lundi 2 juillet 2012

Quelles solutions pour une sortie de crise au Mali ?

Affrontement entre le MNLA et les Islamistes, destruction des tombes et lieux sacrés, coup de fouets, remise en cause des libertés individuels, instabilité politique au sud, la crise malienne a aujourd’hui atteint un point de non-retour ou il y a véritablement urgence à agir. Il faut agir, agir pour résoudre cette crise avant qu’elle ne se répande chez les pays voisin du Mali comme le Niger, l’Algérie ou la Mauritanie. Face à la tournure actuelle des évènement, notamment avec les affrontements ayant opposés le MNLA et il islamistes, affrontement qui se sont soldés par une défaite du MNLA qui était obligé de quitter les villes permettant ainsi aux islamistes alliés des terroristes d’AQMI d’être les seuls maitres au nord du Mali ,les acteurs œuvrant pour la paix au Mali doivent être opportuniste. Il faut cependant agir en profitant de la division entre ces deux groupes qui étaient alliés au départ, deux groupes qui s’opposent par leurs idéologies, l’un défendant la création d’un État laïque basé sur la démocratie et l’autre un État islamiste basé sur la charia ce qui n’est pas du gout des populations malienne et de la communauté internationale.

Faut-il dialoguer ou faire la guerre ?et qui doivent être les acteurs de ce dialogue ou de cette guerre ?

Nous sommes aujourd’hui face à une situation où il faut d’abord épuisé toutes les voix de dialogue avant de songer à une option militaire. Et pour dialoguer il faut la mise en place d’une autorité effective à Bamako, une autorité qui pourra faire l’unanimité et engager la nation malienne vers sa destinée .Il faut exclure toute intervention de la CDEAO ,une intervention qui sera perçu au nord comme une occupation et au sud comme une atteinte à la souveraineté du Mali. Il faut cependant engager un dialogue avec le MNLA qui semble être le moindre mal pour le Mali et la sous –région. Un dialogue non pas pour accepter la création de l’État d’Azawad mais un dialogue pour que le MNLA et l’armée malienne soient dotés de logistiques conséquentes pour mettre hors d’état de nuire ces groupes islamistes ,et après discuter sur la suite des négociations qui doivent aller dans le sens d’une décentralisation poussée avec autonomie des régions ,gestion administrative et financière par les natifs de ses régions .Cette option semble la meilleur pour les maliens et les pays voisins car une montée de ces islamistes d’Ansar Dine et du MUJAO affectera les pays voisins car si jamais un État islamique voit le jour au nord du Mali, il aura de grande influence sur les pays voisins notamment avec la montée de Boko Haram du Nigéria qui circule déjà dans des pays comme le Niger .On assistera ainsi si rien n’est fait à temps à une somalisation ou afghanisation du Mali ou se développeront trafic de drogue et camps d’entrainement des terroristes. Notons que la CDEAO ou l’ONU doivent exclure toute option militaire avec ou sans le consentement de Bamako ,il faut d’abord dialoguer ,un dialogue avec le MNLA qui a été responsable de cette crise, et aujourd’hui que le territoire qu’il revendique se trouve être occupé par de nouveaux acteur est obligé de coopérer avec Bamako dans la mesure où il n’est pas la même idéologie que les islamistes.

dimanche 1 juillet 2012

Hommage Hamani Diori

                                              

P
ère de l’indépendance nigérienne, Diori Hamani est née le 6 juin 1916 à Soudoure, un petit village situé à 12km de la capital Niamey. Premier président de la République du Niger, Diori Hamani est aussi le fondateur du parti progressiste nigérien (PPN) branche locale du rassemblement démocratique africain (RDA). L’homme a été également l’un des artisans de la francophonie avec la création de l’organisation internationale de la francophonie (OIF). Dès son accession au pouvoir, l’homme se lancera dans de grands chantiers dans son pays avec notamment la construction d’un aéroport international qui porte encore son nom. Routes, barrages, écoles, centres de santé, l’homme était sur tous les chantiers de développement qui servent encore aujourd’hui les populations nigériennes. Chef d’État charismatique, intelligent, dynamique et à l’écoute de son peuple, Diori Hamani a su se faire une place à l’échelle régionale et internationale. Chef d’État visionnaire, patriote et fidèle à ses engagements Diori Hamani était au service de son pays et non à son service ou celui des puissances impérialistes.
Mal compris à son époque, Diori Hamani traversera des périodes difficiles durant sa présidence avec notamment la sécheresse de 1974 qui avait été considérée comme étant la cause de la fin de son régime. Loin de la Diori Hamani sera très vite la cible des puissances impérialistes comme la France qui voulait continuée à avoir une main mise sur son ancienne colonie. Dans un élan patriotique et dans le souci de répondre aux besoins économique de son pays et les multiples attentes de ses populations Diori Hamani décida de mettre en valeur l’uranium du Niger qui était jusqu’à la à la merci de la France. Contre l’ingérence des puissances impérialistes dans les affaires internes de nos pays, le président Diori Hamani refusa de reconnaitre la cession du Biafra malgré les multiples pressions de la France. Ces deux actes, valorisation de son uranium et la question de la cession du Biafra, seront à l’origine du premier coup d’État militaire au Niger. Coup d’État qui reste à l’origine des difficultés que traverse le Niger, car Dieu seul sait l’avenir radieux que Diori préparait pour les nigériens. C’est le lieutenant-colonel Kountché qui sera choisi par les autorités françaises pour mettre fin au mandat de Diori Hamani qui a eu pour péché le simple fait d’avoir mis les intérêts de son pays en avant occultant ceux de la France. Le 15 Avril 1974 sera une date difficile pour beaucoup de nigériens soucieux de l’avenir du pays. Suite à ce que coup d’État Diori perdra un être cher pour lui, sa femme Aissata Diori une femme qui a fait preuve de grand courage lors de ces évènements. Une femme qui a toujours été au côté de son mari dans la construction du Niger. C’est ici aussi l’occasion de rendre un grand hommage à cette martyre. Diori sera emprisonné pendant 6 ans avant de rendre l’âme le 23 Avril 1989 à Rabat au Maroc. Le Niger regrette encore Diori, un président bâtisseur et rassembleur dévoué au service de son peuple.


dimanche 17 juin 2012

Les conséquence d’une intervention militaire dans le nord-mali :

    Nous avons atteint le point de non-retour dans la crise malienne. Dans cette confusion ou se mélange islamistes d’Ancar Dine, Mujoa, Taliban, Afghan, AQMI ,rebelles Touaregs du MNLA, CDEAO, Union africaine,…l’on ne sait plus que deviendra le Mali, jusqu’à ou s’arrêtera cette crise ,et quelles solutions faut-il envisager pour mettre fin à toute cette crise qui aujourd’hui désole toute la communauté africaine qui soutient le peuple malien dans cette dur épreuve.
Rappelons cependant que cette crise qui secoue aujourd’hui le Mali tire ces origines depuis la chute du régime de Kadhafi injustement attaquer et assassiner par une communauté international alléchée par l’odeur des ressources naturelles. C’est sous surveillance satellitaire américaine et française que les rebelles touareg du MNLA ont transités par le Niger avec d’importante quantité d’armes de dernière génération pillées dans les dépôts de Kadhafi. Aujourd’hui ces rebelles ayant infligés des défaites à l’armée malienne suite à la passivité du président ATT, contrôleraient tous le nord-mali ,ce qui a facilita l’émergence de nouveaux acteurs indésirables qui étaient déjà présent de façon discrète au nord(AQMI, Ancar Dine,…).Des islamistes ou des rebelles ont ne sait plus aujourd’hui qui fait la pluie et le beau temps car tous n’ont pas les même objectifs pour le nord-mali, mais ce qui est sûr ils ont combattu ensemble pour cette occupation et que les rebelles du MNLA auraient obtenu un soutien de la communauté internationale qui continue de garder le silence lorsqu’il s’agit des rebelles du MNLA mais commence avec la tournure actuelle des choses par réagir surtout face à la montée islamiste.

Les origines et les acteurs de cette crise étant identifiés alors quelles sont les solutions qui sont envisagées aujourd’hui ?

Après quelques tentatives des autorités maliennes avec l’option militaire ,qui s’est soldée par un échec, après la prise du pouvoir par le capitaine Sanago qui voulait joué au Rambo en se lancer dans la reconquête du nord, ce qui avait au contraire faciliter l’avancée des rebelles, après la nomination d’un président de transition(Dincounda Traoré)aussi pacifique que ATT ,après quelques médiations du Burkina Faso, de l’Algérie et de la Mauritanie ,aujourd’hui c’est la CDEAO et l’Union Africaine qui se saisissent de cette crise après que les choses se soient compliqués .Dans des prises de positions sans mesure des conséquences la CDEAO avec à sa tête un homme arrivé au pouvoir par les armes semble mettre en avant l’option militaire pour arriver au bout de cette crise. Il faut de passage souligner que le conseil de sécurité des Nations-Unies s’est abstenu à deux reprises pour le vote d’une résolution permettant une intervention militaire, demandons-nous alors quelles sont les réelles motivations du conseil de sécurité. C’est ainsi que depuis le Samedi 16 la CDEAO réunie à Abidjan a décidé de faire bientôt intervenir un contingent militaire de 3 300 hommes dont le Niger ,le Nigéria et le Sénégal donneront les plus gros effectifs, pour accompagner la transition et pour reconquérir le nord-mali entre les mains des rebelles du MNLA et des islamistes d’Ancar Dine.

Cependant si cette intervention voit le jour quelles seront les conséquence non seulement pour le Mali, mais aussi pour les pays ayant intervenu dans cette opération ?

Une intervention militaire de la CDEAO au Mali entrainera non seulement des divisions au sein de l’armée malienne mais aussi au sein de la classe politique ,car il faut le souligner il y va de la souveraineté du Mali, il y va de la légitimité des autorités malienne qui vont autorisés  cette intervention dans la mesure ou pour une bonne partie des populations malienne le capitaine Sanago doit conduire la transition et non Dincounda Traoré imposer par la CDEAO. Une intervention militaire de la CDEAO trouvera sur le terrain une fusion armée entre tous les groupes opérant dans le nord-mali, et il faut souligner la capacité militaire et la maitrise du terrain de ces islamistes et rebelles .Même les américains ou français en Afghanistan, au Pakistan,…n’ont pas pu mettre fin à cette montée djihadiste. L’armée de la CDEAO risque de se faire massacrée comme celle du Mali avec le massacre de Aguelhok qui a démoralisé les troupes maliennes. Plus grave encore c’est ce que les populations civils maliennes(les femmes, les enfants, les personnes,…)seront prisent au piège dans cette guerre qui s’annonce car aujourd’hui les rebelles et islamistes sont installés dans les villes et vivent avec les populations, certains iront jusqu’à dire que c’est un génocide qui est en préparation car comment l’armée de la CDEAO comprendra qui est rebelle ou islamiste ou qui ne l’a pas et cette guerre partira pour durer des années.
Avec tous ce temps écouler ces groupes rebelles et islamistes ont désormais une maitrise total du nord et ont mis en place des stratégies pour accueillir l’armée de la CDEAO et cela présente des risques pour tous les pays voisins ou les pays qui interviendrons. Si nous prenons par exemple le cas du Niger pays très proche du Mali, dont le président Issouffou Mahamadou fait preuve de zèle excessif en insistant sur une intervention militaire rapide, les conséquences seront nombreuses. Avec sa prise de position Issouffou expose le Niger car envoyé un gros contingent au Mali pour combattre les rebelles et les islamistes c’est faire du Niger un ennemi de ces acteurs qui voudront en retour lancer des offensives contre le Niger et ces intérêts au niveau des frontières, et aujourd’hui il n’ y a aucun doute que ces groupes sont en contact avec des groupes au Niger car le Mali et le Niger ont toujours connu des mouvements de rébellion et qu’au Niger il existe toujours les mêmes mécontentements au sein des populations touareg qui peuvent profiter de l’occasion pour se lancer aussi dans l’aventure pour faire aboutir leur revendication datant ou peuvent se lancer par solidarité aux rebelles touareg du Mali. La cote d’ivoire et le Niger ou le Burkina ne vivrons pas de la même façon les conséquences de cette intervention ,car même la question des réfugiés maliens n’est pas vécu de la même façon dans tous les pays de la CDEAO ,tous les pays de la CDEAO qui font frontière avec le Mali subirons de prêt les conséquences de cette option militaire. Et il faut ajouter à cette crise une crise alimentaire qui tous les pays du Sahel.

Quelles sont alors aujourd’hui les solutions envisageables pour une sortie de crise pacifique ?

Pour une sortie de sortie de crise pacifique et sans conséquences pour le Mali et les pays voisins ,il faut aujourd’hui impérativement miser beaucoup sur le dialogue ,un dialogue d’abord entre les maliens pour mettre en place des autorités consensuelles qui feront l’unanimité et qui conduirons de façon objective la transition. Ces nouvelles autorités doivent engager des pourparlers avec tous les occupants du nord(rebelles, islamistes et la population),pour définir une ligne pacifique de sortie de crise .Les nouvelles autorités doivent aller jusqu’à proposer un processus de décentralisation poussée ou accorder véritablement une réelle autonomie mais sans cession du territoire, elles peuvent aller jusqu’à organiser un référendum pour consulter le peuple. L’option militaire ne doit être envisager que lorsque toutes les voix de dialogues auraient été épuisées. C’est d’abord une solution à la malienne et c’est lorsque cela ne donne rien qu’il faut que la CDEAO s’efface et donner place à l’Union africaine qui est un cadre panafricain beaucoup plus influent pour engager aussi des négociations jusqu’à épuisement de toutes les issus possibles. Et en fin si l’option militaire s’impose il faudrait que ça soit les forces maliennes qui envisagent cette option avec à l’appui un renforcement de leur logistique et des couvertures aériennes mais sans une présence militaire étrangère sur le sol malien.

mercredi 23 mai 2012

Un démantelement de l’État malien ?

Grande nation africaine avec une l’histoire glorieuse ,le Mali  est aujourd’hui dans une situation difficile qui porte à croire qu’il s’agit bien du démantèlement de l’État. Tout comme la Somalie ,le Mali est victime des politiques politiciennes des puissances impérialistes mais aussi et surtout de l’immaturité politique de ses populations ,car on le dit souvent le mal de l’Afrique c’est d’abord les africains eux-mêmes.
Ce démantèlement a commencé depuis l’attaque de Ménaka le 17 janvier et Aguelhok et Tessalit le 18 Janvier par les rebelles Touaregs du MNLA(mouvement de la libération de l’Azawad).Les négociations des autorités maliennes, les offensives de l’armée malienne ,et les tentatives de négociation des pays voisins comme l’Algérie ,ne donnèrent rien au contraire la nation malienne a continué tout droit vers une partition avec une occupation total du nord-mali par les rebelles et les islamistes d’Ansar Dine ,avec plus tard le 6 Avril la proclamation de l’indépendance de l’Azawad par le MNLA. Il faut cependant souligner cette indépendance et le démentiellement de l’État malien ont été accélérés par le coup d’État du capitaine Sanago contre Amadou Toumani Touré qui avait du mal à gérer cette crise.
C’est avec l’arrivée au pouvoir de la junte militaire que la CDEAO avec à sa tête Ouattara un président lui aussi arrivé au pouvoir après un bain de sang ,va prendre position pour exiger le rétablissement de l’ordre constitutionnel au risque d’infliger un embargo au Mali, embargo qui sera effectif et obligera la junte à faire des concessions en demandait cette fois si l’envoie des troupes de la CDEAO pour rétablir l’intégrité territoriale du nord. Un accord cadre sera signé le 6 Avril entre la CDEAO et la junte, accord qui permettra la levée de l’embargo .Le 12 Avril comme le prévoyait l’accord de wagadougou Dincounda Traoré deviendra président intérimaire pour une période de 40 jours ,il nomma un premier ministre de transition le célèbre Cheik Modibo Diarra. Après ces évènement la junte continua d’avoir un contrôle effectif sur le pouvoir , ce qui va suscité le 30 Avril une tentative de contrecoup d’État.
Après la fin de la transition la crise malienne n’a toujours pas de solution, au contraire elle s’est même empirée parce que le nord reste toujours occupé par les rebelles et les islamistes de toutes les nationalités confondu rendant la vie impossible aux populations ,à Bamako on ne sait plus qui gouverne, qui décide de quoi ,le capitaine Sanago reste toujours affiché au lieu de rejoindre les casernes ou aller reprendre le nord .Il a fallu le lundi 21 pour qu’un accord entre la junte et la CDEAO intervienne à nouveau pour permettre le prolongement de la transition de Dinkounda de un an ,et le capitaine tira de passage son épingle du jeu on arrachant le statut d’ancien chef d’État avec tous les avantages comme si en prenant le pouvoir il a apporté quelque chose de grand au malien, un statut d’ancien chef d’État ça se mérite mon capitaine .La CDEAO venait en fait de choisir un président aux maliens ce qui va faire des mécontents surtout dans le rang des alliés de la junte avec notamment l’agression du président intérimaire dans son palais en le blessant grièvement et en proposant le capitaine Sanago comme président de la transition.
D’après tous ces évènements on peut sans de se tromper dire qu’il s’agit bien du démantèlement de l’État malien car aucuns des acteurs en cause n’agit véritablement pour la cause malienne .Les intérêts individuels sont mis en avant et la question essentielle de l’intégrité du territoire malien n’est même plus d’actualité. Les maliens sont aux yeux de tout le monde car ils restent désunis, et faible face à cette situation .Il faudrait que chaque malienne et malien puissent se rappeler de l’histoire du Mali qui est une histoire glorieuse ,le Mali ne mérité pas ce qui lui arrive aujourd’hui ,il faut un dépassement de soi pour s’assoir et discuter car aujourd’hui la meilleur voie de sortie de crise reste le dialogue ,un dialogue uniquement entre les maliens pour sauver ce qui reste de leur dignité ,de leur patrie et de leur honneur.

samedi 21 avril 2012

La libération de l’Azawad qu’a-t-elle apporté pour les populations du nord?


Depuis la proclamation de l’indépendance de l’Azawad le 6 Avril par les séparatistes Touaregs après une lutte armée, il faut aujourd’hui faire un bilan de la situation au nord Mali pour voir qu’elles sont les apports de cette libération notamment pour les populations vivant dans cette zone qui a été pendant longtemps un champ de lutte armée, de terrorisme, de trafic de drogue et d’armes, mais aussi une zone touristique avec ces villes historiques comme Tombouctou.
Au lieu d’une libération de l’Azawad le MNLA(mouvement national pour la libération de l’Azawad)et les autres groupes qui opèrent dans cette région(Ansar Dine ,AQMI,…),ont d’avantage compliqués la situation pour cette région et les populations qui s’y trouvent. De Kidal ,à Gao, Tombouctou, Ménaka, Tessalit ,Aguelhok,…cette idée séparatiste n’a pas manqué d’avoir des conséquences économiques, sociales, et politiques.
Sur le plan économique toute la zone du nord mali reste sérieusement handicapé ,les banques, les magasins, sont soit fermés, soit pillés par les insurgés, les échanges commerciaux se font aujourd’hui rare dans cette zone du fait de l’insécurité .Nombreux sont les commerçants et opérateurs économiques qui ont fui les combats en abandonnant tous, et aujourd’hui les populations de cette zone qui ont eu le courage de rester se plaigne d’un manque d’argent et de produits de première nécessité .Sur le plan social ou la situation est catastrophique ,les secteurs sociaux déjà en difficulté dans le nord-mali se compliquent d’avantage avec cette crise. Cette crise touche beaucoup plus l’humanitaire, on parle aujourd’hui de plus de 300 000 milles maliens qui ont fui les combats et se sont réfugiés dans des camps au Niger, au Burkina Faso ,en Mauritanie et en Algérie, vivant souvent dans des conditions difficiles, sans eaux potable, sans nourriture ,sans gite, sans soin .La scolarité des enfants reste perturbé car ayant fui les zones de combats. On voit des images choquantes d’enfants et de femmes maliennes faisant la queue pour avoir quelques litres d’eaux, ou quelques tasses de céréales et pire encore il fallait ajouté à cette crise l’insécurité alimentaire qui était déjà présente du fait de mauvaises saisons .C’est le lieu de féliciter et d’encourager toutes les organisations non gouvernementales nationales et internationales qui travaillent chaque jours pour améliorer les conditions de vie de ces populations victime de l’agissement de quelques-uns parmi eux. Sur le plan politique le nord-mali reste couper du reste du pays et de la communauté international. C’est l’isolement total et cela est d’avantage lié avec les évènements intervenu récemment à Bamako, en occurrence le coup d’État militaire contre le président sortant ATT. Notons cependant que avec le rétablissement de l’ordre constitutionnel le nouveau premier ministre Modibo Diarra envisage des négociations avec les rebelles. Mais la grande est question est négocier sur quelles bases ?le nord-mali ira-t-il aux élections ?les nouvelles autorités reconnaitrons la séparation de l’Azawad ou iront-ils vers un fédéralisme comme solution ?la situation politique au nord reste dépendante de la prise de position des nouvelles autorités et de la communauté internationale.
Enfin disons qu’Il y a jamais eu de bonne guerre, les populations civils sont celles qui payent toujours le grand prix de nos luttes internes ,luttes souvent alimenter par des puissances impérialistes pour affaiblir nos États et faire main basse sur nos ressources naturelles. Il faudrait que tous les acteurs en cause dans crise malienne mettent en avant les intérêts du Mali et des populations pour mettre fin à cette dur épreuve qu’endure ces femmes et ces enfants.

samedi 14 avril 2012

La chute du régime de Kadhafi déstabilise toute la bande Sahélo-Saharienne


Depuis la chute du régime de Kadhafi les États Sahélo-sahariens doivent faire face désormais faire face soit à des mouvements de rebellions ,soit au terrorisme ,soit à l’insécurité alimentaire et aux mouvements massifs de réfugiés. MNLA(mouvement national de libération de l’Azawad),Ansar Dine, AQMI ,Boko Haram du Nigeria qui s’ étend un peu partout voilà les nouveaux concepts qui dominent l’actualité dans toute la bande sahélo-saharienne .Avec 42 années passées au pouvoir Kadhafi a été un acteur très important dans la gestion des crises et le maintien de la paix dans toute cette bande. Il a réussi à unifier et à intégrer beaucoup de tribus qui aujourd’hui se sont lancées dans des conflits identitaires ou souvent des idées séparatistes. Obama, Sarkozy et Cameron en poussant l’ONU à voter la résolution 1973 qui a autorisé l’OTAN à mettre à feu la Libye, n’ont pas pris en compte les répercutions que la chute du régime de Kadhafi pouvait avoir sur les pays Sahélo-saharien.
De par les objectifs cachés de ces puissances impérialistes dans cette guerre en Libye on peut sans risque de se tromper affirmer que ces puissances savaient bien ce qu’elles faisaient car elles savaient bien que la chute du régime de Kadhafi entrainera avec elle une déstabilisation totale d’abord de la Libye mais aussi de tous les pays qui font frontières ou qui entretiennent des liens forts avec le régime de Kadhafi. Et toutes ces politiques politiciennes dans le seul but de contrôler les innombrables richesses que regorge ces régions notamment le pétrole, l’or, l’uranium ,le gaz,…mais aussi pour réguler les trafics de drogue et d’arme qui sont récurent dans toute cette bande. Diviser pour mieux contrôler voilà le concept que ces puissances ont mis en avant pour atteindre leurs objectifs. Aujourd’hui la Libye que Kadhafi a construite pendant 42 ans se résume à des guerres entre tribus(Tarhouna,Sirte,Zouhara,Sabha,Tripolie…),Toubou,Touareg,Arabe s’affrontent pour des postes ou terres ,la ville de Benghazi ou la révolution a vu la jour réclame même son indépendance. Des pays comme le Niger, l’Algérie, le Tchad, la Mauritanie ,devront faire à leur tour face à des mouvements de réfugiés ,circulation d’hommes souvent avec des armes pillées dans les dépôts de Kadhafi, mouvement de groupes terroristes(Boko Haram ,AQMI) ce qui fait accroitre l’insécurité dans ces pays. La première victime direct de la chute de Kadhafi a été la nation  malienne qui très malheureusement fait aujourd’hui face à des mouvements de rebellions touareg ,de terroristes ,et une crise politique sans précédente .Le Mali tend aujourd’hui droit vers une partition sous le regard complice de ces mêmes acteurs qui ont assassinés Kadhafi. Les armes et les hommes qui prennent aujourd’hui le dessus au Mali proviennent tous de la Libye ,et crise malienne a atteint son paroxysme avec une rébellion touareg soutenu par la France, rébellion qui contrôlerait aujourd’hui tous le nord-mali. Le comble c’est que à cette rébellion il faut ajouter la présence de groupes islamistes qui visent la création d’État islamique basé sur la charia. Tous ces évènements au Mali ne peuvent pas passer sans répercussion sur les pays voisins comme le Niger, l’Algérie ,l’Algérie qui est dorénavant une cible potentielle pour les puissances impérialistes car ayant échappée au printemps arabe.
Après la déstabilisation de la Libye hier c’est une suite logique ,le Mali est passé aujourd’hui et demain ça sera le Niger, l’Algérie ou la Mauritanie ,…il est évident que la balkanisation de l’Afrique est en marche ,les africains doivent prendre  conscience que ces puissances impérialistes qu’on accuse toujours de nos malheurs profitent  nos  divisions internes pour atteindre leurs objectifs .Et cependant pour faire face à toutes ces menaces les africains ont l’obligation de s’unir et de revenir vers des concepts comme le panafricanisme ,les États-Unis d’Afrique tant prôner par nos ainés. Il fallait à tous prix pour les pays africains de défendre le régime de Kadhafi qui  avait beaucoup de projets pour l’Afrique, aujourd’hui c’est des centaines de milliard que perdent beaucoup de pays africains du faite de la chute de Kadhafi ,c’est aussi plusieurs pays qui sont déstabilisés, c’est plusieurs populations africaines qui ont quittés la Libye et se retrouvent aujourd’hui sans emplois ,c’est en fin plusieurs groupes armés qui ont quittés la Libye pour s’installer dans des pays voisins de la Libye. Ou est alors la communauté international pour aider ces pays à faire face à ces nouveaux défis qui s’ajoutent à ceux déjà existant(lutte contre l’insécurité alimentaire ,le chômage, les maladies,…).

jeudi 22 mars 2012

Les raisons d’un coup d’État militaire regrettable au Mali :

Après de longue années de crises liées aux mouvements de rebellions ,de contestations politiques avec la série de coup d’État que nous connaissons ,le Mali pays de l’Afrique de l’ouest connaitra durant une vingtaine d’années une stabilité et une relance de son économie exemplaire sur le continent africain. Cela a été sans doute l’œuvre de l’ancien président Alpha Omar Konaré et le président sortant actuelle Amadou Toumani Touré qu’on appelle chez lui ATT. Avoir la stabilité politique dans son pays est une chose, préserver cette stabilité politique en est une autre .Du coup ces dernières années il y a aura au Mali une montée de groupes terroristes avec notamment la présence d’AQMI qui se lancera dans l’enlèvement des occidentaux dont ils détiennent encore des otages ,montée de réseaux de trafiquants de drogue et d’arme ,et à toutes ces premières menace pour la stabilité au Mali il fallait ajouté le retour massif de certains groupes ayant combattu au côté du guide libyen Kadhafi dans la guerre impérialiste qui l’avait opposé aux forces de l’OTAN. C’est ainsi qu’à partir de la date du 17 Janvier le monde entier fera la découverte du MNLA(mouvement national de libération de l’Azawad),avec notamment les premières attaques contre l’armée malienne à Ménaka ,Tessalit ,Aguelhok ,ce mouvement qui loin des causes lointaines du départ de ATT donnera du fil à torde à l’armée et autorité malienne avec notamment comme revendication la cession du territoire et la création d’un État pour les Touaregs de l’Azawad.
Cependant la passivité avec laquelle ATT a géré les questions terroristes ,les questions liées aux prises d’otages français ,la question du trafic de drogue au Nord Mali , la question des Touaregs rentrés de la Libye lourdement armé ,sera sans doute la conséquence logique de ce que le Mali Vivera aujourd’hui. Mais il ne faudrait pas surtout aussi occulté la responsabilité de la communauté internationale qui avait déclenché cette guerre en Libye qui a eu aujourd’hui des répercussions sur le Mali et bientôt sur d’autres pays voisins du Mali, la responsabilité de toute l’Union Africaine qui n’a pas su intervenir à temps pour éviter le pire aux populations maliennes.
Toute fois c’est face aux différentes humiliations que l’armée malienne a subit face au MNLA qui gagne de plus en plus du terrain et qui contrôlerait plus d’un tiers du territoire malien ,c’est aussi face aux manques de matériaux de guerre pour l’armée malienne ,bref face à la mauvaise gestion de ce conflit qu’un groupe de soldats a lancé une mutinerie partie de Katie à la date du 21 Mars. Cette mutinerie gagnera Bamako avec notamment la prise de la Télé National malienne et plusieurs autres télés et radios privées ,la prise également de l’aéroport de Bamako ,et enfin la prise du palais présidentielle .Ces Mutins sous commandement du capitaine Amadou Sanago annoncerons à la télévision nationale la prise du pouvoir par l’armé pour la restauration de l’État et le redressement de la démocratie, mettant en place ainsi le comité national pour le redressement de l’État et de la restauration de la démocratie. Ainsi ce comité a remis en cause l’ordre constitutionnel chèrement acquis au Mali pour soit disant se donner les moyens les moins de combattre la rébellion armée touareg car pour ces soldats les autorités faisaient preuve de passiveté et de l’laxisme dans la gestion de cette crise.
Mais en réalité il faut aller loin chercher les raisons de ce coup d’État qui est aujourd’hui déplorer par toute la communauté africaine car il s’agit d’un acte antipatriotique. Souvenez-vous de la position de la Mauritanie et de la France à l’égard de la gestion des mouvements terroristes par ATT, souvenez-vous également de la position française sur la rébellion du MNLA. Tout porte à croire qu’il y a des mains étrangères dans ce coup d’État pour soit favoriser la libération des otages français ,ou soit favoriser la création rapide de ce État de l’Azawad ,ou soit pouvoir mettre fin à la montée islamiste. Il y  en a certainement ceux qui tireront profit ce acte combien regrettable pour le Mali .Et cela conforte nos dires car le président malien a bien de fois été jugé comme complice de ce qui se passe au Nord pour se maintenir au pouvoir et si aujourd’hui n’ayant plus de voie de sorti onéreuse n’a-t-il pas lui-même organiser le coup d’État pour fuir ses responsabilités ?ce qui est notre deuxième hypothèses. Il serait peut-être utopique de penser que ATT est le commanditaire du coup d’État qui a anticipé son départ du pouvoir ,mais il faut regarder la logique des évènements qui n’ont pas de sens et qui semblent trop facile .Il n’y a pas de raisons solides pour justifier ce coup d’État ,la seule raison crédible est que ATT les autorités maliennes sont face à une situation difficile à gérer et qu’ils ne veulent pas négocier avec le MNLA pour endosser la responsabilité de la cession du territoire malien, alors il faille organiser un semblant de coup d’État pour laisser les nouvelles autorités de transition gérée la situation ,et on sait très bien que en Afrique les régimes de transition ne sont jamais taxés pour leur mauvaises gestions ,pour les crimes et dilapidation des biens publics qu’ils commettent. L’avenir nous édifiera d’avantage.

Moctar le panafricain

Moctar Le Panafricain vous souhaites la bienvenue sur le blog jeunesse africaine,un blog pan-africaniste pour l'Afrique et par la jeunesse africaine pour être au cœur de l'actualité africaine et internationale.