mercredi 23 mai 2012

Un démantelement de l’État malien ?

Grande nation africaine avec une l’histoire glorieuse ,le Mali  est aujourd’hui dans une situation difficile qui porte à croire qu’il s’agit bien du démantèlement de l’État. Tout comme la Somalie ,le Mali est victime des politiques politiciennes des puissances impérialistes mais aussi et surtout de l’immaturité politique de ses populations ,car on le dit souvent le mal de l’Afrique c’est d’abord les africains eux-mêmes.
Ce démantèlement a commencé depuis l’attaque de Ménaka le 17 janvier et Aguelhok et Tessalit le 18 Janvier par les rebelles Touaregs du MNLA(mouvement de la libération de l’Azawad).Les négociations des autorités maliennes, les offensives de l’armée malienne ,et les tentatives de négociation des pays voisins comme l’Algérie ,ne donnèrent rien au contraire la nation malienne a continué tout droit vers une partition avec une occupation total du nord-mali par les rebelles et les islamistes d’Ansar Dine ,avec plus tard le 6 Avril la proclamation de l’indépendance de l’Azawad par le MNLA. Il faut cependant souligner cette indépendance et le démentiellement de l’État malien ont été accélérés par le coup d’État du capitaine Sanago contre Amadou Toumani Touré qui avait du mal à gérer cette crise.
C’est avec l’arrivée au pouvoir de la junte militaire que la CDEAO avec à sa tête Ouattara un président lui aussi arrivé au pouvoir après un bain de sang ,va prendre position pour exiger le rétablissement de l’ordre constitutionnel au risque d’infliger un embargo au Mali, embargo qui sera effectif et obligera la junte à faire des concessions en demandait cette fois si l’envoie des troupes de la CDEAO pour rétablir l’intégrité territoriale du nord. Un accord cadre sera signé le 6 Avril entre la CDEAO et la junte, accord qui permettra la levée de l’embargo .Le 12 Avril comme le prévoyait l’accord de wagadougou Dincounda Traoré deviendra président intérimaire pour une période de 40 jours ,il nomma un premier ministre de transition le célèbre Cheik Modibo Diarra. Après ces évènement la junte continua d’avoir un contrôle effectif sur le pouvoir , ce qui va suscité le 30 Avril une tentative de contrecoup d’État.
Après la fin de la transition la crise malienne n’a toujours pas de solution, au contraire elle s’est même empirée parce que le nord reste toujours occupé par les rebelles et les islamistes de toutes les nationalités confondu rendant la vie impossible aux populations ,à Bamako on ne sait plus qui gouverne, qui décide de quoi ,le capitaine Sanago reste toujours affiché au lieu de rejoindre les casernes ou aller reprendre le nord .Il a fallu le lundi 21 pour qu’un accord entre la junte et la CDEAO intervienne à nouveau pour permettre le prolongement de la transition de Dinkounda de un an ,et le capitaine tira de passage son épingle du jeu on arrachant le statut d’ancien chef d’État avec tous les avantages comme si en prenant le pouvoir il a apporté quelque chose de grand au malien, un statut d’ancien chef d’État ça se mérite mon capitaine .La CDEAO venait en fait de choisir un président aux maliens ce qui va faire des mécontents surtout dans le rang des alliés de la junte avec notamment l’agression du président intérimaire dans son palais en le blessant grièvement et en proposant le capitaine Sanago comme président de la transition.
D’après tous ces évènements on peut sans de se tromper dire qu’il s’agit bien du démantèlement de l’État malien car aucuns des acteurs en cause n’agit véritablement pour la cause malienne .Les intérêts individuels sont mis en avant et la question essentielle de l’intégrité du territoire malien n’est même plus d’actualité. Les maliens sont aux yeux de tout le monde car ils restent désunis, et faible face à cette situation .Il faudrait que chaque malienne et malien puissent se rappeler de l’histoire du Mali qui est une histoire glorieuse ,le Mali ne mérité pas ce qui lui arrive aujourd’hui ,il faut un dépassement de soi pour s’assoir et discuter car aujourd’hui la meilleur voie de sortie de crise reste le dialogue ,un dialogue uniquement entre les maliens pour sauver ce qui reste de leur dignité ,de leur patrie et de leur honneur.

samedi 21 avril 2012

La libération de l’Azawad qu’a-t-elle apporté pour les populations du nord?


Depuis la proclamation de l’indépendance de l’Azawad le 6 Avril par les séparatistes Touaregs après une lutte armée, il faut aujourd’hui faire un bilan de la situation au nord Mali pour voir qu’elles sont les apports de cette libération notamment pour les populations vivant dans cette zone qui a été pendant longtemps un champ de lutte armée, de terrorisme, de trafic de drogue et d’armes, mais aussi une zone touristique avec ces villes historiques comme Tombouctou.
Au lieu d’une libération de l’Azawad le MNLA(mouvement national pour la libération de l’Azawad)et les autres groupes qui opèrent dans cette région(Ansar Dine ,AQMI,…),ont d’avantage compliqués la situation pour cette région et les populations qui s’y trouvent. De Kidal ,à Gao, Tombouctou, Ménaka, Tessalit ,Aguelhok,…cette idée séparatiste n’a pas manqué d’avoir des conséquences économiques, sociales, et politiques.
Sur le plan économique toute la zone du nord mali reste sérieusement handicapé ,les banques, les magasins, sont soit fermés, soit pillés par les insurgés, les échanges commerciaux se font aujourd’hui rare dans cette zone du fait de l’insécurité .Nombreux sont les commerçants et opérateurs économiques qui ont fui les combats en abandonnant tous, et aujourd’hui les populations de cette zone qui ont eu le courage de rester se plaigne d’un manque d’argent et de produits de première nécessité .Sur le plan social ou la situation est catastrophique ,les secteurs sociaux déjà en difficulté dans le nord-mali se compliquent d’avantage avec cette crise. Cette crise touche beaucoup plus l’humanitaire, on parle aujourd’hui de plus de 300 000 milles maliens qui ont fui les combats et se sont réfugiés dans des camps au Niger, au Burkina Faso ,en Mauritanie et en Algérie, vivant souvent dans des conditions difficiles, sans eaux potable, sans nourriture ,sans gite, sans soin .La scolarité des enfants reste perturbé car ayant fui les zones de combats. On voit des images choquantes d’enfants et de femmes maliennes faisant la queue pour avoir quelques litres d’eaux, ou quelques tasses de céréales et pire encore il fallait ajouté à cette crise l’insécurité alimentaire qui était déjà présente du fait de mauvaises saisons .C’est le lieu de féliciter et d’encourager toutes les organisations non gouvernementales nationales et internationales qui travaillent chaque jours pour améliorer les conditions de vie de ces populations victime de l’agissement de quelques-uns parmi eux. Sur le plan politique le nord-mali reste couper du reste du pays et de la communauté international. C’est l’isolement total et cela est d’avantage lié avec les évènements intervenu récemment à Bamako, en occurrence le coup d’État militaire contre le président sortant ATT. Notons cependant que avec le rétablissement de l’ordre constitutionnel le nouveau premier ministre Modibo Diarra envisage des négociations avec les rebelles. Mais la grande est question est négocier sur quelles bases ?le nord-mali ira-t-il aux élections ?les nouvelles autorités reconnaitrons la séparation de l’Azawad ou iront-ils vers un fédéralisme comme solution ?la situation politique au nord reste dépendante de la prise de position des nouvelles autorités et de la communauté internationale.
Enfin disons qu’Il y a jamais eu de bonne guerre, les populations civils sont celles qui payent toujours le grand prix de nos luttes internes ,luttes souvent alimenter par des puissances impérialistes pour affaiblir nos États et faire main basse sur nos ressources naturelles. Il faudrait que tous les acteurs en cause dans crise malienne mettent en avant les intérêts du Mali et des populations pour mettre fin à cette dur épreuve qu’endure ces femmes et ces enfants.

samedi 14 avril 2012

La chute du régime de Kadhafi déstabilise toute la bande Sahélo-Saharienne


Depuis la chute du régime de Kadhafi les États Sahélo-sahariens doivent faire face désormais faire face soit à des mouvements de rebellions ,soit au terrorisme ,soit à l’insécurité alimentaire et aux mouvements massifs de réfugiés. MNLA(mouvement national de libération de l’Azawad),Ansar Dine, AQMI ,Boko Haram du Nigeria qui s’ étend un peu partout voilà les nouveaux concepts qui dominent l’actualité dans toute la bande sahélo-saharienne .Avec 42 années passées au pouvoir Kadhafi a été un acteur très important dans la gestion des crises et le maintien de la paix dans toute cette bande. Il a réussi à unifier et à intégrer beaucoup de tribus qui aujourd’hui se sont lancées dans des conflits identitaires ou souvent des idées séparatistes. Obama, Sarkozy et Cameron en poussant l’ONU à voter la résolution 1973 qui a autorisé l’OTAN à mettre à feu la Libye, n’ont pas pris en compte les répercutions que la chute du régime de Kadhafi pouvait avoir sur les pays Sahélo-saharien.
De par les objectifs cachés de ces puissances impérialistes dans cette guerre en Libye on peut sans risque de se tromper affirmer que ces puissances savaient bien ce qu’elles faisaient car elles savaient bien que la chute du régime de Kadhafi entrainera avec elle une déstabilisation totale d’abord de la Libye mais aussi de tous les pays qui font frontières ou qui entretiennent des liens forts avec le régime de Kadhafi. Et toutes ces politiques politiciennes dans le seul but de contrôler les innombrables richesses que regorge ces régions notamment le pétrole, l’or, l’uranium ,le gaz,…mais aussi pour réguler les trafics de drogue et d’arme qui sont récurent dans toute cette bande. Diviser pour mieux contrôler voilà le concept que ces puissances ont mis en avant pour atteindre leurs objectifs. Aujourd’hui la Libye que Kadhafi a construite pendant 42 ans se résume à des guerres entre tribus(Tarhouna,Sirte,Zouhara,Sabha,Tripolie…),Toubou,Touareg,Arabe s’affrontent pour des postes ou terres ,la ville de Benghazi ou la révolution a vu la jour réclame même son indépendance. Des pays comme le Niger, l’Algérie, le Tchad, la Mauritanie ,devront faire à leur tour face à des mouvements de réfugiés ,circulation d’hommes souvent avec des armes pillées dans les dépôts de Kadhafi, mouvement de groupes terroristes(Boko Haram ,AQMI) ce qui fait accroitre l’insécurité dans ces pays. La première victime direct de la chute de Kadhafi a été la nation  malienne qui très malheureusement fait aujourd’hui face à des mouvements de rebellions touareg ,de terroristes ,et une crise politique sans précédente .Le Mali tend aujourd’hui droit vers une partition sous le regard complice de ces mêmes acteurs qui ont assassinés Kadhafi. Les armes et les hommes qui prennent aujourd’hui le dessus au Mali proviennent tous de la Libye ,et crise malienne a atteint son paroxysme avec une rébellion touareg soutenu par la France, rébellion qui contrôlerait aujourd’hui tous le nord-mali. Le comble c’est que à cette rébellion il faut ajouter la présence de groupes islamistes qui visent la création d’État islamique basé sur la charia. Tous ces évènements au Mali ne peuvent pas passer sans répercussion sur les pays voisins comme le Niger, l’Algérie ,l’Algérie qui est dorénavant une cible potentielle pour les puissances impérialistes car ayant échappée au printemps arabe.
Après la déstabilisation de la Libye hier c’est une suite logique ,le Mali est passé aujourd’hui et demain ça sera le Niger, l’Algérie ou la Mauritanie ,…il est évident que la balkanisation de l’Afrique est en marche ,les africains doivent prendre  conscience que ces puissances impérialistes qu’on accuse toujours de nos malheurs profitent  nos  divisions internes pour atteindre leurs objectifs .Et cependant pour faire face à toutes ces menaces les africains ont l’obligation de s’unir et de revenir vers des concepts comme le panafricanisme ,les États-Unis d’Afrique tant prôner par nos ainés. Il fallait à tous prix pour les pays africains de défendre le régime de Kadhafi qui  avait beaucoup de projets pour l’Afrique, aujourd’hui c’est des centaines de milliard que perdent beaucoup de pays africains du faite de la chute de Kadhafi ,c’est aussi plusieurs pays qui sont déstabilisés, c’est plusieurs populations africaines qui ont quittés la Libye et se retrouvent aujourd’hui sans emplois ,c’est en fin plusieurs groupes armés qui ont quittés la Libye pour s’installer dans des pays voisins de la Libye. Ou est alors la communauté international pour aider ces pays à faire face à ces nouveaux défis qui s’ajoutent à ceux déjà existant(lutte contre l’insécurité alimentaire ,le chômage, les maladies,…).

jeudi 22 mars 2012

Les raisons d’un coup d’État militaire regrettable au Mali :

Après de longue années de crises liées aux mouvements de rebellions ,de contestations politiques avec la série de coup d’État que nous connaissons ,le Mali pays de l’Afrique de l’ouest connaitra durant une vingtaine d’années une stabilité et une relance de son économie exemplaire sur le continent africain. Cela a été sans doute l’œuvre de l’ancien président Alpha Omar Konaré et le président sortant actuelle Amadou Toumani Touré qu’on appelle chez lui ATT. Avoir la stabilité politique dans son pays est une chose, préserver cette stabilité politique en est une autre .Du coup ces dernières années il y a aura au Mali une montée de groupes terroristes avec notamment la présence d’AQMI qui se lancera dans l’enlèvement des occidentaux dont ils détiennent encore des otages ,montée de réseaux de trafiquants de drogue et d’arme ,et à toutes ces premières menace pour la stabilité au Mali il fallait ajouté le retour massif de certains groupes ayant combattu au côté du guide libyen Kadhafi dans la guerre impérialiste qui l’avait opposé aux forces de l’OTAN. C’est ainsi qu’à partir de la date du 17 Janvier le monde entier fera la découverte du MNLA(mouvement national de libération de l’Azawad),avec notamment les premières attaques contre l’armée malienne à Ménaka ,Tessalit ,Aguelhok ,ce mouvement qui loin des causes lointaines du départ de ATT donnera du fil à torde à l’armée et autorité malienne avec notamment comme revendication la cession du territoire et la création d’un État pour les Touaregs de l’Azawad.
Cependant la passivité avec laquelle ATT a géré les questions terroristes ,les questions liées aux prises d’otages français ,la question du trafic de drogue au Nord Mali , la question des Touaregs rentrés de la Libye lourdement armé ,sera sans doute la conséquence logique de ce que le Mali Vivera aujourd’hui. Mais il ne faudrait pas surtout aussi occulté la responsabilité de la communauté internationale qui avait déclenché cette guerre en Libye qui a eu aujourd’hui des répercussions sur le Mali et bientôt sur d’autres pays voisins du Mali, la responsabilité de toute l’Union Africaine qui n’a pas su intervenir à temps pour éviter le pire aux populations maliennes.
Toute fois c’est face aux différentes humiliations que l’armée malienne a subit face au MNLA qui gagne de plus en plus du terrain et qui contrôlerait plus d’un tiers du territoire malien ,c’est aussi face aux manques de matériaux de guerre pour l’armée malienne ,bref face à la mauvaise gestion de ce conflit qu’un groupe de soldats a lancé une mutinerie partie de Katie à la date du 21 Mars. Cette mutinerie gagnera Bamako avec notamment la prise de la Télé National malienne et plusieurs autres télés et radios privées ,la prise également de l’aéroport de Bamako ,et enfin la prise du palais présidentielle .Ces Mutins sous commandement du capitaine Amadou Sanago annoncerons à la télévision nationale la prise du pouvoir par l’armé pour la restauration de l’État et le redressement de la démocratie, mettant en place ainsi le comité national pour le redressement de l’État et de la restauration de la démocratie. Ainsi ce comité a remis en cause l’ordre constitutionnel chèrement acquis au Mali pour soit disant se donner les moyens les moins de combattre la rébellion armée touareg car pour ces soldats les autorités faisaient preuve de passiveté et de l’laxisme dans la gestion de cette crise.
Mais en réalité il faut aller loin chercher les raisons de ce coup d’État qui est aujourd’hui déplorer par toute la communauté africaine car il s’agit d’un acte antipatriotique. Souvenez-vous de la position de la Mauritanie et de la France à l’égard de la gestion des mouvements terroristes par ATT, souvenez-vous également de la position française sur la rébellion du MNLA. Tout porte à croire qu’il y a des mains étrangères dans ce coup d’État pour soit favoriser la libération des otages français ,ou soit favoriser la création rapide de ce État de l’Azawad ,ou soit pouvoir mettre fin à la montée islamiste. Il y  en a certainement ceux qui tireront profit ce acte combien regrettable pour le Mali .Et cela conforte nos dires car le président malien a bien de fois été jugé comme complice de ce qui se passe au Nord pour se maintenir au pouvoir et si aujourd’hui n’ayant plus de voie de sorti onéreuse n’a-t-il pas lui-même organiser le coup d’État pour fuir ses responsabilités ?ce qui est notre deuxième hypothèses. Il serait peut-être utopique de penser que ATT est le commanditaire du coup d’État qui a anticipé son départ du pouvoir ,mais il faut regarder la logique des évènements qui n’ont pas de sens et qui semblent trop facile .Il n’y a pas de raisons solides pour justifier ce coup d’État ,la seule raison crédible est que ATT les autorités maliennes sont face à une situation difficile à gérer et qu’ils ne veulent pas négocier avec le MNLA pour endosser la responsabilité de la cession du territoire malien, alors il faille organiser un semblant de coup d’État pour laisser les nouvelles autorités de transition gérée la situation ,et on sait très bien que en Afrique les régimes de transition ne sont jamais taxés pour leur mauvaises gestions ,pour les crimes et dilapidation des biens publics qu’ils commettent. L’avenir nous édifiera d’avantage.

samedi 17 mars 2012

Le MNLA gagne du terrain face à une armée malienne faible ,ATT est-il contraint de négocier ?

Depuis les premières opérations du 17 Janvier à Ménaka et dans la région de Kidal ,le MNLA(mouvement national pour la libération de l’Azawad) n’a cessé de faire parler de lui .Les autorités maliennes tous comme la communauté internationale ont pris à la légère ce mouvement qui s’érige aujourd’hui en une force qu’il faut prendre au sérieux.
En effet la naissance de ce mouvement n’est que la conséquence logique des bombardements de l’OTAN sur la Libye qui ont finis par mettre fin au régime du guide libyen Kadhafi qui a été un acteur important dans le maintien de la paix dans les pays qui compose le Sahel .La chute du régime de Kadhafi a permis à plusieurs groupes de s’emparer d’armes lourdes ,groupes parmi lesquels des Touaregs qui avaient combattu a Sebha au côté de l’armée libyen et l’un des chefs de ces groupes Touaregs Mohammed Ag Najem colonel dans l’armée libyen est rentré au Mali pour lancer la plus grand rébellion armée touareg que le Mali n’a jamais connu.
Il faut cependant souligner que les responsabilités liés au déclanchement de cette rébellion sont partagées entre plusieurs acteurs .D’abord il s’agit de dégager la responsabilité des puissances impérialistes qui ont menés cette guerre contre Kadhafi sans mesurer les conséquences pour les pays voisins de la Libye ,il y a aussi la responsabilité du CNT qui a aveuglement mené sa révolution sans sécuriser les frontières ,Kadhafi est également responsable pour avoir permis le pillage des dépôts d’armes ,il y a aussi la responsabilité du Niger et de l’Algérie qui ont laissés ces rebelles passés par leurs frontières car le Mali ne fait pas frontière avec la Libye ,et enfin la responsabilité des autorités maliennes à la tête desquelles le président Toumani Touré qui a fait preuve de naïveté en laissant des hommes lourdement armé rentrer dans le territoire malien .ATT aurait dû faire comme le président Nigérien ,désarmer les rapatriés de la Libye avant de les laisser franchir les frontières. ATT est aujourd’hui en train de payer le prix de ces passivités dans la sécurisation de son pays mais aussi des pays voisins notamment dans la gestion des menaces terroristes des islamistes d’AQMI, des rebellions touareg ,et des trafiquants de drogue.
Sur le terrain le Mali a face lui un MNLA différent des autres mouvements de rébellion ,d’abord de par sa puissance militaires mais aussi de par ses revendications qui ne se limitent plus cette si fois si à l’insertion des populations du nord ou à des questions d’emplois ou économiques, mais l’autonomie totale de la région de l’Azawad avec la création d’un nouvel État pour les Touaregs comme promis par la puissance coloniale française depuis la pénétration coloniale .Le massacre d’Aguelhok ,la prise du camp militaire d’Amachach et toute la ville de Tessalit, Libération de la Ville de Goudam (Région de Tinbouctou),contrôle d’un Camp d’Entraînement de la milice militaire malienne à Soudere-Gourma,…le MNLA contrôle désormais plus 1/3 du territoire maliene et envisage de prendre le contrôle de Kidal ,Ménaka et Tombouctou pour avoir un contrôle effective sur l’Azawad dont il réclame .Ce qui est dramatique c’est que l’armée malienne est incapable de bloquer cette marche vers la séparation mettant ainsi en cause la souveraineté de l’État malien qui est à la limite ridiculiser par les fuites de son armée ,par des morts et prise d’otage au sein de cette armée.
Soutenu par le mouvement islamiste touareg Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali et AQMI(Al-Qaïda au Maghreb Islamique),le MNLA est plus que jamais en position de force et contraint les autorités maliennes à la négociation. Il est évident que avec toutes ces villes prises par le MNLA ,les otages et les morts dans le rang de l’armée malienne ,les soutiens internes et externes dont bénéficie le MNLA ,les milliers de maliens ayant fuient les combats et refugiés dans des camps au Niger ,au Burkina Faso ,en Mauritanie et en Algérie, et avec l’approche des élections ,le président malien est aujourd’hui obligé de négocier avec les rebelles. Mais la grande question qui se pose est négocier sur laquelle base car les autorités maliennes insistent sur le fait que la souveraineté du Mali n’est pas négociables alors même que c’est là que se trouve la principale revendication des rebelles.
ATT doit-il concéder la souveraineté de son pays à une force africaine pour mettre fin au MNLA ?
ATT doit-il négocier avec le MNLA sur une décentralisation plus poussée avec une réelle autonomie et insertion des populations du nord ?
ATT doit-il accepter la création de l’État touareg ?
ATT fait-il preuve de passivité exprès pour se maintenir au pouvoir ?
L’État touareg naitra-t-il un jour ?,les jours à venir nous édifierons d’avantage sur ces questions que beaucoup se posent aujourd’hui.


lundi 5 mars 2012

Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?


P
our changer le cour de l’histoire africaine, pour maintenir l’Afrique dans la dépendance, pour piller les richesses de l’Afrique sans être inquiéter, pour affaiblir les États africains, les institutions et organismes africains, et pour lutter contre la montée du nationalisme africain, les puissances impérialistes comme la France, les États-Unis et la Grande Bretagne, ont toujours fait recourt aux assassinats politiques qui restent toujours impunis pour des raisons politiques et économique. La dernière conspiration de ses puissances impérialistes a été l’assassinat du Guide libyen Kadhafi en qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir combattu pour la cause africaine et pour avoir défendu sa patrie. Comme dans bien d’autres cas, la commission des Nations Unies, la cour pénale internationale (CPI), Human right Watch, la cour international de justice (CIJ),... ne donnent aucune suite sur les circonstances de l’assassinat du guide libyen, aucune enquête, aucun jugement, aucune procédure, alors que les témoignages, les images, démontrent, ces crimes sur le guide, sa famille et les populations libyenne.
Avant cet épisode triste de l’histoire africaine il y a eu bien d’autres cas d’assassinats politiques en Afrique préparés par La CIA (centrale intelligence agency), ou par les services secrets français. C’est ainsi que plusieurs leaders politiques africains payeront de leur vie pour avoir défendu les intérêts de leurs pays et de l’Afrique. Et aujourd’hui encore aucune justice n’a été rendue pour les familles des défunts, pour leur pays et pour l’Afrique. On se souvient encore de Mehdi Ben Barka enlevé et assassiné à Paris par deux hommes blancs le 29 Octobre 1965. Ben Barka était ce grand nationaliste marocain qui a mené une grande révolution au Maroc et en Afrique pour l’autodétermination des peuples. Il a été sauvagement assassiné par la France pour ses idées. Toujours à Paris la sud-africaine Dulcie September représentante de l’ANC en France fut assassiné le 29 Mars 1988. Hamilcar Cabral président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et Cap Vert sera aussi assassiné devant sa femme pour ses idées contre l’impérialisme le 20 Janvier 1973. Patrice Lumumba quant à lui sera exécuté le 20 Janvier 1961 par la CIA sous l’ordre du président américain Eisenhower. Car Lumumba constituait une grande menace pour les idées impérialistes et pour le projet d’une balkanisation du Congo qui permettra le pillage des ressources naturelles du Congo. Le jeune capitaine Thomas Sankara connaitra aussi le même sort. Assassiné pour ses idées Thomas Sankara a fait aussi de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme son cheval de bataille ce qui va lui couter la vie. Sylvanus Olympio, président de la république du Togo sera aussi assassiné par Eyadema avec la complicité des officiers français présent sur place en 1963. Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la république du Niger, Mohammed Boudiaf, président de la république d'Algérie, Anouar el-Sadate, président de la république d'Égypte, Murtala-Ramat Mohammed, président de la république du Nigeria…,Tous ces présidents africains ont été assassinés pour des causes bien déterminées.
Aujourd’hui encore ces assassinats politiques des grands hommes politiques et journalistes africains continuent sous le regard de la justice internationale qui prend toujours parti avec les commanditaires. Notons cependant que ces manœuvres politiciennes qui visent à priver l’Afrique de ses plus grands leaders et l’affaiblissement des organisations politiques et économiques de l’Afrique sont l’œuvre des puissances impérialistes mais avec la complicité de certains fils du continent qui jouent le jeu de ses puissances impérialistes. Cependant ces assassinats sont toujours restés impunis pars que quelque part il y a toujours une main française ou américaine qui est impliquée. Ce qui fait que l’affaire est étouffée et les assassins resteront toujours libres sans être inquiété. Et cela continuera tant que les africains n’ont pas pris conscience de cela. Hier c’était Sankara, Lumumba, Kadhafi, demains c’est peut-être vous ou moi, car ces puissances impérialistes sont toujours prêtes à mettre fin à tous élan nationaliste qui chercherait des intérêts pour l’Afrique.

jeudi 1 mars 2012

Vers une nouvelle balkanisation de l’Afrique


D
iviser en États autonomes un ensemble territoriale ou politique, afin de profiter des divisons ainsi crées ou fractionner une institution, une administration et la rendre inefficace,… toutes ces définitions données par le dictionnaire Larousse renvoient au concept de la balkanisation qui a pendant longtemps été une arme pour les grandes puissances afin d’avoir un contrôle sur des richesses naturelles. Ce processus de morcellement géographique et politique a surtout été d’actualité en Europe avec l’éclatement de la Yougoslavie en 1989. Cet éclatement a favorisé la création de sept autres États (Bosnie, Croatie, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie, Slovénie). Le continent africain n’est pas resté en marge de cette politique politicienne des grandes puissances impérialistes.
En effet le projet de balkanisation de l’Afrique a commencé depuis la conférence de Berlin (1884 à 1885) où les grandes puissances avaient décidées de tracer les frontières de l’Afrique. Le continent noir fut divisé en plusieurs États sans prise en compte des facteurs socio-culturels, politiques et économiques du continent. Ce qui continu aujourd’hui sans doute à produire de grands impacts sur la stabilité politique, économique et culturelle de l’Afrique. Les puissances impérialistes feront tout pour s’opposer à une unification politique, économique, administrative et culturelle des États africains, malgré la décolonisation et les indépendances. À l’époque, deux groupes s’opposeront sur l’attitude à adopter face aux politiques néocoloniales qui visaient la balkanisation de l’Afrique. Il s’agit du groupe de ceux qu’on appelait les révolutionnaires proche de l’URSS qui prônaient l’unité africaine et le panafricanisme (groupe de Nkrumah, Sékou Touré, Modibo Keita...) et le groupe des modérés et pro-occidentaux (groupe de Sir Tafawa Balewa du Nigeria, l’Ivoirien Félix Houphouët Boigny…). Ce dernier groupe ne voulaient pas d’une unité africaine immédiate car étant trop proche des puissances occidentales qui n’avaient pas intérêt à voir l’Afrique s’unir. C’est ainsi que les divisions internes entre africains affaiblirons d’avantage le jeune continent. Ceci aura pour conséquences le pillage du sous-sol africain. La guerre du Biafra au Nigéria, la cession du Katanga, la multiplication des guerres tribales et religieuses, le génocide au Rwanda, la guerre au Libéria, les rébellions armées en Sierra Léone, au Congo…, conduiront l’Afrique vers une balkanisation qui ralentira encore le développement économique du continent le plus riche du monde.
Aujourd’hui encore, de part tous les évènements qui se sont déroulés et qui continuent de voir le jour en Afrique, on peut sans risque de se tromper affirmer que l’Afrique connait sa troisième phase de balkanisation après celles de la conférence de Berlin et de la période d’après indépendance. En effet le conflit ivoirien qui durera plus de 10 ans et qui continu aujourd’hui encore n’est qu’une volonté politique de la France qui divise pour mieux régner et piller les richesses ivoiriennes. Dans ce conflit qui oppose les ivoiriens, les médiats impérialistes ont alimentés d’abord les divisions entre sudistes et nordistes et plus tard des divisions ethniques et inter-religieuses. Cette dernière stratégie de division est celle qui est encore aujourd’hui appliquée au Nigéria avec la création de Boko Haram pour diviser les musulmans au nord et les chrétiens au sud. Le cas de la Libye qui se trouve être le plus spectaculaire a consisté à monter une partie de la population contre le régime de Kadhafi. La cible des puissances impérialistes dans ce conflit a été des régions stratégiques comme Benghazi et Misurata où se trouvent beaucoup de richesses. Aujourd’hui la Libye d’après Kadhafi se trouve avec deux administrations, une à Benghazi et l’autre à Tripoli avec des populations qui s’opposent entre elles. Les impérialistes sont allés jusqu’à imposer la cession du territoire en deux et aujourd’hui c’est ce qu’ils cherchent à faire au Mali avec la création du MNLA (mouvement de libération de l’air et de l’Azawad). C’est le cas aussi de la Somalie avec la création du terrorisme et le maintien de la menace des Shebabs qui contrôlent la majeure partie du sud de la Somalie. Tous ceci rendant ainsi le pays vulnérable, faible, quasiment sans État. La Somalie a perdu toute sa souveraineté, ce qui a eu pour conséquence l’émergence de grands réseaux de piraterie, de trafic de drogue et d’armes.
Ainsi derrière toute idée de rébellions, de guerres civiles, de conflits inter-religieux, d’idées séparatistes ou d’autonomie et d’indépendance et de terrorisme, il y a une main des grandes puissances comme la France, les États-Unis d’Amérique et la Grand Bretagne. Ces puissances ne visent que la balkanisation de l’Afrique pour contrôler les pôles stratégiques, les ressources naturelles africaines leur garantissant la sécurité énergétique ; mais aussi pour l’implantation des bases militaires dans des régions stratégiques comme le Sahara d’où se développent de vastes réseaux de trafics d’armes et de drogue. Et pour mettre fin à toutes ces manœuvres impérialistes et néocoloniales l’Afrique doit véritablement s’unir autour de la cause panafricaine et autour du projet des États-Unis d’Afrique. L’Afrique doit aller vers une intégration très poussée, développer la question panafricaine dans les administrations, dans les écoles, dans les parties politiques et dans les sociétés civiles. L’Afrique doit aussi se doter d’institutions fortes et uniques pour tous le continent avec à leur tête des hommes forts et compétents qui ne servirons pas les ennemies de l’Afrique mais les populations africaines.  Il faut mettre en valeur nos ressources humaines et naturelles, inculquer aux populations le civisme et l’amour de la patrie, sensibiliser les populations pour un changement de mentalité et de comportement à l’égard des occidentaux qui en réalité n’aiment pas l’Afrique mais son sous-sol. Cela doit en fin être un combat de tous les jours et un combat de tous un chacun de nous. L’Afrique doit s’unir ou être balkaniser à nouveau.

Moctar le panafricain

Moctar Le Panafricain vous souhaites la bienvenue sur le blog jeunesse africaine,un blog pan-africaniste pour l'Afrique et par la jeunesse africaine pour être au cœur de l'actualité africaine et internationale.