jeudi 1 mars 2012

Vers une nouvelle balkanisation de l’Afrique


D
iviser en États autonomes un ensemble territoriale ou politique, afin de profiter des divisons ainsi crées ou fractionner une institution, une administration et la rendre inefficace,… toutes ces définitions données par le dictionnaire Larousse renvoient au concept de la balkanisation qui a pendant longtemps été une arme pour les grandes puissances afin d’avoir un contrôle sur des richesses naturelles. Ce processus de morcellement géographique et politique a surtout été d’actualité en Europe avec l’éclatement de la Yougoslavie en 1989. Cet éclatement a favorisé la création de sept autres États (Bosnie, Croatie, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie, Slovénie). Le continent africain n’est pas resté en marge de cette politique politicienne des grandes puissances impérialistes.
En effet le projet de balkanisation de l’Afrique a commencé depuis la conférence de Berlin (1884 à 1885) où les grandes puissances avaient décidées de tracer les frontières de l’Afrique. Le continent noir fut divisé en plusieurs États sans prise en compte des facteurs socio-culturels, politiques et économiques du continent. Ce qui continu aujourd’hui sans doute à produire de grands impacts sur la stabilité politique, économique et culturelle de l’Afrique. Les puissances impérialistes feront tout pour s’opposer à une unification politique, économique, administrative et culturelle des États africains, malgré la décolonisation et les indépendances. À l’époque, deux groupes s’opposeront sur l’attitude à adopter face aux politiques néocoloniales qui visaient la balkanisation de l’Afrique. Il s’agit du groupe de ceux qu’on appelait les révolutionnaires proche de l’URSS qui prônaient l’unité africaine et le panafricanisme (groupe de Nkrumah, Sékou Touré, Modibo Keita...) et le groupe des modérés et pro-occidentaux (groupe de Sir Tafawa Balewa du Nigeria, l’Ivoirien Félix Houphouët Boigny…). Ce dernier groupe ne voulaient pas d’une unité africaine immédiate car étant trop proche des puissances occidentales qui n’avaient pas intérêt à voir l’Afrique s’unir. C’est ainsi que les divisions internes entre africains affaiblirons d’avantage le jeune continent. Ceci aura pour conséquences le pillage du sous-sol africain. La guerre du Biafra au Nigéria, la cession du Katanga, la multiplication des guerres tribales et religieuses, le génocide au Rwanda, la guerre au Libéria, les rébellions armées en Sierra Léone, au Congo…, conduiront l’Afrique vers une balkanisation qui ralentira encore le développement économique du continent le plus riche du monde.
Aujourd’hui encore, de part tous les évènements qui se sont déroulés et qui continuent de voir le jour en Afrique, on peut sans risque de se tromper affirmer que l’Afrique connait sa troisième phase de balkanisation après celles de la conférence de Berlin et de la période d’après indépendance. En effet le conflit ivoirien qui durera plus de 10 ans et qui continu aujourd’hui encore n’est qu’une volonté politique de la France qui divise pour mieux régner et piller les richesses ivoiriennes. Dans ce conflit qui oppose les ivoiriens, les médiats impérialistes ont alimentés d’abord les divisions entre sudistes et nordistes et plus tard des divisions ethniques et inter-religieuses. Cette dernière stratégie de division est celle qui est encore aujourd’hui appliquée au Nigéria avec la création de Boko Haram pour diviser les musulmans au nord et les chrétiens au sud. Le cas de la Libye qui se trouve être le plus spectaculaire a consisté à monter une partie de la population contre le régime de Kadhafi. La cible des puissances impérialistes dans ce conflit a été des régions stratégiques comme Benghazi et Misurata où se trouvent beaucoup de richesses. Aujourd’hui la Libye d’après Kadhafi se trouve avec deux administrations, une à Benghazi et l’autre à Tripoli avec des populations qui s’opposent entre elles. Les impérialistes sont allés jusqu’à imposer la cession du territoire en deux et aujourd’hui c’est ce qu’ils cherchent à faire au Mali avec la création du MNLA (mouvement de libération de l’air et de l’Azawad). C’est le cas aussi de la Somalie avec la création du terrorisme et le maintien de la menace des Shebabs qui contrôlent la majeure partie du sud de la Somalie. Tous ceci rendant ainsi le pays vulnérable, faible, quasiment sans État. La Somalie a perdu toute sa souveraineté, ce qui a eu pour conséquence l’émergence de grands réseaux de piraterie, de trafic de drogue et d’armes.
Ainsi derrière toute idée de rébellions, de guerres civiles, de conflits inter-religieux, d’idées séparatistes ou d’autonomie et d’indépendance et de terrorisme, il y a une main des grandes puissances comme la France, les États-Unis d’Amérique et la Grand Bretagne. Ces puissances ne visent que la balkanisation de l’Afrique pour contrôler les pôles stratégiques, les ressources naturelles africaines leur garantissant la sécurité énergétique ; mais aussi pour l’implantation des bases militaires dans des régions stratégiques comme le Sahara d’où se développent de vastes réseaux de trafics d’armes et de drogue. Et pour mettre fin à toutes ces manœuvres impérialistes et néocoloniales l’Afrique doit véritablement s’unir autour de la cause panafricaine et autour du projet des États-Unis d’Afrique. L’Afrique doit aller vers une intégration très poussée, développer la question panafricaine dans les administrations, dans les écoles, dans les parties politiques et dans les sociétés civiles. L’Afrique doit aussi se doter d’institutions fortes et uniques pour tous le continent avec à leur tête des hommes forts et compétents qui ne servirons pas les ennemies de l’Afrique mais les populations africaines.  Il faut mettre en valeur nos ressources humaines et naturelles, inculquer aux populations le civisme et l’amour de la patrie, sensibiliser les populations pour un changement de mentalité et de comportement à l’égard des occidentaux qui en réalité n’aiment pas l’Afrique mais son sous-sol. Cela doit en fin être un combat de tous les jours et un combat de tous un chacun de nous. L’Afrique doit s’unir ou être balkaniser à nouveau.

3 commentaires:

  1. Merci pour ce poste. J'espère que les autres le liront.

    RépondreSupprimer
  2. c'est une bonne analyse , mais est-ce faisable? l'idée d'une union africaine n'est pas née aunjourdhui .les occidentaux ont plusieurs ondes d'avances sur nous que tous processus d'union sera sévèrement reprimé!regardez en cote d'ivoire, avec bagb

    RépondreSupprimer
  3. salut je ne gardera pas l'anonymat. Très belle pensée et bonne initiative, je suis BERTHE SAMOUROU élève à Soubré une ville de la Côte d'Ivoire. Pour ce qui est du conflit ivoirien j'ai toujours dis à mes amis que s'était entièrement de notre faute à tous. J'appartiens à la tribu PHEUL du fait de mon appartenance l'on m'a donné la nationalité MALIENNE sachant que j'ai la nationalité IVOIRIENNE du fait que je suis née en CI en plus j'ai un parent IVOIRIEN. Là n'est pas le but de mon combat, mon objectif à moi est que nous la jeunesse AFRICAINE doit avec respect, considération pour notre chère Afrique veillé à sa libération en vue d'une AFRIQUE UNIFIER. J'ai foi qu'un jour tous les Africains auront la véritable indépendance.
    Merci à ce site de nous permettre d'affirmer notre visée pour l'Afrique.
    POUR TOUTE PERSONNE VOULANT S'UNIR A LA CAUSE AFRICAINE ET NON DES OCCIDENTAUX QU'IL CHERCHE à ECOUTER LES CHANSONS DE << BLACK SO MAN.

    RépondreSupprimer

Moctar le panafricain

Moctar Le Panafricain vous souhaites la bienvenue sur le blog jeunesse africaine,un blog pan-africaniste pour l'Afrique et par la jeunesse africaine pour être au cœur de l'actualité africaine et internationale.