lundi 5 mars 2012

Par qui et pourquoi les assassinats politiques en Afrique ?


P
our changer le cour de l’histoire africaine, pour maintenir l’Afrique dans la dépendance, pour piller les richesses de l’Afrique sans être inquiéter, pour affaiblir les États africains, les institutions et organismes africains, et pour lutter contre la montée du nationalisme africain, les puissances impérialistes comme la France, les États-Unis et la Grande Bretagne, ont toujours fait recourt aux assassinats politiques qui restent toujours impunis pour des raisons politiques et économique. La dernière conspiration de ses puissances impérialistes a été l’assassinat du Guide libyen Kadhafi en qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir combattu pour la cause africaine et pour avoir défendu sa patrie. Comme dans bien d’autres cas, la commission des Nations Unies, la cour pénale internationale (CPI), Human right Watch, la cour international de justice (CIJ),... ne donnent aucune suite sur les circonstances de l’assassinat du guide libyen, aucune enquête, aucun jugement, aucune procédure, alors que les témoignages, les images, démontrent, ces crimes sur le guide, sa famille et les populations libyenne.
Avant cet épisode triste de l’histoire africaine il y a eu bien d’autres cas d’assassinats politiques en Afrique préparés par La CIA (centrale intelligence agency), ou par les services secrets français. C’est ainsi que plusieurs leaders politiques africains payeront de leur vie pour avoir défendu les intérêts de leurs pays et de l’Afrique. Et aujourd’hui encore aucune justice n’a été rendue pour les familles des défunts, pour leur pays et pour l’Afrique. On se souvient encore de Mehdi Ben Barka enlevé et assassiné à Paris par deux hommes blancs le 29 Octobre 1965. Ben Barka était ce grand nationaliste marocain qui a mené une grande révolution au Maroc et en Afrique pour l’autodétermination des peuples. Il a été sauvagement assassiné par la France pour ses idées. Toujours à Paris la sud-africaine Dulcie September représentante de l’ANC en France fut assassiné le 29 Mars 1988. Hamilcar Cabral président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et Cap Vert sera aussi assassiné devant sa femme pour ses idées contre l’impérialisme le 20 Janvier 1973. Patrice Lumumba quant à lui sera exécuté le 20 Janvier 1961 par la CIA sous l’ordre du président américain Eisenhower. Car Lumumba constituait une grande menace pour les idées impérialistes et pour le projet d’une balkanisation du Congo qui permettra le pillage des ressources naturelles du Congo. Le jeune capitaine Thomas Sankara connaitra aussi le même sort. Assassiné pour ses idées Thomas Sankara a fait aussi de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme son cheval de bataille ce qui va lui couter la vie. Sylvanus Olympio, président de la république du Togo sera aussi assassiné par Eyadema avec la complicité des officiers français présent sur place en 1963. Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la république du Niger, Mohammed Boudiaf, président de la république d'Algérie, Anouar el-Sadate, président de la république d'Égypte, Murtala-Ramat Mohammed, président de la république du Nigeria…,Tous ces présidents africains ont été assassinés pour des causes bien déterminées.
Aujourd’hui encore ces assassinats politiques des grands hommes politiques et journalistes africains continuent sous le regard de la justice internationale qui prend toujours parti avec les commanditaires. Notons cependant que ces manœuvres politiciennes qui visent à priver l’Afrique de ses plus grands leaders et l’affaiblissement des organisations politiques et économiques de l’Afrique sont l’œuvre des puissances impérialistes mais avec la complicité de certains fils du continent qui jouent le jeu de ses puissances impérialistes. Cependant ces assassinats sont toujours restés impunis pars que quelque part il y a toujours une main française ou américaine qui est impliquée. Ce qui fait que l’affaire est étouffée et les assassins resteront toujours libres sans être inquiété. Et cela continuera tant que les africains n’ont pas pris conscience de cela. Hier c’était Sankara, Lumumba, Kadhafi, demains c’est peut-être vous ou moi, car ces puissances impérialistes sont toujours prêtes à mettre fin à tous élan nationaliste qui chercherait des intérêts pour l’Afrique.

jeudi 1 mars 2012

Vers une nouvelle balkanisation de l’Afrique


D
iviser en États autonomes un ensemble territoriale ou politique, afin de profiter des divisons ainsi crées ou fractionner une institution, une administration et la rendre inefficace,… toutes ces définitions données par le dictionnaire Larousse renvoient au concept de la balkanisation qui a pendant longtemps été une arme pour les grandes puissances afin d’avoir un contrôle sur des richesses naturelles. Ce processus de morcellement géographique et politique a surtout été d’actualité en Europe avec l’éclatement de la Yougoslavie en 1989. Cet éclatement a favorisé la création de sept autres États (Bosnie, Croatie, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie, Slovénie). Le continent africain n’est pas resté en marge de cette politique politicienne des grandes puissances impérialistes.
En effet le projet de balkanisation de l’Afrique a commencé depuis la conférence de Berlin (1884 à 1885) où les grandes puissances avaient décidées de tracer les frontières de l’Afrique. Le continent noir fut divisé en plusieurs États sans prise en compte des facteurs socio-culturels, politiques et économiques du continent. Ce qui continu aujourd’hui sans doute à produire de grands impacts sur la stabilité politique, économique et culturelle de l’Afrique. Les puissances impérialistes feront tout pour s’opposer à une unification politique, économique, administrative et culturelle des États africains, malgré la décolonisation et les indépendances. À l’époque, deux groupes s’opposeront sur l’attitude à adopter face aux politiques néocoloniales qui visaient la balkanisation de l’Afrique. Il s’agit du groupe de ceux qu’on appelait les révolutionnaires proche de l’URSS qui prônaient l’unité africaine et le panafricanisme (groupe de Nkrumah, Sékou Touré, Modibo Keita...) et le groupe des modérés et pro-occidentaux (groupe de Sir Tafawa Balewa du Nigeria, l’Ivoirien Félix Houphouët Boigny…). Ce dernier groupe ne voulaient pas d’une unité africaine immédiate car étant trop proche des puissances occidentales qui n’avaient pas intérêt à voir l’Afrique s’unir. C’est ainsi que les divisions internes entre africains affaiblirons d’avantage le jeune continent. Ceci aura pour conséquences le pillage du sous-sol africain. La guerre du Biafra au Nigéria, la cession du Katanga, la multiplication des guerres tribales et religieuses, le génocide au Rwanda, la guerre au Libéria, les rébellions armées en Sierra Léone, au Congo…, conduiront l’Afrique vers une balkanisation qui ralentira encore le développement économique du continent le plus riche du monde.
Aujourd’hui encore, de part tous les évènements qui se sont déroulés et qui continuent de voir le jour en Afrique, on peut sans risque de se tromper affirmer que l’Afrique connait sa troisième phase de balkanisation après celles de la conférence de Berlin et de la période d’après indépendance. En effet le conflit ivoirien qui durera plus de 10 ans et qui continu aujourd’hui encore n’est qu’une volonté politique de la France qui divise pour mieux régner et piller les richesses ivoiriennes. Dans ce conflit qui oppose les ivoiriens, les médiats impérialistes ont alimentés d’abord les divisions entre sudistes et nordistes et plus tard des divisions ethniques et inter-religieuses. Cette dernière stratégie de division est celle qui est encore aujourd’hui appliquée au Nigéria avec la création de Boko Haram pour diviser les musulmans au nord et les chrétiens au sud. Le cas de la Libye qui se trouve être le plus spectaculaire a consisté à monter une partie de la population contre le régime de Kadhafi. La cible des puissances impérialistes dans ce conflit a été des régions stratégiques comme Benghazi et Misurata où se trouvent beaucoup de richesses. Aujourd’hui la Libye d’après Kadhafi se trouve avec deux administrations, une à Benghazi et l’autre à Tripoli avec des populations qui s’opposent entre elles. Les impérialistes sont allés jusqu’à imposer la cession du territoire en deux et aujourd’hui c’est ce qu’ils cherchent à faire au Mali avec la création du MNLA (mouvement de libération de l’air et de l’Azawad). C’est le cas aussi de la Somalie avec la création du terrorisme et le maintien de la menace des Shebabs qui contrôlent la majeure partie du sud de la Somalie. Tous ceci rendant ainsi le pays vulnérable, faible, quasiment sans État. La Somalie a perdu toute sa souveraineté, ce qui a eu pour conséquence l’émergence de grands réseaux de piraterie, de trafic de drogue et d’armes.
Ainsi derrière toute idée de rébellions, de guerres civiles, de conflits inter-religieux, d’idées séparatistes ou d’autonomie et d’indépendance et de terrorisme, il y a une main des grandes puissances comme la France, les États-Unis d’Amérique et la Grand Bretagne. Ces puissances ne visent que la balkanisation de l’Afrique pour contrôler les pôles stratégiques, les ressources naturelles africaines leur garantissant la sécurité énergétique ; mais aussi pour l’implantation des bases militaires dans des régions stratégiques comme le Sahara d’où se développent de vastes réseaux de trafics d’armes et de drogue. Et pour mettre fin à toutes ces manœuvres impérialistes et néocoloniales l’Afrique doit véritablement s’unir autour de la cause panafricaine et autour du projet des États-Unis d’Afrique. L’Afrique doit aller vers une intégration très poussée, développer la question panafricaine dans les administrations, dans les écoles, dans les parties politiques et dans les sociétés civiles. L’Afrique doit aussi se doter d’institutions fortes et uniques pour tous le continent avec à leur tête des hommes forts et compétents qui ne servirons pas les ennemies de l’Afrique mais les populations africaines.  Il faut mettre en valeur nos ressources humaines et naturelles, inculquer aux populations le civisme et l’amour de la patrie, sensibiliser les populations pour un changement de mentalité et de comportement à l’égard des occidentaux qui en réalité n’aiment pas l’Afrique mais son sous-sol. Cela doit en fin être un combat de tous les jours et un combat de tous un chacun de nous. L’Afrique doit s’unir ou être balkaniser à nouveau.

lundi 20 février 2012

L’Afrique est pillée par les chefs d’États et leurs proches :

Deuxième grand continent après l’Asie ,l’Afrique compte une population qui avoisine 1 milliard d’habitants .Officiellement continent le plus pauvre au monde ,l’Afrique est sans doute l’un des plus riches au monde de par son sous-sol mais aussi de par sa population majoritairement jeune. On a coutume de dire que l’Afrique est riche mais les africains sont pauvre ,cela n’est sans doute pas le fruit d’un hasard lorsqu’on constate sur le continent des politiques politiciennes menées par les  dirigeants et certaines puissances impérialistes.
Mauvaise gouvernance ,corruption ,pillage des biens publics ,dictature, voilà la gestion de l’État dans la plus part des pays africains. Les chefs d’États se maintiennent au pouvoir pendant des décennies pour ne jamais répondre aux attentes des populations africaines ,plus grave le peu que espère le peuple est détourer par les présidents eux-mêmes ou leurs proches. C’est ainsi que ces dernières années il y a eu plusieurs scandales sur le pillage économique opéré dans quelques pays africains en occurrence par les familles Bongo ,Sassou ,Obiang ,qui ne sont pas d’ailleurs les seuls .En 2009 Ali Bongo s’est procuré une Bentley à 200 000 euros ,Teodoro Obiang fils du président de la Guinée Équatorial au pouvoir depuis 1979 s’est quant lui procuré 26 voitures de luxes ,avec 6 motos ,qu’il a acheminé des États-Unis vers la Guinée ,le même bourgeois s’est récemment procuré 109 lots pour 18 347 952,30 euros lors de la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ,la fille de Sassou avait un hôtel de 18 million d’euros ,Wilfrid Nguesso neveu du président Sassou s’est procuré une Porsche Panamera Turbo à 137 000 euros .Ces présidents et leurs proches ayant le gout du luxe et de la vie facile se lancent dans des collections d’appartements ,de voitures ,d’objets d’arts de grande valeur et tous cela souvent dans des pays européens ou ils ont aussi des comptes bourrer de l’argent du peuple.
C’est d’autant grave lorsqu’on voit les populations africaines mourir de famine ,de crise alimentaire ,de maladie ;c’est aussi grave lorsqu’on voit les populations africaines sans couverture sanitaire ,sans logements ,sans éducation,…S’ enrichir beaucoup plus malgré le pouvoir et appauvrir beaucoup plus le peuple. Aujourd’hui c’est devenu un humiliation pour l’Afrique car vu la gravité des actes et l’immensité de la fortune de ces voleurs des organismes comme Transparence internationale France(TIF),avec les juges français ,se sont lancés dans le démantèlement de ces réseaux de pillage des biens publics ,et tous les médiats du monde en parle ,des fils africains accusés de vol de biens publics ,ce qui est rare dans les grandes démocraties .Des perquisitions sont aujourd’hui menées par la France qui a pendant longtemps été complice de ces chefs d’États qui n’ont aucun amour pour leur patrie. En principe il revient aux juges africains ou aux organisations africaines intervenant dans ce domaine ,d’agir pour mettre fin à ces pratiques et mettre les populations africaines dans leurs droits .Il suffit de faire le tour de nos capitales vous verrez que tous ce qui est belles maisons et belles voitures appartiennent aux autorités et leurs proches .Cet accroissement des inégalités à travers l’expropriation des biens publics par un groupe d’individus qui profitent de leur statut de président de la République ou proche du président doit interpeler toutes les populations africaines pour qu’on se fasse justice nous-mêmes s’il y a inefficacité des systèmes mis en place pour lutter contre ce genre de pratique.


samedi 11 février 2012

Répercutions de la guerre en Libye, de la rébellion Touareg au Mali ,des agissements de Boko Haram au Nigeria ,la menace d’AQMI et de l’insécurité alimentaire ,Le Niger pourra-t-il faire face à toutes ces menaces ?

Pays de l’Afrique de l’ouest et ancienne colonie française devenue indépendant en Aout 1960 ,le Niger avec une superficie de 1 267 000 Km2 est situé entre l’Algérie ,le Bénin ,le Burkina Faso ,le Tchad ,la Libye ,le Mali et le Nigeria .Le Niger est un pays qui comme la plus part des pays africains à connu une série de coup d’État militaire avec des mouvements de rebellions qui n’ont pas favoriser émergences du pays sur le plan économique et politique.
Aujourd’hui encore la position géographique place le Niger dans une impasse que les nouvelles autorités semblent de bien gérer mais jusqu’à quand relèverons ce défis ?car aujourd’hui quatre des pays qui font frontière avec le Niger(l’Algérie ,la Libye ,le Mali ,le Nigeria) connaissent des menaces sécuritaires qui ont des répercussions sur le Niger. Cinq grands défis se présentent aujourd’hui devant las autorités du Niger.
En effet , s’agissant de la  première menace, depuis la chute du régime de Kadhafi favoriser par les bombardements de l’OTAN ,beaucoup de gens ont prévu une déstabilisation des pays qui font frontière avec la Libye avec notamment la circulation d’armes lourdes soit pillées dans les camps militaires ,soit distribuées par le régime de Kadhafi pour sa défense. Il fallait être naïve pour ne pas prévoir cela et si aujourd’hui cela est d’actualité les seuls responsables sont les grandes puissances qui ont menées cette guerre impérialistes car le régime du guide libyen qui ne faisait que défendre les richesses de son pays .Le Niger faisant frontière avec la Libye il y a eu cependant des nigériens notamment des Touaregs qui avaient soutenu le guide ,ces populations sont dans leur majorité rentrée au pays après la chute du régime avec pour certains avec des armes et sans-emplois ce qui constitue une menace pour le Niger si ces populations ne sont pas vite insérer dans la société ,surtout que nous savons déjà que le nord Niger a auparavant connu plusieurs mouvements de rebellions dans les années 1990 et 2007.
La deuxième menace se trouve liée à la première car il s’agit toujours des conséquences liées à la chute du régime de Kadhafi qui avait toujours été un facilitateur de la paix dans la bande sahélo-saharienne. En effet depuis le début du mois de Janvier le Mali pays frontalier du Niger fait face à un nouveau mouvement de rébellion Touareg qui se fait appelé le MNLA(Mouvement National pour la Libération de l’Azawad).Ce mouvement est composé d’ex-rebelles Touaregs qui avaient combattu auprès de l’armée libyenne pour défendre la Libye des envahisseurs alléchés par l’odeur du pétrole .Ces rebelles ont certainement franchis les frontières nigériennes avec beaucoup d’armes lourdes car le Mali ne fait pas frontière avec la Libye. Ce qui met aujourd’hui le Niger dans l’impasse c’est que ces rebelles du Mali réclame la libération de l’Azawad et la création d’un État Touareg ,du coup les Touaregs du Niger peuvent aussi se sentir concerner dans la création de ce État et se lancer aussi dans l’aventure car on sait très bien que jusque-là les politiques d’insertions des Touaregs venu de la Libye ne sont pas effectives .Aussi de par les premiers agissement du MNLA, notamment avec l’attaque des villes comme Adranboucar qui est proche du Niger, Tinsawaten ,Meneka…il y a déjà un afflux massif des populations maliennes vers le Niger et les autorités parlent de plus 10 000 maliens qui ont fui les combats mais aussi qui ont fui les actes de vengeances sur les populations civils Touaregs et arabes perpétrer par les autres communautés maliennes qui agissent pars que le MNLA a massacré des militaires parmi lesquels ces populations avaient des parents. Ainsi nuit été l’appel au calme des autorités malienne le risque d’un guerre civil allait planer sur le Mali.
La troisième menace pour le Niger est celle qui vient du Nigeria voisin ou une secte islamiste du nom de Boka Haram sème la confusion. Le Nigeria se trouve aujourd’hui divisée entre chrétiens et musulmans ,entre nordistes et sudistes pour un conflit purement politique ,car autour de cette affaire de Boko Haram il y a beaucoup d’enjeux politiques soutenu par quelques individus de mauvaises foi .De ce faite les agissements de cette secte ,les réactions des autorités et des populations ne passent pas sans avoir des conséquences pour le Niger qui selon certains médiats impérialistes abriterait des cellules dormantes de Boko Haram ,mais aussi un impact sur l’économie car le Niger exporte beaucoup de produit du Nigeria et en fin il y a la gestion des réfugiés musulmans en occurrence les populations du Nord Nigeria qui s’installent au Niger pour fuir les violences ou disons les barbaries.
La quatrième menace pour le Niger est celle qui vient de l’Algérie qui fait frontière avec le Niger .Depuis bientôt deux ans le Sahel a fait face à des menace terroriste qui n’ont pas directement concerner le Niger jusqu'à l’enlèvement des expatriés français ,au Nord et même dans la capital nigérienne Niamey. Aujourd’hui on peut sans risque de se tromper affirmer que AQMI(Al-Qaïda au Maghreb islamiste),mouvement terroriste en provenance de l’Algérie constitue une menace pour le Niger mais aussi pour des pays voisins comme le Mali ,la Mauritanie ,et surtout plus grave encore lorsque les médiats impérialistes encourage un rapprochement entre les rebelles Touaregs du MNLA ,AQMI et Boko Haram.
Face à toutes ces menaces il faut ajouter une cinquième qui est d’origine naturelle liée notamment à la mauvaise saison des pluies qui risque de conduire inévitablement le Niger vers une insécurité alimentaire même s’il faut croire au discours politique du président de la République qui dit que dorénavant « sécheresse ne sera pas égale à famine » .En effet c’est plus de 5 000 nigériens qui seront directement affecté par cette insécurité alimentaire qui depuis une décennie est devenue chronique ,a ces populations nigériennes il faut ajouter les populations maliennes ayant fuient les combats ,les populations nigérianes ayant fui les agissements de Boko Haram et de l’armée nigériane ,les nigériens de retour de la  Libye et de la Cote d’Ivoire.
Il faut peut-être croire que le Niger peut relever ces cinq défis avec un peu plus d’engagement politiques de la part des autorités qui fournissent déjà des efforts .Il faut également des solutions sous régionales car le Niger à lui tout seul ne peut pas faire face à ces défis ,c’est peut-être de concert avec le Mali ,l’Algérie ,le Nigeria ,le Tchad ,la Mauritanie ,la nouvelle Libye ,le Burkina Faso régler définitivement toutes les questions liées aux mouvements de rebellions ,de terrorismes, d’insécurité résiduelle et de trafics de tous genre. Par exemple avec la création d’une armée commune ,l’insertion effective des populations qui se sentent lésées ,ou qui sont victimes d’injustice ,la sensibilisation des populations sur l’intégration africaine et le renforcement de la solidarité entre populations ,une bonne répartition des richesses des pays pour ne citer que ceux-là .Toute fois l’erreur à ne pas commettre est de solliciter une aide extérieur à l’Afrique pour garantir la sécurité car nous savons tous qu’il y a un projet appelé AFRICOM ,projet qui vise l’installation des bases militaires américaines dans la bande Sahélo-Saharienne. Il faut une solution africaine aux problèmes africains.

vendredi 10 février 2012

La nationalisation ou la privatisation quelles solutions pour l’économie africaine ?






AREVA ,Total ,Elf ,Orange ,Shell, le pétrolier russe Lukoil, le gazier russe Gazprom, la société de textiles brésilienne Coteminas ou le fabricant chinois de matériel électronique TCI ,Exxon Mobil ,Texaco , SORAS ,SOMINA… ceux sont aujourd’hui de milliers de multinationales étrangères qui se sont installés sur le continent africains pour soit l’exploitation des ressources naturelles africaines (or,diamant,pétrole,uranium,gaz,charbon,phosphore,bois,cacao,coton...),ou pour la vente des hydrocarbures ,de l’électricité ou de l’eau,…les ressources sont exploitées par des compagnies étrangères qui réalisent de gros bénéfices au profit de leur pays d’origine et au fur et à mesure que les sous-sols africains sont vidés et c’est au fur et à mesure que l’économie africaine s’effondre .Malgré toutes ces ressources naturelles l’Afrique reste économiquement pauvre .Quelles solutions alors pour relancer l’économie africaine ?


Définit comme un transfert de la propriété privée à l’État, la nationalisation ou étatisation a été l’un des principaux facteurs de relance de l’économie de beaucoup de grandes puissances qui font aujourd’hui la pluie et le beau temps .Après la première et la seconde guerre mondiale, l’Europe a connu une vague de nationalisation des secteurs stratégiques comme les banques ,automobiles ,les grandes industries d’électricité ,de gaz ,les compagnies d’assurances ,les compagnies de télécommunications,…Ça été aussi le cas des pays communistes comme la Russie Bolchévique qui a confisqué beaucoup de propriétés privées ,des banques ,des industries pétrolières sans compensation ,il y a aussi la Chine qui a aussi procédé à une nationalisation massive entre 1949 et 1953.En fin ca été aussi le cas des pays de l’Amérique du Sud comme le Venezuela ,la Bolivie,…On constate aisément que toutes ces grandes puissances qui dominent aujourd’hui l’économie mondiale dans des cercles restreint de G 20 ou G 7 ont dans le passé procéder à une vague de nationalisation des entreprises appartenant au domaine privé .Et aujourd’hui il urge pour les pays africains de faire pareil pour relancer l’économie africaine car la nationalisation comporte un certains nombres d’avantage parmi lesquels nous avons l’accroissement du patrimoine de l’État et de la puissance publique ,la réappropriation des ressources car de l’exploitation des ressources minières l’Afrique tirera plus de bénéfice et elle reprendra le contrôle effectif des entreprise ,il y a aussi la planification économique qui permet à l’État d’avoir de grandes entreprises ,entreprises dans lesquelles l’État pourra mettre en œuvre ses propres politiques de développement et d’orientation de la production ou même le choix de la main d’œuvre .La nationalisation favorise aussi l’intérêt national car les bénéfices reviennent à la nation et au privé qui transfert le plus souvent ses bénéfices dans des banques européennes ,américaines ,ou asiatiques ,cela permet en fin à l’État d’avoir le monopole sur certains secteurs sociaux comme l’eau et l’électricité qui se trouvent être malheureusement privatiser dans certains pays africains.


S’agissant de la privatisation ,qui est le transfert de propriété de la puissance publique vers le privé ,elle apparait aujourd’hui comme étant l’un des facteurs qui nuit beaucoup à l’émergence économique de l’Afrique .La privatisation se trouve aujourd’hui d’actualité car les États africains sont dans l’incapacité de gérer les entreprises publiques et au risque de faire faillite ils sont contraint de privatiser ce qui d’ailleurs arrange beaucoup le système capitaliste et les puissances impérialistes qui le défende .Nos États vont souvent jusqu’à privatiser des secteurs importants comme l’eau, l’électricité ,la santé ,l’école,…et cela avec beaucoup de conséquences pour les populations africaines majoritairement pauvre .Il est évident aujourd’hui que la politique de la privatisation a échouée en Afrique ,et elle est quelque part responsable du blocage économique que connais aujourd’hui l’Afrique .Certes la nationalisation apparait comme une alternative à la privatisation pour sauver l’économie africaine mais il faut aussi des hommes courageux ,compétents ,nationalistes et patriotes pour appliquer ou imposer la nationalisation de ces grandes entreprises étrangères qui réalisent de gros bénéfices sur le dos de nos États.

jeudi 26 janvier 2012

Vérité sur le génocide rwandais


D
éfinit par Wikipédia comme étant l’’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie en raison de ses origines ethniques ,religieuses ou sociales, le génocide est l’acte le plus le plus abominable qu’un peuple puisse subir. Le monde a connu plusieurs génocides qui se distinguent les uns des autres de par leur nature, le lieu où ils ont été commis mais aussi leur gravité. Ainsi on peut prendre le cas du génocide arménien et celui du Rwanda ou même l’holocauste juifs qui dominent l’actualité aujourd’hui. S’agissant du génocide rwandais qui a officiellement commencé du 6 Avril au 4 juillet 1994 a été caractérisé par une guerre civil opposant le gouvernement rwandais constitué par les Hutus et le front patriotique rwandais (FPR) constitué en majorité par les Tutsis.
Il faut ainsi souligner que l’assassinat du président Juvénal n’est qu’une cause immédiate d’un génocide qui a été préparé depuis des mois mais aussi qui prend ses origines depuis la colonisation. En effet avant la colonisation au Rwanda il n’y avait qu’une seule ethnie celle des Banyarwanda divisée en groupe qui partageaient beaucoup de valeurs sociales et religieuses. La responsabilité de l’occident commença par se dégager lorsqu’à partir de 1930 les colons Belges déclarèrent les Tutsis comme race supérieur pars qu’ils étaient sans doute plus intelligents et plus riches. Cependant dans les années 1945 la carte d’immatriculation fut instaurée par les Colons .Une carte qui devrait différencier Hutus et Tutsis. Ainsi avec une prise de conscience et sans doute inspirer par les luttes pour l’indépendance en Afrique, les Tutsis commencèrent par revendiquer en 1950 l’indépendance du pays mais aussi l’instauration de la laïcité. Considérant ainsi ces revendications les Tutsis qui déplaisaient beaucoup à l’époque les colons vont ainsi préférer les Hutus aux Tutsis qui seront pour cette foi si déclarer comme race inférieur du fait qu’ils sont minoritaire. Vont s’en suivre logiquement des divisions internes, des inégalités, et des guerres civils notamment celles des années 1991, 1992, 1993, qui feront plus de 2000 morts. Et tous cela sous le regard complice de l’ONU et des puissances coloniales comme la Belgique et la France qui occupaient le territoire à l’époque, et qui d’ailleurs avaient même eux à participer à des opérations militaires sur le territoire rwandais (l’opération Turquoise).
A la date du 6 Avril 1994, l’avion du président Hutu Juvénal Habyarimana est abattu par deux missiles tirés depuis un camp militaire. Cet attentat sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase. C’est 800 000 civils majoritairement Tutsis qui seront tués. Les femmes seront violées. Ce génocide fera des milliers de sans-abris et réfugiés, des milliers de veuves et orphelins. Voilà le triste bilan de ce génocide qui reste encore impuni. De la responsabilité, elle se situe à plusieurs niveaux selon le degré d’implication où les intentions de chaque partie. La France puissance coloniale et les autorités actuelles de Kigali semblent bien impliquer dans ce qu’on a appelé l’élément déclencheur du génocide c’est-à-dire l’assassinat du président Juvénal Habyarimana. Cela a été démontré par le comportement des uns et des autres qui se sont rejetés mutuellement la responsabilité à défaut de pouvoir défendre ou soutenir la thèse d’un attentat orchestré par les FPR qui été Tutsis. Ce n’était pas logique en réalité d’accuser les victimes du génocide mais il fallait cas même tourné cette page du génocide qui rendait difficile les relations entre l’Élysée et Kigali. C’est ainsi qu’une enquête diligentée par la France en 2006 avec notamment le juge français Jean-Louis Bruiere dégagera la responsabilité des troupes de Paul Kagamé suivit par l’émission de 6 mandats d’arrêts ce qui compliquera d’avantage les relations entre la France et le Rwanda, alors même que la France tient à tirer profit économiquement du Rwanda, un pays riche en ressources naturelles. La France chercha ainsi à laver son image sur toute l’Afrique en accusant le régime de Paul Kagamé, qui réagira aussi avec fermeté en rompant toutes coopérations diplomatiques avec la France. C’est dans la recherche d’un équilibre qu’une deuxième enquête menée par les juges français Mares Trévedic et Nathalie Poux avec d’autres experts dans ce genre d’attentat, fera son rapport .Ce rapport parlera cette fois si de missiles tirés depuis le camp de Konobé par des Hutus extrémistes. Les Tutsis victimes de ce génocide se trouvent ainsi laver par la France de tous soupçon. Mais le rapport en question ne désigne pas les vrais couples, car on ne sait pas encore qui sont ces Hutus extrémistes qui ont assassinés le président Juvénal et ils ont agi sous l’ordre de qui et pourquoi ? Ce rapport cherche à tourner la page du génocide sans que les responsabilités soient situées, sans que les victimes puissent un jour avoir réparation du tort que ces 100 jours de violence leur ont causé. Il est bien admis que c’est l’armée française qui entoure le camp depuis lequel les deux missiles avaient été tirés Il y avait même un colonel français en occurrence Saint Quentin qui se trouvait dans le camp de konobé, et selon Gérard Prunier les hommes qui ont tirés les deux missiles sont des hommes blancs, ainsi il est évident qu’il y a une assistance des puissances coloniales dans l’assassinat de Juvénal qui a été l’une des causes immédiates du génocide. 17 ans après le mystère règne encore sur ce génocide qui a fait plus de 800 000 morts.

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vendredi 20 janvier 2012

Le MNLA une création impérialiste pour diviser les maliens


Depuis des décennies le Mali et le Niger ont de façon cycle fait face à des mouvements de rébellion touareg avec souvent les mêmes revendications. Les années 1990,2006,2009,ont été marquées par de grandes luttes armées opposant des combattants Touaregs aux autorités en place .Ces luttes se sont soldées toutes par des accords de paix négocier très souvent par le régime de Kadhafi qui était à l’époque soupçonner d’être celui qui finançait et entretenait ces rébellions touareg .Les mauvaises applications des accords de paix ont bien été souvent perçues comme l’origine de nouvelles rébellions après les accords de paix. Mais aujourd’hui on peut sans doute de se tromper affirmer qu’il y a bien des mains impérialistes derrières ces mouvements de rébellions .Il faut être naïve pour ne pas prévoir une nouvelle rébellion au Mali et au Niger .C’était sans surprise que nous avons appris récemment le déclenchement d’une nouvelle rébellion touareg au Mali .Appelé le MNLA ,mouvement nationale pour la libération de l’Azawad, cette nouvelle rébellion s’est manifestée par l’attaque de trois villes(Ménaka ,Aguelhok et Tessalit) en deux jours et cela avec des pertes en vie humaine dans les rangs des rebelles et de l’armée malienne .C’était prévisible cette rébellion avec notamment la chute du régime de Kadhafi bombarder et assassiner par les puissances impérialistes .Cette chute du régime libyen a favorisé la circulation d’armes lourdes et un retour au bercail des combattants touareg qui avaient été adopter par le guide libyen et il va de soit si leur insertion ne se fait pas comme il faut qu’ils prennent à nouveau les armes pour mettre à jour leurs vielles revendications .Mais la particularité de cette nouvelle rébellion c’est qu’elle réclame une cession du territoire malien ,en revendiquant l’indépendance de l’Azawad (berceau de la civilisation touareg qui s’étend de Kidal a Tumbuktu) et la création d’un État touareg. Il faut souligner que cette revendication date de bien longtemps car avec la colonisation ,la France puissance coloniale du Mali ,du Niger ,de l’Algérie avait promis aux Touaregs de la bande Sahélo-saharienne la création d’un État ,du coup ces populations touareg ont toujours gardés à l’esprit leur supérieur sur les autres communautés qui les dirige ce qui favorise à chaque fois des mouvements de rébellion notamment au Mali et au Niger ou ces populations touareg se sentent dominer contrairement au cas de l’Algérie.
A voire ces nouveaux évènements au Mali mais aussi la médiatisation qui est faite par les médiats et les puissances impérialistes il n’y a aucun doute qu’il y a de grandes puissances derrière cette rébellion comme d’ailleurs ca toujours été le cas avec les autres rébellions .La stratégie de revendiquer une cession et la création d’un nouvelle État a déjà été plusieurs fois expérimenter par des puissances coloniales comme la France et les États-Unis car il s’agit pour eux de diviser les fils d’un même pays pour qu’ils s’entretuent entre eux comme ça ils auront une main mise sur les richesses du pays ou déstabiliser un pays qui émerge car il faut aussi reconnaitre que le Mali est une nation qui émerge économiquement et politiquement avec une bonne démocratie .Ajoutons aussi avec la présence d’AQMI dont on ignore encore s’il s’agit vraiment des terroristes ou encore une création de la CIA les puissances impérialistes veulent à tous prix imposer des bases militaires avec le projet AFRICOM dans toute la bande Sahélo-saharienne pour permettre à leurs multinationales comme AREVA de bien pomper les richesses des pays concernés .La manipulation impérialiste est flagrante notamment avec l’internationalisation du conflit qui donne une force à ces rebelles ,force qu’ils n’ont pas en réalité .On a tous entendu les premières réaction de la France qui disait que l’usage de la force n’est pas la solution au Mali alors même que c’est cette même France qui a fait usage de la force en Libye ,en Côte d’Ivoire et partout où elle est intervenue pour imposer la démocratie ou un chef d’État .La solution à ce conflit doit d’abord être une solution malienne avec l’organisation de grand forum sur la paix et l’unité national ,avec une bonne insertion de ces Touaregs dans la société ,avec une sensibilisation des générations actuelles sur l’unité national .Et au-delà chercher une solution sous régional avec le Niger ,l’Algérie ,la Mauritanie et la Libye pour qu’ensemble mettre fin à ces mouvements de rebellions qui divisent nos patries a cette grand ère où nous prônons le panafricanisme ,mettre fin aussi à ces conflits qui fragilisent les économies de nos pays car nous avons d’autres défis à relever comme l’éducation de nos enfants ,la santé de nos populations ,la lutte contre l’insécurité alimentaire ,la lutte contre le chômage ,la corruption et la mauvaise gouvernance .Et en fin c’est de chercher si la nécessité se pose une solution africaine à ces conflits qui opposent des fils d’un même pays manipuler par des puissances impérialistes et cela valorisera ainsi nos institutions qui sont l’Union Africaine et toutes les autres organisations africaines ouvrants pour la paix ,le développement et l’union des africains.

jeudi 19 janvier 2012

Hommage à Patrice Lumumba



N
é le 2 juillet 1925 à Onlua au Congo et assassiné le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba reste encore un modèle pour toute la jeunesse africaine. Symbole du nationalisme africain, symbole de la cause panafricaine, sa vie politique a été marquée par la lutte pour l’indépendance du Congo et la lutte contre l’impérialisme occidental. Père de l’indépendance du Congo Patrice Lumumba n’avait pas froid aux yeux et dérangeait beaucoup les impérialistes par ses idéaux. Ce qui lui a sans doute couté la vie. Homme politique charismatique et engagé, Lumumba créa en Octobre 1958 le MNC (mouvement national congolais). Un mouvement qui défendra la cause congolaise et africaine jusqu’à l’arrachement par la lutte armée de l’indépendance du Congo le 30 Juin 1961, date à laquelle Lumumba prononcera un grand discours qui fait encore battre nos cœurs. Un grand discours qui sera la cause de son assassinat. Lumumba, contrairement au discours du Roi Baudoin qui disait que « l’’indépendance du Congo est l’aboutissement de l’œuvre conçu par le génie du Roi Leopold II », et contrairement aussi au discours de Josef Kasavubu qui remerciait la Belgique, puissance coloniale pour l’indépendance qu’elle vient de donner au Congo, Patrice Lumumba quant à lui dans un discours qui n’était même pas prévu c’était adressé aux congolais et congolaises qu’il a qualifié de combattant de l’indépendance victorieuse. Il a parlé des ironies, des insultes et les coups qu’ils devraient subir matin, midi et soir parce qu’ils étaient des nègres. Il disait aussi que la loi n’a jamais été la même quand on est noir ou blanc. Il disait également ‘’qui oubliera en fin les fusillades où périssent tant de nos frères ou les cachots ou furent brutalement jetés ceux qui ne voulait pas se soumettre à un régime d’injustice, d’oppression, et d’exploitation ‘’.
Patrice Emery Lumumba avait une personnalité hors du commun. Il était un homme libre qui ne léchait pas les pieds des impérialistes voilà ce qu’est notre martyre et héros qui avait pour objectifs la libération du Congo d’origine colonialiste, l’émancipation de son pays avec un gouvernement souverain ou chacun aura sa place. Kennedy, Guevara, Sankara…, ils sont nombreux les grands de ce monde qui ont rendu hommage à Lumumba défenseur de la cause du bas peuple. Trahis par ses amis, humilier après son arrestation, torturer, assassiner, découper en morceau, bruler, et mi dans l’acide, même mort Lumumba fait encore parler de lui car la grandeur de l’homme, son charisme, ses idéaux, et ses projets restent encore d’actualité en Afrique. Ces idées nationalistes se transmettent aujourd’hui de génération en génération. Lumumba tous comme les autres grands martyres et défenseurs de la cause africaine, reste un modèle pour les jeunes. Avant son assassinat Lumumba a écrit une dernière lettre a ses enfants dans laquelle il disait : À mes enfants que je laisse et je ne reverrais plus je voudrais leur dire que l’avenir du Congo est beau et il attend d’eux comme il attend de chaque congolais d’accomplir leur devoir sacré. Il revient donc aujourd’hui à tous les fils africains de perpétuer cette lutte dans tous le continent pour honorer la mémoire de nos martyres.
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jeudi 5 janvier 2012

Putschs ,dictature ,hold-up constitutionnel, tous pour le pouvoir :


D
epuis les indépendances, les pays africains connaissent une instabilité politique, institutionnelle et économique. Cela est sans doute l’œuvre de l’héritage coloniale laissé par les puissances impérialistes qui tirent encore aujourd’hui profit de ces maux qui minent le développement et la stabilité en Afrique. Ainsi les coups d’États militaires, les hold-up constitutionnels, les dictatures caractérisent pour l’essentiel la vie politique africaine.
S’agissant des coups d’États militaire, ils peuvent être définit comme ‘‘une prise du pouvoir par la force entre les mains d’une personne exerçant un mandat qu’il tient du peuple’’. Ces coups ont le plus souvent pour origine des crises politiques à l’interne de chaque pays ou une situation économique et sociale difficile que les autorités en place n’arrivent pas à gérer. Mais il faut souligner qu’en Afrique il n’y a pas un coup d’État qui se produise sans une main étrangère car il y a pour les impérialistes toujours une opportunité à saisir derrière chaque coup d’État. Tous les pays africains ont connu des coups d’États sauf quelques-uns comme le Sénégal, la Tanzanie, le Botswana et la Zambie. Des pays comme le Nigeria sont à la tête des pays ayant battu le record des coups d’États avec plus de 7 putschs, le Niger a connu 4 coups d’États avec plusieurs tentatives qui ont échouées. Le Bénin a connu 5 coups d’États en 9 ans, le Burkina Faso a connu 4 putschs, le Ghana 5 coups d’États, pour ne citer que ceux-là car le bilan est déplorable. Il faut cependant souligner que ces coups d’États en série se terminent par des assassinats ou arrestations des présidents en fonction. Il y a aussi ces comportements habituels des putschistes qui sont la prise de la radio national avec la lecture d’un discours qui annonce la prise du pouvoir par l’armée et la suspension de la constitution avec le maintien des accords internationaux. Les militaires sont le plus souvent applaudit par les populations qui ne pèsent jamais les conséquences de ces coups d’États qui ramènent nos pays en arrière. Rappelons aussi que le plus souvent ces coups d’États sont appuyés selon les pays et les intérêts par des puissances impérialistes comme la France, les États Unis d’Amérique, et des multinationales comme AREVA, Elf, ou même des cartels de drogue. Ainsi une fois au pouvoir avec l’appui de ces puissances impérialiste, les putschistes instaurent des régimes de dictature et dirigent avec une main de fer pendant des décennies.
S’agissant ainsi des dictatures ceux sont des régimes qui prennent pour la plus part place suite à des coups d’États. Ces régimes ont pour particularités l’exercice du pouvoir de façon autoritaire sans associé le peuple. Ceux sont des régimes qui durent des décennies avec une gestion autoritaire et sans partage. En Afrique c’est actuellement la mode car la plus part des régimes sont des dictatures qui ont vu le jour après un coup d’État. C’est le cas du Burkina Faso avec Blaise Compaoré au pouvoir depuis 1897. C’est le cas aussi du Tchad avec Idriss Debi. C’est le cas également de Denis Sassou. C’était le cas d’Omar Bongo, Eyadema, Mobutu, Bokassa. C’est en fin le cas de Paul Biya du Cameroun, pour ne citer que ceux-là. Il faut cependant souligner que ceux sont de grandes dictatures qui se mettent en place en Afrique avec la complicité et le soutient des puissances impérialistes qui tirent profit de ces dictatures car ces chefs d’États ne sont que des fantoches qui ne sont pas au service de leurs populations. Ces dictatures sont entretenues par des politiques comme la France-Afrique avec les réseaux Foccart mis en place depuis le général De Gaul. Ces dictatures se cachent ainsi derrière un semblant de démocratie pour se maintenir au pouvoir ou pour faire venir leurs enfants le plus souvent avec le tripatouillage de la constitution qui limite le nombre de mandat.
S’agissant en fin du tripatouillage de la constitution ou coup d’États constitutionnel, c’est aussi une suite logique des coups d’États miliaires et de la dictature car c’est après un coup d’État qu’on instaure la dictature et pour faire continuer cette dictature il faut modifier les règles du jeu pour rester le seul capitaine du bateau. Il faut ainsi retenir que les manipulations constitutionnelles concernent surtout les articles limitant les mandats présidentiels. Ce qui permet au tsar ou tirant de se maintenir au pouvoir jusqu’à sa mort et de passage en organisant de soi-disant élection démocratique surveiller par la communauté internationale qui est complice de ces coups d’États constitutionnelles surtout quand cela y va de son intérêt. Ainsi ce phénomène est celui qui prend de plus en plus de l’ampleur en Afrique avec des réussites et des échecs dans certains pays. Si l’on prend l’exemple du Niger, le président Tandja Mamadou a voulu se maintenir au pouvoir avec ce qu’il a appelé le « Tazarctché » mais n’a fait que 56 jours au pouvoir après la fin de son mandat avec la prise du pouvoir par l’armée. Bouteflika de l’Algérie a aussi modifié la constitution pour briguer un troisième mandat. C’est le cas de Paul Biya, d’Idriss Debi, d’Omar Bongo, de Yoweri Museveni de l’Ouganda, d’Eyadema du Togo, d’Ould Taya de la Mauritanie pour ne citer que ces cas. Et aujourd’hui encore après toutes ces années de démocratie des présidents comme Blaise Compaoré du Burkina Faso et Abdoulaye Wade du Sénégal cherchent à tripatouiller la constitution pour se maintenir au pouvoir cela est d’autant plus grave car tous ces présidents qui se maintiennent au pouvoir ne répondent jamais aux attentes des populations africaines qui vivent toujours dans la misère, la pauvreté, les maladies, le manque de soin, d’éducation, de logement d’eau potable et de travaille.
Il faut en fin souligner que tous ces maux à savoir les coups d’États, les dictatures et les manipulations des constitutions nuisent gravement à l’Afrique mais profitent bien aux puissances impérialistes.

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Moctar le panafricain

Moctar Le Panafricain vous souhaites la bienvenue sur le blog jeunesse africaine,un blog pan-africaniste pour l'Afrique et par la jeunesse africaine pour être au cœur de l'actualité africaine et internationale.