution de son pays pour rester au pouvoir, dans le but évident d’éviter à répondre à la justice pour les meurtres et assassinats qui ont jalonné son long règne de terreur. D’autres encore parmi les invités d’Obama sont des « héritiers » de dictateurs défunts, comme Faure Gnassimbé du Togo ou encore Ali Bongo du Gabon. Enfin, il y aura des présidents qui doivent leur pouvoir à des interventions étrangères, comme Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire.
Et dans la plupart de ces pays, les droits de l’homme sont allégrement violés au vu et au su des « champions » de la démocratie et de la liberté et avec leur complicité. Mais les violateurs des droits humains africains seront en de bonne compagnie. Barack Obama aura du mal à leur faire la leçon, étant donné le bilan exécrable des Etats-Unis dans ce domaine. Le soutien inconditionnel au génocide des Palestiniens perpétré par l’Etat terroriste d’Israël suffirait à lui seul à disqualifier les Etats-Unis à se dresser comme « défenseurs » des droits humains. Mais les révélations de Wikileaks et celles de Edward Snowden sur les tortures et autres pratiques inhumaines perpétrées par les Etats-Unis à travers le monde sont venues s’ajouter aux atrocités et barbaries commises par les troupes yankees dans l’Irak occupé et dont le monde entier a été témoin il y a quelques années de cela.
La course pour le contrôle des ressources africaines
En réalité, l’un des objectifs majeurs du Sommet sera pour les Etats-Unis de tenir un discours mielleux sur les « bienfaits » du commerce et des investissements dans le but d’avoir encore plus d’accès aux ressources du continent africain. Cela explique la pléthore de représentants du secteur privé, tant du côté africain que celui des Etats-Unis, à ce Sommet. Comme on le sait, les multinationales de ce pays se sentent « distancées » par les entreprises des pays « émergents » et même d’Europe, dans la course pour le contrôle des immenses ressources de l’Afrique. Et dans certains milieux du capitalisme en profonde crise, d’aucuns pensent que l’Afrique est devenue la nouvelle frontière de la mondialisation capitaliste et qu’elle détiendrait les clés de « sortie de crise ». Lors de sa visite au siège de l’Union africaine à Addis Abéba, en janvier 2014, le Premier ministre japonais Shinzo Abe avait déclaré : « Avec le potentiel que lui donnent ses ressources, avec sa capacité de croissance économique, l’Afrique est aujourd’hui un continent qui porte les espoirs du monde ». Ainsi le capitalisme en crise attend de l’Afrique qu’elle lui fournisse les solutions à la sortie de crise…grâce à l’exploitation de ses richesses au détriment de ses propres peuples ! Rappelons-nous le rapport du sénat français, rendu public en octobre 2013 et dont le titre à lui seul est sans ambigüités : "L’Afrique est notre avenir". C’est-à-dire « l’avenir » de la France et certainement et d’autres pays occidentaux, mais pas celui des peuples africains ! Ainsi, à Washington, il sera beaucoup question d’investissements, de « partenariats public-privé », de « liberté de commerce » et « d’aide ». Tout cela dans le but d’ouvrir grandes les portes d’entrée des économies africaines pour les livrer à l’appétit insatiable des multinationales yankees. Déjà l’on sait que le pétrole brut africain fait partie des priorités des Etats-Unis dans leur politique de diversification de leurs sources d’approvisionnement visant à diminuer leur dépendance à l’égard du pétrole du Moyen-Orient, région devenue plus volatile et de plus en plus hostile à l’impérialisme occidental, comme le montrent les réactions actuelles suite à l’agression de l’Etat sioniste et les massacres de milliers de Palestiniens. Dans la mise en œuvre de leur stratégie, les Etats-Unis cherchent à installer sur le sol africain le quartier général de leur projet de militarisation du continent, appelé AFRICOM ou « Africa Command ». Le prétexte apparent est « d’aider » les pays africains dans la « lutte contre le terrorisme ». Mais en réalité, AFRICOM vise à assurer la sécurité des investissements et des approvisionnements des Etats-Unis. Et l’implantation du quartier général d’AFRICOM en Afrique, surtout dans la région du Golfe de Guinée, riche en pétrole, leur donnerait un avantage stratégique pour contenir leurs rivaux potentiels, notamment la Chine.
L’ombre de la Chine
C’est un secret de Polichinelle que l’ombre de la Chine planera sur le Sommet de Washington, qui est en vérité une réponse des Etats-Unis à la montée en puissance du géant asiatique en Afrique. La Chine est devenue une obsession pour tous les pays occidentaux et le Japon, qui voient d’un très mauvais œil le resserrement de ses liens économiques avec l’Afrique. L’on se souvient des attaques à peine voilées de Barack Obama contre la Chine lors de sa visite de plusieurs pays africains en 2013. La visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, rappelée plus haut, avait le même but : contrer la Chine. Quant à l’Union européenne, cela fait des années qu’elle essaie d’imposer aux pays africains son agenda de « libre-échange », frauduleusement appelé « accord de partenariat économique » (APE). Les chefs d’Etat de la CEDEAO ont apparemment décidé de capituler face aux pressions, menaces et change de l’UE en acceptant de signer les APE dans quelques semaines. Toute cette agitation occidentalo-japonaise vise à contrer la Chine, perçue comme le plus grand obstacle au maintien de l’hégémonie économique et géostratégique de ce que le Pr. Samir Amin appelle la « triade impérialiste » (Europe, Etats-Unis et Japon).
Le génocide du peuple palestinien entachera le Sommet
Cette triade impérialiste constitue le principal soutien de l’Etat sioniste dans sa stratégie d’extermination du peuple palestinien. Et le Sommet de Washington sera immanquablement terni par les atrocités quotidiennes commises par l’Etat terroriste Israël à Gaza. La complicité des Etats-Unis dans ces atrocités fait que les mains de Barack Obama sont tachées du sang de milliers d’innocents Palestiniens, dont plus de 300 enfants, assassinés de sang froid par l’armée israélienne équipée par les Etats-Unis. Ainsi donc, les présidents africains qui défileront à Washington serreront-ils les mains tachées de sang du président américain, complice d’Israël dans le massacre de milliers de Palestiniens. Si Israël continue de défier le monde entier et de rester sourd aux appels venant de toutes parts, c’est parce qu’il sait qu’il peut compter sur le soutien et la protection des Etats-Unis, quoiqu’il fasse. On l’a vu lors du vote de la Résolution du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies : les Etats-Unis étaient le seul pays à voter contre dans le seul but de défendre Israël !
Conclusion
Il est fort à parier que le Sommet de Washington n’apportera pas grand-chose aux peuples africains. Certes, les chefs d’Etat qui y prennent part mettront l’accent sur son « succès » et sa « réussite ». Mais peu de gens les croiront. Du point de vue des Etats-Unis, le seul et unique but de ce Sommet est de chercher à mettre les ressources de l’Afrique entre les mains des multinationales nord-américaines pour essayer de « rattraper le temps perdu » au profit des pays « émergents ». Et qu’ils le veuillent ou non, deux ombres planeront sur ce Sommet : celle de la Chine et celle des massacres quotidiens d’innocents enfants palestiniens par un Etat terroriste soutenu par leur hôte : Barack Obama !
samedi 22 février 2014
Union africaine : "Mon cher Kwame Nkrumah"
Dans un e-mail au père ghanéen du panafricanisme, décédé en 1972,
Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la Commission de l'Union
africaine, imagine à quoi pourrait ressembler le continent en 2063. Un
document lu lors d'un séminaire de l'UA, le 24 janvier à Bahar Dar.
Date : 24 janvier 2063
À : kwame@imafrican.com
De : nkosazana@condefafrica.gov
Objet : Unité africaine
Mon cher ami Kwame,
Salutations à ta famille, à tes amis, et meilleurs voeux pour 2063.
Je t'écris depuis la belle ville éthiopienne de Bahar Dar, sur le lac Tana, alors que nous achevons les préparatifs pour les célébrations du centenaire de l'Organisation de l'unité africaine, devenue l'Union africaine en 2002 et qui a posé les fondations de ce qui est maintenant la Confédération des États africains. Oui, qui aurait cru que ton rêve et celui de ta génération, lorsque tu appelas, en 1963, les Africains à s'unir ou périr, deviendrait un jour réalité ? Et quelle formidable réalité ! L'Afrique est maintenant la troisième économie du monde.
Mon cher ami, dans ton dernier e-mail, tu m'as rappelé que certains magazines nous appelaient autrefois le "continent sans espoir", comme si les conflits, la faim et la malnutrition, les maladies et la pauvreté étaient un état permanent pour l'Afrique. Peu ont cru en notre engagement de faire taire les armes avant 2020. Mais grâce à notre expérience directe des conflits, nous avons pu régler leurs causes profondes, avec l'acceptation de la diversité et la gestion concertée des ressources.
Dès le début, les diasporas ont joué leur rôle avec leurs investissements. Leurs membres sont revenus sur le continent avec leurs compétences, non seulement pour aider leur pays d'origine, mais aussi parce que c'était là que se trouvaient les besoins et les opportunités.
Le kiswahili est maintenant une grande langue africaine de travail et une langue mondiale enseignée dans la plupart des facultés dans le monde.
J'aimerais te donner des nouvelles de la famille. Après avoir fini leurs études spatiales à l'université de Bahar Dar, les jumeaux ont décidé de parcourir le continent pendant un mois avant de commencer à travailler à l'Agence spatiale africaine. Mon vieil ami, à notre époque, cela aurait été impossible dans un délai si court ! Grâce au Train express africain qui relie désormais les capitales de nos anciens États, ils vont pouvoir sillonner le continent et découvrir sa beauté, ses cultures et la diversité du berceau de l'humanité. Le plus impressionnant dans ce Train express africain, c'est qu'il ne s'agit pas seulement de lignes à grande vitesse, mais qu'ont été aussi construites, à ses côtés, des autoroutes, des pipelines pour le gaz, le pétrole et l'eau, ainsi que des lignes internet à haut débit : la propriété, la planification et l'exécution africaine dans ce qu'elles ont de meilleur !
Notre fille aînée, la linguiste, donne toujours des cours de kiswahili au siège de l'Université virtuelle panafricaine au Cap-Vert. Le kiswahili est maintenant une grande langue africaine de travail et une langue mondiale enseignée dans la plupart des facultés dans le monde. Nos petits-enfants se moquent du temps où nous nous débattions difficilement avec les traductions en anglais, en français et en portugais et que nous bataillions quand les traductions anglaises n'étaient pas conformes aux textes en français et en arabe ! Te souviens-tu de nos plaintes quand nous n'étions pas entendus dans les négociations sur le commerce et au Conseil de sécurité de l'ONU ?
Te souviens-tu que nous étions parfois désorganisés, divisés et nationalistes dans ces forums ? Que nous étions convoqués par divers pays étrangers dans leur capitale pour discuter de leur politique africaine ? Que les choses ont changé ! L'année dernière, la Confédération a célébré les vingt ans de son siège permanent au Conseil de sécurité, et nous sommes une puissance majeure pour la stabilité, la paix, les droits de l'homme, le progrès, la tolérance et la justice dans le monde.
À la prochaine,
Nkosazana
Date : 24 janvier 2063
À : kwame@imafrican.com
De : nkosazana@condefafrica.gov
Objet : Unité africaine
Mon cher ami Kwame,
Salutations à ta famille, à tes amis, et meilleurs voeux pour 2063.
Je t'écris depuis la belle ville éthiopienne de Bahar Dar, sur le lac Tana, alors que nous achevons les préparatifs pour les célébrations du centenaire de l'Organisation de l'unité africaine, devenue l'Union africaine en 2002 et qui a posé les fondations de ce qui est maintenant la Confédération des États africains. Oui, qui aurait cru que ton rêve et celui de ta génération, lorsque tu appelas, en 1963, les Africains à s'unir ou périr, deviendrait un jour réalité ? Et quelle formidable réalité ! L'Afrique est maintenant la troisième économie du monde.
Mon cher ami, dans ton dernier e-mail, tu m'as rappelé que certains magazines nous appelaient autrefois le "continent sans espoir", comme si les conflits, la faim et la malnutrition, les maladies et la pauvreté étaient un état permanent pour l'Afrique. Peu ont cru en notre engagement de faire taire les armes avant 2020. Mais grâce à notre expérience directe des conflits, nous avons pu régler leurs causes profondes, avec l'acceptation de la diversité et la gestion concertée des ressources.
Dès le début, les diasporas ont joué leur rôle avec leurs investissements. Leurs membres sont revenus sur le continent avec leurs compétences, non seulement pour aider leur pays d'origine, mais aussi parce que c'était là que se trouvaient les besoins et les opportunités.
Le kiswahili est maintenant une grande langue africaine de travail et une langue mondiale enseignée dans la plupart des facultés dans le monde.
J'aimerais te donner des nouvelles de la famille. Après avoir fini leurs études spatiales à l'université de Bahar Dar, les jumeaux ont décidé de parcourir le continent pendant un mois avant de commencer à travailler à l'Agence spatiale africaine. Mon vieil ami, à notre époque, cela aurait été impossible dans un délai si court ! Grâce au Train express africain qui relie désormais les capitales de nos anciens États, ils vont pouvoir sillonner le continent et découvrir sa beauté, ses cultures et la diversité du berceau de l'humanité. Le plus impressionnant dans ce Train express africain, c'est qu'il ne s'agit pas seulement de lignes à grande vitesse, mais qu'ont été aussi construites, à ses côtés, des autoroutes, des pipelines pour le gaz, le pétrole et l'eau, ainsi que des lignes internet à haut débit : la propriété, la planification et l'exécution africaine dans ce qu'elles ont de meilleur !
Notre fille aînée, la linguiste, donne toujours des cours de kiswahili au siège de l'Université virtuelle panafricaine au Cap-Vert. Le kiswahili est maintenant une grande langue africaine de travail et une langue mondiale enseignée dans la plupart des facultés dans le monde. Nos petits-enfants se moquent du temps où nous nous débattions difficilement avec les traductions en anglais, en français et en portugais et que nous bataillions quand les traductions anglaises n'étaient pas conformes aux textes en français et en arabe ! Te souviens-tu de nos plaintes quand nous n'étions pas entendus dans les négociations sur le commerce et au Conseil de sécurité de l'ONU ?
Te souviens-tu que nous étions parfois désorganisés, divisés et nationalistes dans ces forums ? Que nous étions convoqués par divers pays étrangers dans leur capitale pour discuter de leur politique africaine ? Que les choses ont changé ! L'année dernière, la Confédération a célébré les vingt ans de son siège permanent au Conseil de sécurité, et nous sommes une puissance majeure pour la stabilité, la paix, les droits de l'homme, le progrès, la tolérance et la justice dans le monde.
À la prochaine,
Nkosazana
jeudi 2 janvier 2014
Niger : après l’Africom US, la France déploie des drones pour lutter contre le terrorisme au Sahel
Elisabeth Studer
Le Niger serait-il devenu un lieu de compétition internationale …. pour les drones militaires ? « Activité » qui pourrait être liée plus ou moins à ses richesses en uranium ?
Alors que l’Africom – commandement de l’armée américaine qui coordonne les activités militaires US sur le continent africain – a réalisé en 2013 l’installation d’une base militaire US sur territoire nigérien – le tout assorti d’envois de drones pour pouvoir surveiller l’Afrique du Nord
et le Sud Algérien - le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le
Drian, s’est rendu mercredi à Niamey au Niger sur la base où sont
déployés les nouveaux drones français qui ont vocation – eux aussi – à renforcer la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Le ministre a ainsi inspecté le système constitué de deux drones de
moyenne altitude et longue endurance Reaper de dernière génération, des appareils de fabrication américaine livrés à l’armée de l’air française.
Selon le communiqué du ministère, ce système de drones – non armés et
destinés à la surveillance – sera en mesure d’agir dans la région à
partir de janvier 2014.
Toujours selon le texte officiel, la France
souhaite ainsi « compléter de manière significative » ses « capacités
de renseignement sur ce vaste territoire africain », ces drones devant
également servir au contrôle de zones et au renseignement contre-terroriste.
Pour rappel, en août 2013 l’administration américaine a donné son
accord pour que la France lance le processus d’acquisition de deux
drones Reaper. Décision permettant également de débuter le cursus de formation de six premiers pilotes, chargés de télécommander les appareils, et d’opérateurs capteurs.
Le ministère précise par ailleurs que cette acquisition « vise à
rattraper le retard capacitaire en drones que la France avait accumulé
depuis des années », ajoutant que l’Etat français prévoyait de commander
entre 2014 et 2019 quatre systèmes de drones, destinés à compléter les
drones Harfang, appareils israéliens d’ancienne génération adaptés par
EADS, qui doivent être retirés du service en 2017.
L’arrivée de ce premier système de drones « répond à la priorité
donnée au renseignement dans le Livre blanc sur la défense et la
sécurité nationale approuvé en avril 2013 », poursuit par ailleurs le
communiqué.
Afin de répondre à «l’urgence » en terme de moyens de l’armée française, Jean-Yves Le Drian, a acté en mai 2013 la décision d’achat de 12 drones américains MQ9-Reaper
« sur étagère » (non francisé), fabriqués par General Atomics. Les deux
premiers appareils ayant donc été livrés ces derniers jours en vue
d’être positionnés au-dessus de la zone sahélo-saharienne. A noter
néanmoins, que grâce à leurs liaisons satellites, ils pourront mener des
missions dans un périmètre plus large, en vue de soutenir les
différentes implantations des forces françaises. Et pourraient donc être
déployés au-dessus de la Centrafrique.
Ces appareils seront “mis en activité au Sahel avant la fin de
l’année et permettront à la France de bénéficier d’une autonomie
stratégique totale – alors qu’au début de l’opération Serval nous avions
dû faire appel à des drones américains basés à Niamey”, avait justifié
le ministre de la Défense, lors d’une audition devant les députés réunis
en commission “élargie” (finances, affaires étrangères, défense).
Il n’en demeure pas moins que, comme le 11 septembre aura ouvert la
voie à une surveillance accrue, au nom de la chasse aux terroristes,
l’activisme des rebelles touaregs et des djihadistes maliens ainsi que
les opérations des terroristes sévissant en Algérie auront semble-t-il
permis de justifier l’installation en 2013 d’une base militaire US en
Afrique via l’Africom, et plus particulièrement au Niger. Une
information en effet relayée par le quotidien américain New York Times
et confirmée par Reuters.
«L’ambassadrice des Etats-Unis au Niger, Bisa Williams, s’est
adressée à Mahamadou Issoufou, président nigérien, qui a immédiatement
accepté sa demande», avait ainsi précisé en janvier 2013 une source
proche du dossier. Le chef de l’Etat nigérien ayant préalablement
exprimé sa volonté de mettre en place «une relation stratégique à long
terme avec les Etats-Unis».
Selon le NY Times, des drones Predator seront ainsi chargés
d’effectuer des missions de surveillance dans la région «afin de combler
le manque d’informations plus détaillées sur un certain nombre de
menaces régionales dont celles relatives aux groupes terroristes
activant dans le nord du Mali et au flux de combattants et d’armes en
provenance de Libye».
L’Africom envisagerait par ailleurs l’établissement d’une base de
drones au nord-ouest de l’Afrique afin nous dit-on d’augmenter les
missions de surveillance des groupes extrémistes. Si les drones de
surveillance seraient dans un premier temps non armés, des responsables
militaires américains n’excluent pas toutefois le recours à des tirs de
missiles «en cas d’aggravation de la menace».
« Les drones seront positionnés dans le nord du Niger, dans la région désertique d’Agadez, à la frontière avec le Mali, l’Algérie et la Libye », avait par ailleurs indiqué une source proche du dossier à l’agence Reuters.
«Cela est directement lié à l’intervention militaire au Mali, mais il pourrait aussi donner à l’Africom une présence plus durable pour les missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR)», ont justifié quant à eux les militaires US, précisait pour sa part le NY Times.
«Cela est directement lié à l’intervention militaire au Mali, mais il pourrait aussi donner à l’Africom une présence plus durable pour les missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR)», ont justifié quant à eux les militaires US, précisait pour sa part le NY Times.
Sources : AFP, Ministère français de la Défense, Le Figaro
Elisabeth Studer – 01 janvier 2014 – www.leblogfinance.com
Comment comprendre la tournure actuelle de la crise en Centrafrique ?
Pour comprendre l’évolution actuelle de la crise qui divise
les centrafricains il faut incontestablement faire un retour dans le passé de
ce pays.
En effet depuis la réélection de David Dacko le 5 Janvier
1965 la Centrafrique a tout comme la plus part des pays africains attiré la
convoitise des puissances impérialistes alléchées par l’odeur des matières
premières. C’est ainsi que le pays sera contraint de contracter beaucoup de
dettes pour sortir de l’impasse économique. Mais cet endettement ne résoudra
pas tout naturellement cette crise d’où la naissance d’une crise politique qui
va contraindre le président à se rapprocher de la Chine communiste. Ce
rapprochement de David Dacko déplaira aux américains qui n’hésiteront pas à
soutenir Bokassa qui prendra le pouvoir en 1966 pour instaurer une dictature
sans précédente car il passera du tire
de président de la République à celui d’Empereur. Par la suite les rivalités
entre la France et les Etats Unis d’Amérique pour une main mise sur les
richesses de la Centrafrique pousseront la France à travers l’opération
BARRACUDA menée par les parachutistes français le 20 Septembre 1979 à ramener
David Dacko au pouvoir. Ce dernier sera réélu avec une forte contestation de
Patassé. D’où la naissance d’une nouvelle crise politique qui obligera
A.Kolingba à prendre le pouvoir. En 1993 Patassé sera élu président avant lui
aussi d’être éjecter de son siège par le général François Bosizé en 2003.
François Bosizé n’échappera aussi aux politiques
politiciennes des puissances impérialistes qui divisent pour mieux régner. Il
fera face à la naissance de plusieurs fronts de résistance dont l’UFDR de
Michel Djotodia. Bosizé sera contraint de fuir la Centrafrique pour son
refugier au Cameroun voisin permettant ainsi à la SELEKA diriger par Michel
Djotodia de prendre le pouvoir pour installer une transition. Michel Djotodia
héritera d’une Nation au bord du gouffre et meurtrie par des années de crise et
tentera dans une mission impossible de mettre en place un gouvernement de
transition composé de plusieurs couches socio-politiques du pays pour une
réconciliation nationale. Le président de la transition perdra très vite le
contrôle de ses troupes qui se lanceront dans des actes de vandalismes,
pillages, arrestations arbitraires, chasse aux sorcières….Avec la montée de la
violence entre pro et anti SELEKA, le 5 Décembre 2013 le Conseil de Sécurité de
l’ONU par la résolution 21 27 donnera mandat à la MISCA (Mission Internationale
de Soutient à la Centrafrique) en remplacement de la MICOPAX (Mission de la
Consolidation de la Paix en Centrafrique). Cette mission sera essentiellement
composée des forces armées Tchadiennes, Gabonaises et Camerounaises. Incapable
de mettre fin aux violences la France envoilera une nouvelle mission au nom de
SANGARIS. La coalition SELEKA au pouvoir dirigée par Djotodia sera accusé
d’être favorable aux musulmans ce
favorisera l’émergence d’une nouvelle résistance du nom des Anti-Balaka (anti-machettes
en Sango).
En résumer nous avons sur les différents fronts les forces
armées de la coalition SELEKA, les forces armées des anti-Balaka, et les forces
d’interposition qui sont censées mettre fin aux violences (la MISCA et
l’opération SANGARIS). Cependant malgré la présence des forces d’interposition
la crise s’aggrave de jours en jours et à même pris la tournure d’un conflit
entre musulmans et chrétiens. La MISCA à travers l’armée tchadienne est accusé
de soutenir les musulmans de la SELEKA et quanta l’opération SANGARIS elle est
accusée de soutenir les chrétiens anti-Balaka. Cela démontre encore combien les
africains n’ont pas compris que les puissances impérialistes comme la France
alimentent les divisions entre africains pour mettre la main sur les richesses
du continent. Cela risque aussi de faire répéter l’histoire du génocide
rwandais ou des puissances comme la France ont été complice du massacre de plusieurs
africains. Il faut que les africains prennent consciences pour mettre fin à
toutes ces guerres religieuses, ethniques et politiques pour donner la chance
aux générations à venir d’avoir un avenir radieux. Il faut en fin souligner
aussi la part de responsabilité de certains média impérialistes qui alimentent
les conflits à travers une propagande pour l’un ou l’autre camp à travers des
images ou vidéos montrant les différents massacres, attisant ainsi la haine. Il
faudrait que les africains prennent la décision courageuse que désormais
l’Afrique résoudra ses litiges sans l’intervention des puissances
impérialistes.
dimanche 27 octobre 2013
Décryptage de l’actualité politique et économique au Niger :
Depuis un certain temps l’atmosphère politique au Niger est tendue et vu de loin compte tenu de certains propos on a l’impression que le pays est dans l’impasse alors même qu’on en est loin pour le moment. Les médias audio-visuels, la presse écrite et celle en ligne, ou même les blogs et les réseaux sociaux, sont désormais devenu des champs d’affrontement entre partisans du Guri Système et partisans de l’opposition. Ainsi plusieurs sujets d’actualités suscitent ces réactions multiples de nos concitoyens, on peut citer entre autre la question de la formation du gouvernement d’union national, la question de la révision des contrats avec le groupe nucléaire français AREVA, la question d’un éventuel retour de l’ex-président Mamadou Tandja. Cependant il est de notre devoir d’apporter un éclaircissement sur ces sujets d’actualité car, les rumeurs, les fausses informations, et les débats passionnés peuvent conduire notre pays si beau et plein d’avenir dans une impasse sans précédente.
De la question du gouvernement d’union nationale :
On se rappelle très bien que le président de la république Mahamadou Issiffou a nourri cette idée de formation d’un gouvernement d’union national depuis les élections qui l’on opposé à l’ex-président Tandja, mais aussi depuis son arrivé au pouvoir notamment lors de son investiture il avait nourrit cette idée puis au cours de son mandat il avait surtout appelé l’opposition à l’accompagner dans son programme de renaissance. Aussi le président de l’Assemblée Nationale dans son discours historique avait aussi soutenu cette idée qui de jours en jours à muri et avait été finalement accepté par la classe politique nigérienne mais avec des conditions et à l’époque nombreux étaient les leaders d’opinions qui ont parlé d’un complot de la classe politique contre le peuple. A ce stade tous étaient pour l’idée du gouvernement d’union national jusqu’à l’ instant où certains leaders politiques n’auront pas entière satisfaction sur leurs conditions, on peut citer entre autre le cas de Seyni Omar président du premier parti de l’opposition MNSD Nassara qui refusera de participer à la formation de gouvernement à la dernière minute pour cause qu’il n’a peu le poste de premier ministre qu’il avait posé comme condition et le cas de Mahamane Ousmane président de la CDS Rahama qui refusera aussi pour motif que l’Assemblée Nationale qu’il juge non représentatif ne sera pas dissoute pour de nouvelles élections législatives. Pour ces deux cas on comprend aisément qu’ils ont mis en avant leurs propres intérêts et non ceux du Niger. C’est ainsi certains rebelles du MNSD comme Albadé Abouba, Alma, Wassalké, Zada,…bref certains poids lourds du parti prendront la décision courageuse de participer à la formation de gouvernement d’union national pour motif que c’est cela qui avait été décidé lors du congrès du parti. D’où la formation de deux blocs au sein du grand parti de l’opposition. Le grand spectacle est à venir lorsque le principale allié du président de la République décidera de suspendre sa participation au gouvernement pour motif qu’il a bénéficié de ministres à coquille vide. Là aussi on comprend aisément que des intérêts personnels sont mis en avant au détriment de l’intérêt général. Cette décision ne fera pas l’unanimité au sein du Lumana d’où la décision de certains poids lourds comme Ladan Tchana, Sallah Habi, Mano Aghali,…de maintenir leur participation au gouvernement d’union national malgré la décision du bureau politique national. Là aussi on assistera à la formation de deux blocs au sein du Lumana. S’en suivra pas la suite un spectacle désolant de déclaration et de contre-déclaration pour ou contre le gouvernement d’union national. Dans toute cette ambiance seul le PNDS Tarraya en occurrence le parti au pouvoir sortira solide et d’ailleurs certains n’hésiterons pas à dire que cette idée de départ d’aller vers ce type de gouvernement ne visait rien d’autre que la division de la classe politique, ce qui est erroné dans la mesure ou le président a ouvert ses portes à toutes la classe politique et elle était à un pas près de répondre à cet appel mais seulement l’égoïsme de cette classe politique a pris le dessus et certains qui n’étaient pas forcement soumis au dictat des présidents de ses partis ont saisi l’occasion de servir leur pays. Pour revenir à cette idée du président il faut dire clairement qui si ce choix d’aller vers un gouvernement d’union national est motivé par le fait de se mettre à l’unisson pour faire face à multiples défis qui attendent le Niger( sécurité alimentaire, sécurité des personnes et des biens, l’éducation et la santé de nos populations, mise en valeur de nos ressources naturelles, lutte contre le terrorisme international,…), nous pensons qu’il a vu claire car il est temps pour les nigériens de mettre de côté leur divergence politique pour qu’ensemble nous regardions rien que l’avenir de notre pays. Mais seulement cette idée ne doit pas être un facteur de division des nigériens et le président de la république doit se mettre au-dessus de toute division sans prendre parti car il est élu président de tous les nigériens et non d’un clan.
De la question du retour de Tandja Mamadou sur la scène politique :
Personnellement Tandja Mamadou n’est pas sorti officiellement annoncer son retour sur la scène politique nigérienne pour éventuellement être candidat indépendant en 2016. Mais seulement il est de coutume au Niger que les rumeurs politiques finissent toujours par être confirmer car on se rappel de l’époque du Tazartché qui avait vu jour suite à des rumeurs. Ainsi déjà cette rumeur est reprise par beaucoup de nigériens et surtout par des acteurs de société civile nostalgique du Tazartché comme Nouhou Arzika et la popularité du président Tandja laisse présagée que cette rumeur fait déjà peur à certains politiciens. Mais seulement es-ce cela la solution pour le Niger ramener un ancien chef d’Etat de la vieille génération même si la constitution lui permet d’être candidat, car aujourd’hui les nigériens ont soif de changement et appel à un renouvellement de la classe politique actuelle. C’est vrai que Tandja est un grand homme politique et qu’il a fait pas mal de réalisation pour le Niger et qu’il pouvait faire plus compte tenu de la stabilité et des moyens de son époque, mais cela n’est pas une raison de le divinisé à ce point comme quoi il est le seul à pouvoir changer les choses au Niger, nous sommes sur qu’il y a des hommes et des femmes capable de relever les multiples défis qui bloquent la renaissance du Niger. Tandja est libre d’être candidat mais la solution pour le Niger ne réside pas forcement en lui. En fin nous pensons que pour apporter quelque chose au Niger Tandja n’a pas besoin de revenir sur la scène politique, il a déjà son statut d’ancien président et d’ailleurs il est régulièrement consulter par le président actuel sur des questions importantes pour le Niger. Il est temps de mettre fin à ce genre de rumeurs et regardons l’avenir du Niger que de vouloir toujours poser des actes qui visent à créer l’instabilité.
De la révision des contrats miniers avec AREVA :
Il faut d’abord noter qu’avant AREVA c’était la COGEMA qui exploitait l’uranium nigérien. Et depuis l’indépendance du pays dans les années 1960 c’est des filiales d’AREVA (COMINAK et SOMAIR) deux mines l’une à ciel ouvert et l’autre souterraine qui exploitent le gâteau jaune nigérien. Depuis cette exploitation le Niger est devenu un enjeu stratégique pour la France car « C'est l'exploitation de cet uranium nigérien qui a permis à la France d'assurer son indépendance énergétique et militaire, grâce à l'installation d'un des meilleurs parcs de centrales nucléaires au monde, et à la fabrication d'armes nucléaires dissuasives. Or, les conditions juridiques pour le monopole français de l'exploitation de cet uranium ont été assurées à la veille de l'indépendance, par des accords secrets signés entre la future ex-colonie et sa métropole. Par contraste, la production d'électricité de tout l'État du Niger est inférieure à la consommation d'électricité d'un quelconque département français tandis que cette électricité française est produite, pour partie, grâce à l'uranium nigérien. » (Source Wikipédia).En 40 ans d’exploitation AREVA a extrait 100 000 tonnes d’uranium et le Niger n’a eu que 3 000 tonnes de ce uranium sous forme d’uranate avec 20 000 tonnes de boue radioactive. On voit aisément comment le Niger est exploité, piller de ses ressources, on voit aussi comment est-ce que les contrats sont très mal négociés avec une complicité de plusieurs acteurs y compris certaines autorités. Aujourd’hui c’est à juste titre que les autorités nigériennes actuelles ont demandés une révision de ses contrats qui lèsent beaucoup la partie nigérienne. Les intérêts du Niger doivent primer par-dessus tout et nous devons tous apporter notre soutien à cette décision courageuse quand on sait que à chaque fois qu’un chef d’Etat nigérien décide de se mesurer aux puissances impérialistes il est éjecter de son siège, nous avons encore en mémoire le coup d’Etat militaire contre Hamani Diori qui voulait aussi révisé ces contrats, c’était le cas aussi de l’ex-président Tandja qui a osé mettre en valeur notre uranium, et aujourd’hui les nigériens doivent tous faire pour que le Niger sorte gagnant dans ce bras de fer avec AREVA. L’uranium appartient aux nigériens et la France à travers son groupe AREVA doit se conformer aux exigences des nigériens si non pourquoi pas diversifier nos partenaires ou même envisager purement et simplement une nationalisation de toutes les compagnies exploitants l’uranium au Niger. L’uranium n’appartient pas à la France mais au peuple nigérien et dans cette situation nous ne pouvons pas attendre, il faut revoir les contrats, exiger le démarrage de l’exploitation de la mine d’Imouraren et faire profiter les populations nigériennes des retombées de cette exploitation.
De la question du gouvernement d’union nationale :
On se rappelle très bien que le président de la république Mahamadou Issiffou a nourri cette idée de formation d’un gouvernement d’union national depuis les élections qui l’on opposé à l’ex-président Tandja, mais aussi depuis son arrivé au pouvoir notamment lors de son investiture il avait nourrit cette idée puis au cours de son mandat il avait surtout appelé l’opposition à l’accompagner dans son programme de renaissance. Aussi le président de l’Assemblée Nationale dans son discours historique avait aussi soutenu cette idée qui de jours en jours à muri et avait été finalement accepté par la classe politique nigérienne mais avec des conditions et à l’époque nombreux étaient les leaders d’opinions qui ont parlé d’un complot de la classe politique contre le peuple. A ce stade tous étaient pour l’idée du gouvernement d’union national jusqu’à l’ instant où certains leaders politiques n’auront pas entière satisfaction sur leurs conditions, on peut citer entre autre le cas de Seyni Omar président du premier parti de l’opposition MNSD Nassara qui refusera de participer à la formation de gouvernement à la dernière minute pour cause qu’il n’a peu le poste de premier ministre qu’il avait posé comme condition et le cas de Mahamane Ousmane président de la CDS Rahama qui refusera aussi pour motif que l’Assemblée Nationale qu’il juge non représentatif ne sera pas dissoute pour de nouvelles élections législatives. Pour ces deux cas on comprend aisément qu’ils ont mis en avant leurs propres intérêts et non ceux du Niger. C’est ainsi certains rebelles du MNSD comme Albadé Abouba, Alma, Wassalké, Zada,…bref certains poids lourds du parti prendront la décision courageuse de participer à la formation de gouvernement d’union national pour motif que c’est cela qui avait été décidé lors du congrès du parti. D’où la formation de deux blocs au sein du grand parti de l’opposition. Le grand spectacle est à venir lorsque le principale allié du président de la République décidera de suspendre sa participation au gouvernement pour motif qu’il a bénéficié de ministres à coquille vide. Là aussi on comprend aisément que des intérêts personnels sont mis en avant au détriment de l’intérêt général. Cette décision ne fera pas l’unanimité au sein du Lumana d’où la décision de certains poids lourds comme Ladan Tchana, Sallah Habi, Mano Aghali,…de maintenir leur participation au gouvernement d’union national malgré la décision du bureau politique national. Là aussi on assistera à la formation de deux blocs au sein du Lumana. S’en suivra pas la suite un spectacle désolant de déclaration et de contre-déclaration pour ou contre le gouvernement d’union national. Dans toute cette ambiance seul le PNDS Tarraya en occurrence le parti au pouvoir sortira solide et d’ailleurs certains n’hésiterons pas à dire que cette idée de départ d’aller vers ce type de gouvernement ne visait rien d’autre que la division de la classe politique, ce qui est erroné dans la mesure ou le président a ouvert ses portes à toutes la classe politique et elle était à un pas près de répondre à cet appel mais seulement l’égoïsme de cette classe politique a pris le dessus et certains qui n’étaient pas forcement soumis au dictat des présidents de ses partis ont saisi l’occasion de servir leur pays. Pour revenir à cette idée du président il faut dire clairement qui si ce choix d’aller vers un gouvernement d’union national est motivé par le fait de se mettre à l’unisson pour faire face à multiples défis qui attendent le Niger( sécurité alimentaire, sécurité des personnes et des biens, l’éducation et la santé de nos populations, mise en valeur de nos ressources naturelles, lutte contre le terrorisme international,…), nous pensons qu’il a vu claire car il est temps pour les nigériens de mettre de côté leur divergence politique pour qu’ensemble nous regardions rien que l’avenir de notre pays. Mais seulement cette idée ne doit pas être un facteur de division des nigériens et le président de la république doit se mettre au-dessus de toute division sans prendre parti car il est élu président de tous les nigériens et non d’un clan.
De la question du retour de Tandja Mamadou sur la scène politique :
Personnellement Tandja Mamadou n’est pas sorti officiellement annoncer son retour sur la scène politique nigérienne pour éventuellement être candidat indépendant en 2016. Mais seulement il est de coutume au Niger que les rumeurs politiques finissent toujours par être confirmer car on se rappel de l’époque du Tazartché qui avait vu jour suite à des rumeurs. Ainsi déjà cette rumeur est reprise par beaucoup de nigériens et surtout par des acteurs de société civile nostalgique du Tazartché comme Nouhou Arzika et la popularité du président Tandja laisse présagée que cette rumeur fait déjà peur à certains politiciens. Mais seulement es-ce cela la solution pour le Niger ramener un ancien chef d’Etat de la vieille génération même si la constitution lui permet d’être candidat, car aujourd’hui les nigériens ont soif de changement et appel à un renouvellement de la classe politique actuelle. C’est vrai que Tandja est un grand homme politique et qu’il a fait pas mal de réalisation pour le Niger et qu’il pouvait faire plus compte tenu de la stabilité et des moyens de son époque, mais cela n’est pas une raison de le divinisé à ce point comme quoi il est le seul à pouvoir changer les choses au Niger, nous sommes sur qu’il y a des hommes et des femmes capable de relever les multiples défis qui bloquent la renaissance du Niger. Tandja est libre d’être candidat mais la solution pour le Niger ne réside pas forcement en lui. En fin nous pensons que pour apporter quelque chose au Niger Tandja n’a pas besoin de revenir sur la scène politique, il a déjà son statut d’ancien président et d’ailleurs il est régulièrement consulter par le président actuel sur des questions importantes pour le Niger. Il est temps de mettre fin à ce genre de rumeurs et regardons l’avenir du Niger que de vouloir toujours poser des actes qui visent à créer l’instabilité.
De la révision des contrats miniers avec AREVA :
Il faut d’abord noter qu’avant AREVA c’était la COGEMA qui exploitait l’uranium nigérien. Et depuis l’indépendance du pays dans les années 1960 c’est des filiales d’AREVA (COMINAK et SOMAIR) deux mines l’une à ciel ouvert et l’autre souterraine qui exploitent le gâteau jaune nigérien. Depuis cette exploitation le Niger est devenu un enjeu stratégique pour la France car « C'est l'exploitation de cet uranium nigérien qui a permis à la France d'assurer son indépendance énergétique et militaire, grâce à l'installation d'un des meilleurs parcs de centrales nucléaires au monde, et à la fabrication d'armes nucléaires dissuasives. Or, les conditions juridiques pour le monopole français de l'exploitation de cet uranium ont été assurées à la veille de l'indépendance, par des accords secrets signés entre la future ex-colonie et sa métropole. Par contraste, la production d'électricité de tout l'État du Niger est inférieure à la consommation d'électricité d'un quelconque département français tandis que cette électricité française est produite, pour partie, grâce à l'uranium nigérien. » (Source Wikipédia).En 40 ans d’exploitation AREVA a extrait 100 000 tonnes d’uranium et le Niger n’a eu que 3 000 tonnes de ce uranium sous forme d’uranate avec 20 000 tonnes de boue radioactive. On voit aisément comment le Niger est exploité, piller de ses ressources, on voit aussi comment est-ce que les contrats sont très mal négociés avec une complicité de plusieurs acteurs y compris certaines autorités. Aujourd’hui c’est à juste titre que les autorités nigériennes actuelles ont demandés une révision de ses contrats qui lèsent beaucoup la partie nigérienne. Les intérêts du Niger doivent primer par-dessus tout et nous devons tous apporter notre soutien à cette décision courageuse quand on sait que à chaque fois qu’un chef d’Etat nigérien décide de se mesurer aux puissances impérialistes il est éjecter de son siège, nous avons encore en mémoire le coup d’Etat militaire contre Hamani Diori qui voulait aussi révisé ces contrats, c’était le cas aussi de l’ex-président Tandja qui a osé mettre en valeur notre uranium, et aujourd’hui les nigériens doivent tous faire pour que le Niger sorte gagnant dans ce bras de fer avec AREVA. L’uranium appartient aux nigériens et la France à travers son groupe AREVA doit se conformer aux exigences des nigériens si non pourquoi pas diversifier nos partenaires ou même envisager purement et simplement une nationalisation de toutes les compagnies exploitants l’uranium au Niger. L’uranium n’appartient pas à la France mais au peuple nigérien et dans cette situation nous ne pouvons pas attendre, il faut revoir les contrats, exiger le démarrage de l’exploitation de la mine d’Imouraren et faire profiter les populations nigériennes des retombées de cette exploitation.
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Moctar le panafricain
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